Passage du Rhin

Publié le par Fred

Mon très récent séjour à Strasbourg, non pour le Marché de Noël, mais bien pour les fameux Entretiens territoriaux (voir note par ailleurs) m'a également permis de faire une incursion en Allemagne, puisque mon hôtel se trouvait à Kehl.

 

Il suffit de passer le pont, et ce n'est pas tout de suite l'aventure, mais bien les prémisses d'une autre culture. Si la Monnaie est désormais commune, et si la proximité de la frontière (et ma connaissance de la Langue) m'ont permis de ne pas être gêné par des différends linguistiques, y compris devant les 12 chaines de télé allemandes, aux émissions tout aussi variées que les notres ( info en continu, résultats du Bayern, poker et téléachats, sitcoms et même "un dîner presque parfait" dans sa version germanique), on décèle ça et là quelques différences culturelles : les magasins ferment à 18 h 30, les rues sont propres et nettoyées (mais on ne sale pas !), on retrouve des publicités pour Nikolaus et des bibles dans les tables de nuit, les journaux et les paquets de cigarette sont disponibles dans des distributeurs......

Bref, on se croirait dans une rediffusion de Karambolage....

 

C'est un peu la même chose en France, ou devrais-je plutôt dire en Alsace....  Est-ce à cause de ces différences fondamentales entre Alsaciens et français de l'Intérieur que, malgré la relative proximité géographique entre les Vosges et le Pays des cigognes, je n'ai pas souvenir que nous nous soyions rendu si souvent que celà en Alsace.

 

Nous avons du, en 20 ans, aller deux fois à Strasbourg, deux fois à Mulhouse (notamment pour son zoo fameux, que nous préférions au Musée de l'Automobile), quelque rare fois à Colmar, peut-être une excursion ou deux au Haut-Koenigsbourg et à la Volerie des Aigles, guère plus.

 

Nous y passions certes pour rejoindre le "Europa Park" situé outre-rhin mais, à moins que mes souvenirs en soient occultés, rien de plus.

 

Il est vrai que l'Alsace nous paraissait déjà un autre monde, où le soleil brillait plus pour de basses raisons de géographie physiques, mais où les presque étrangers que nous étions n'étaient guère les bienvenus, en dehors des grandes métropoles comme Strasbourg qui a développé son marketing commercial sur le "Pays de Noël".

 

Est-ce pour la même raison, météo mise à part, que nous ne poussions guère jusqu'à Metz ???

 

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Publié dans Du ressort de l'intime

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P
<br /> <br /> pour la première partie de ton interrogation, c'est peut-être aussi parce que notre Haut-Vosgien de père s'estimait, à juste titre, blessé par mes (futurs) amis journalistes parisiens qui ne<br /> parlaient que de l'Alsace lorsqu'ils parlaient du massif ? Pour la seconde, Nancy étant déjà une expédition pendant une bonne dizaine d'années (de ma naissance à ton départ pour la fac en gros)<br /> avant l'inauguration de la RN57 à quatre voies, c'est peut-être une explication ... Surtout qu'aller à Metz, à force, ça coûtait cher en pochette !<br /> <br /> <br /> <br />
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