La France de Demain

Publié le par Fred

Après bien des atermoiements, des consultations, des suppositions, voilà donc ce que sera peut-être la France administrative de demain :



Cette proposition, définitivement audacieuse, ne peut résumer à elle seule les travaux de la commission "Balladur " et le redécoupage des régions n'est qu'une des pistes proposées; même si il est indéniable que NS n'est pas exempt d'arrières-pensées politiques voire politiciennes.

Bien entendu, c'est la révolte : les picards veulent défendre leur beau pays, les auvergnats ne veulent pas fusionner avec les rhônalpins (mais ne seraient pas contre absorber les limousins), les normands qui appelaient auparavant de leurs voeux la fusion des deux régions ne veulent désormais plus en entendre parler, jusqu'aux Vosgiens qui regrettent de ne pas obtenir leur indépendance, asservis qu'ils sont sous la férule nancéienne.

On a tout dit de cette commission, tout et son contraire : qu'elle était jacobine et l'émanation de la bureaucratie parisienne; alors qu'y siégaient le père de la décentralisation et le président du Conseil général de l'Isère, ou à contrario qu'aucun élu parisien ne participait à la commission, oublieux qu'ils sont de l'ancienne terre d'élection du président Balladur ......

Cette levée de bouclier est bien le symbole d'un attachement, parfois viscéral et quelque peu inconséquent, d'un attachement à des territoires . C'est concevable pour la commune, un peu moins pour le département, et carrément inopérant pour les régions. D'ailleurs, France 3 diffuse d'ores-et déjà sur 16 régions audiovisuelles.

La polémique a surtout le tort de céler les réformes fondamentales que préconise la commission, et elles, beaucoup plus consensuelles : la suppression des cantons, dont chacun s'accorde à dire qu'ils ne veulent rien dire, surtout en milieu urbain, la fusion des mandats de conseiller général et de conseiller régional, l'importance accordée à l'intercommunalité (création des métropoles, désignation des conseillers communautaires au suffrage universel, certes indirect ).... Il est fort probable que la diminution du nombre de régions ne se fasse pas, au vu du tollé provoqué.

Tant pis, si les autres réformes proposées s'appliquent ........


Quelques liens :

- les travaux présentés par "Libération" : link
- les travaux présentés par " Le Figaro" : link
- mon adresse à M Vallini : Emiettement .
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Publié dans Conseiller municipal

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D
Tu as bien lu brave FrédéricK!Oui car républicain et démocrate comme je suis, j'éxècre l'ainesse et considère ainsi que le puiné puisse également succéder au père en présence pourtant d'une branche non éteinte. Il faut bien vivre avec son temps 8).Quant au fidèle intendant de la paroisse que tu cites, il va plutôt bien en ces temps apocalyptiques de crise profonde et sans issue. Vive les ténèbres, Vive les cendres du capitalisme et vivement sa Renaissance.Abuserai-je en maintenant la cohérence de mon propos par les mots suivants: Le Fric est mort, vive le Fric!A quand la prochaine pizza au steack?
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D
Je préconise un retour aux provinces, à la tête desquelles des ducs nommés par leurs pères gèreront efficacement leurs sujets. Est ce vraiment plus absurde que les projets du cardinal? A titre de rappel, je crois que les régions actuelles furent créées eu égard notamment aux flux de conversations téléphoniques de l'époque. Quel est le critère actuel sinon une fin élégante de réunion de régions? Super Réac à votre service
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F
<br /> Nommés par leur pères ou par leurs pairs ???<br /> Comment va le sire de lhorme ? @u plaisir de te revoir<br /> <br /> <br />
P
Pour contredire mes propos d'hier, mais corroborer les tiens, voici le lien vers un article du Républicain Lorrain sur le sujet: http://www.republicain-lorrain.fr/fr/temps-forts/article/350192,78/Alsace-et-Lorraine-d-une-seule-voix-contre-la-fusion.html
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P
décidément, le sujet en question fait parler, y compris chez Géhin et malgré les kilomètres qui nous séparent l'un de l'autre. je suis d'accord avec ptifrère1 sur la pertinence de supprimer les strates territoriales par le bas plutôt que le haut, même si les communautés de commune ont déjà commencer à le faire, et les cantons par exemple. Ensuite, concernant la région qui nous intéresse le plus (en tout cas j'ose espérer), scinder la Lorraine viendrait à faire comme la Picardie: la Meuse est davantage paysane, comme ses voisines Marne et Haute-Marne, elle pourrait donc les rejoindre dans la même entité, la Moselle est historiquement (1870-1918) et culturellement (juridiquement ajouterait ptifrère 1) liées et Nancy a d'ailleurs profité de l'occupation prussienne à Metz et Strasbourg pour se développer (création de fac de Médecine venue de Strasbourg, ...) ... Le mariage Moselle (département UMP qui plus est, comme ses voisins alsaciens)-Alsace ne serait donc pas choquant et réglerait en même temps la rivalité Nancy-Metz, la première ajoutant son statut de capitale administrative à celui d'historique et la seconde pouvant toujours essayer de concurrencer la capitale européenne... Resterait donc la Meurthe-et-Moselle (avec Nancy, première ville vosgienne de Lorraine !) et les Vosges, même si par le massif éponyme et les stations de sport d'hiver, le 8-8 pourrait également être attaché à l'Alsace (là il n'y aurait même plus besoin de s'offusquer devant les reportages des journaux télévisés sur les Vosges tournés exclusivement sur le versant alsacien, la tendance deviendrait permanente) ou à la Haute-Saône et donc à la FC ... Si c'est pour faire une région de deux départements (54+88), ça ne vaut pas le coup de séparer ... Tout ça pour dire que c'est effectivement un casse-tête de vouloir couper les régions telles qu'elles sont !
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F
<br /> C'est un casse-tête chinois, ou des querelles byzantines, comme dirait Balla !!!<br /> <br /> <br />
P
c'est l'histoire d'une remarque indispensable mais infaisable.-D'abord parce qu'elle est tout de même ressentie comme une réforme jacobine imposée par Paris à la province. Bien sûr c'est caricatural mais l'état central donne tellement souvent la preuve de son centralisme que la réaction est normale.-Ensuite parce que ce genre de réforme sera toujours , quel que soit la majorité au pouvoir teinté d'arrière pensée politique: pourquoi conserver l'alsace (seule région de droite) quand elle travaille tres frequement avec la plus pauvre lorraine de gauche?pourquoi conserver le pays de loire crée de toutes pieces pour seprer nantes de la bretagne et supprimer le poitou charentes dont les contours correspondent à une région historique (à moins que ce soit pour emmerder...). Le calcul politique est certain et si la gauche était au pouvoir ce serait la même chose.-Infaisable enfin parce que contrairement à toi je pense qu'il faut d'abord supprimer par le bas et non pas les régions tout de suite . 36 000 communes c'est déraisonnablement trop. en regrouper un très grand nombre et supprimer les syndicats de communes ou intercommunalités pour créer de grosses agglomérations oui.Mais on supprime par la même la collectivité préférée des français. Insoluble.
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F
<br /> Au fait, où en sont les réformes des plaques ???<br /> <br /> <br />