La muse, la canne et l'Aristo
Moi qui, pendant longtemps, me suis contenté de fichiers mp3 ou de vidéos youtube (en espérant que l'Hadopi ne me lise pas :-))) ) et après une période faste où le Père Noël nous apportait, dans son traineau, un ou deux CD, systématiquement pour le 25 décembre; voilà que, en deux mois, je viens de faire l'acquisition de 3 galettes, soit presque autant qu'en trois ans.
A vrai dire, la première est plutôt la conséquence d'un complot familial, puisque après le Zest Of, mes femmes ont fortement souhaité faire l'acquisition du nouvel album d'Isabelle Truchis de Varennes. Nous écoutons donc Zazie en boucle dans la voiture, avec cette conséquence collatérale que Mademoiselle A., 3 ans, en connait pratiquement tout le territoire et qu'elle entonne parfois ainsi "Rodéo", "Je suis un homme" "Le jour J" ou " Un point c'est toi " (avec une dédicace spéciale pour son tonton). Cela a au moins le mérite de muscler son vocabulaire puisque entre "Bénévole", "Philosophie " et "famille royale", elle n'hésite pas à employer des mots dont elle ne connaît pas le moindre sens.
Le deuxième CD, bien que plus pop que "rock" (
), est du à ma qualité de fan du groupe "A l'envers ", dont le bassiste est mon ami Nico et qui reprend, entre autres titres de U2 (bien !!) et de Oasis (pas bien !!) de nombreux morceaux des complices de Ralph Bellamy.
Je me plais à aimer leur musique parfois sombre, parfois ethérée, à la puissante partition de basse, et à la noirceur des clips !!! (vus sur youtube, justement)et c'est donc leur avant-dernier opus "Black holes révélations" qui fut la seconde de ces acquisitions
Quant à la canne, en cette semaine du handicap, elle évoque bien sur Monsieur Fabien Marsaud, alias Grand Corps Malade, ci-devant fils d'administrateur territorial (mais ce dernier d'un bien autre niveau que Mademoiselle Aurélie Boulet alias Zoe Shepard) et chantre du slam. Lui aussi (voir le paragraphe précédent) a été quelque peu malmené par la critique au sujet de ce troisième album, que je trouve pourtant moins monotone et plus "musical" que les précédents (mention spéciale au très émouvant "Roméo kiffe Juliette", à l'évocation du chauffeur de taxi Rachid, à "un verbe" ou à un hymne au bébé qui vient de naître). Et paradoxalement, malgré le fait que la prestation doit être bien éloignée de shows à la Johnny ou à la vilaine fermière, je brûle de le voir sur scène (à Corbelin, avec un travail préalable sur le slam auprès des jeunes, mais là, on est clairement dans la douce utopie !)