Balle au centre
Voilà une note qui va certainement complaire à mes fidèles lecteurs, y compris les plus politiques et polèmiques d'entre eux, qui doivent se ressentir frustrés de ne plus déchiffrer mes opinions autrement qu'en conseil communautaire.
Ils ne vont pas être déçus !
Les dernières vicissitudes du remaniement au dénouement shakesparien ( dans la lignée de "Beaucoup de bruit pour rien" ) ont finalement bien démontré qu'entre plusieurs postures prises par les représentants du Centre, c'est assurément celle du conducator "orange " qui s'est finalement avérée la plus judicieuse.
Bien sur, il s'est retrouvé bien seul, il a enchainé les déroutes et les déceptions, mais entre un politique, à l'incontestable haute opinion de soi-même mais qui reste fidéle à une certaine conception de la France, de la vie publique, osons le dire de la République, et quelques acolytes qui, une fois l'élection présidentielle terminée, se sont empressés de se rallier (et de le railler) pour quémander un poste qui leur sera retiré, ex abrupto, quelques annèes plus tard et sans autre contrepartie que le regard méprisant du serviteur devant son laquais, lequel peut décemment se regarder dans une classe sans trop de honte !!!
N'en déplaise à Méluche, les vrais traitres sont les seconds, pas les premiers, même si tous se disent centristes.
Toutes choses égales par ailleurs, on est là devant le même type de comparaison entre les résistants de la première heure (je ne compare pas Sarko à Hitler, loin de là mais je cherche une analogie parlante) et ceux, qui, tels de tièdes députés MRP, ont été attentistes jusqu'en 40, pétainistes de 40 au 07 juin 1944, puis résistants ensuite...
C'est bien entendu la première conception de la politique qui me plaît : celle d'affirmer contre vents et marées, malgré la solitude, ses opinions. Cela n'exclut pas par ailleurs, une participation à certaines instances de décision (loin de la pérpetuelle de la démocratie bourgeoise, à la "Besancenot" ou aux progressistes espagnols de 1936, initiateurs malgré eux de la Guerre civile), à des groupes de travail, voire à un exécutif, à condition toutefois de conserver sa liberté de penser, de maintenir ses convictions .
Il y a pire, pourtant: ce sont ces élus qui, plutôt d'initier des projets qui peuvent paraître impopulaires ou dispendieux, quoique d'indéniable intérêt général, préférent s'abstenir (la marque des lâches) sauf à ce que leur population, j'oserais dire leur clientèle, ne les supplie de s'intéresser à la chose....
Toute ressemblance avec des élus du territoire ne serait bien sûr que purement fortuite !!!