Fin d'exercice comptable

Publié le par Fred

Joyeux Anniversaire !!!

Cela fait, en effet, un an que j'ai été élu, avec mes 18 autres complices et acolytes, conseiller municipal...
Que retenir de cette première année de la mandature, qui, je trouve, a passé vite ?

D'abord que c'est une mission prenante, tant intellectuellement; car c'est bel et bien un job à plein temps et il n'est pas rare que, par mail ou par téléphone, les discussions se poursuivent au cours de la journée que physiquement.

Bien que simple conseiller municipal; mes fonctions de délégués à la communauté de communes ou à divers syndicats intercommunaux, multiplient en effet  le nombre de réunions par 2 ou 3 et dépassent les seules séances de conseil municipal, sans oublier celles des commissions municipales,également fort nombreuses ou les séances de distribution du journal municipal   ...

Car être élu dans une commune de 2000 habitants, surtout en milieu rural, c'est aussi poser des affiches, charrier des bancs et des tables, s'improviser programmateur culturel ou apprenti traiteur, tenir des bureaux de vote et mesurer les routes communales en vue de les numéroter. Les services administratifs et techniques, bien que compétents et volontaires, sont en effet, fort limités en nombre ...

Ce qui apparaît étonnant, malgré toutes les contraintes et servitudes de la fonction, c'est le bon esprit de tous et l'assiduité, encore très importante, aux séances du conseil, quand bien même elles se terminent le plus souvent après minuit . C'est que nous formons, je le pense, une bonne équipe, et que malgré des sympathies plus affirmées avec d'aucuns, malgré des obédiences politiques ou religieuses différentes et des modes de pensée parfois opposées , nous travaillons dans un bon climat, et si il y a parfois des divergences, les échanges sont le plus souvent corrects, quoique  virils ...

Autres découvertes : la légitimité pour s'exprimer que donne la fonction d'élu mais une  méconnaissance ou une  indifférence de certains de nos concitoyens, l'attitude parfois quasiment schizophrénique que nécessitent les missions de délégué à un syndicat ou un EPCI, partagés que nous devons être entre nos conceptions profondes et l'avis du conseil que l'on se doit de relayer . Je comprends désormais des attitudes qui pouvaient me déplaire, ou du moins m'agacer lorsque j'étais de l'autre côté du mur, technicien en charge de la communauté de communes, tant il est difficile pour des élus de faire changer les choses, lorsque l'examen approfondi des dossiers et surtout la prise de parole et de responsabilité sont  l'apanage d'une poignée d'élus, le "marais " se contentant d'acquiescer sans broncher ..

Et puis, il y a l'inévitable dilemne entre l'efficacité de réunions courtes mais où la parole reste privilège de ceux qui savent ou qui osent et les réunions "tours de tables " chers à notre maire; chacun pouvant s'exprimer sur les sujets les plus divers, du fondamental à l'anecdotique, les réunions s'éternisant de ce fait au delà de la méridienne ....

C'est décidément un métier, que cette fonction bénévole ....
Publicité

Publié dans Conseiller municipal

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
D
Un an déja, cela me rappelle effectivement cette période de ma vie où les hypothèses les plus folles ont traversé ma petite tête et où encore les pressions fondées ou non ont accéléré ma petite carrière territoriale. Jolie rétropsective qui amène à repenser à cette période d'élections où les vies personnelle et professionnelle s'accèlèrent en bien comme en mal!Quant à ton expérience quasi schizo de territorial-élu enrichie d'une équivoque politique sur l'intérêt que doivent défendre les fameux délégués des Communes à leurs EPCI préférés, elle constitue un beau témoignage que tout technicien territorial devrait parcourir.Les raisons nous amenant à trouver un intérêt à nos métiers sont indissociables du bien public et de l'élection, et à trop devenir le miroir des Hommes liges des chers bulletins de vote, il me paraît quasi naturel que certains aient franchi le pas (je parle bien de mes camarades ayant sévi aux Abrets) et que d'autres y pensent en se rasant (Seb quand il se rase!) ou en pissant (Moi pour tout avouer, et Bon dieu que je pisse).Seule étape psychologique que certains franchiront, est-il aisé de pratiquer le pouvoir en son nom et non plus au lieu d'un autre. Si notre cher collègue (l'Ancêtre) fut sur le point d'y parvenir, cela aurait il bouleversé ses comportements (déja troublés), son travail (d'intendant de la paroisse abrésienne) ou sa vie familiale? L'ombre technocratique est terriblement pratique tant la température y est constante, et nos cerveaux déformés au pilotage sont ils à même de pratiquer la phrase parlante, la franchise d'un bonjour à un inconnu, ou de garder le cap en cas de tempêtes.Mercenaire municipal et fantassin de la République à la fois, un joli trouble à vivre pour un fonctionnaire téméraire.
Répondre