Presse quotidienne régionale
Voilà, ptitfrère2, un article qui n'aura, assurément, pas l'heur de te plaire, même si je te le l'affirme, tu n'es absolument pas visé, au contraire de ta corporation (ce dernier terme me paraissant particulièrement bien choisi)....
Car, alors que la presse écrite en général subit une crise, concurrencée qu'elle est par le développement du Net, on peut s'interroger sur l'utilité et la pertinence de son fleuron le plus représentatif, à savoir les quotidiens régionaux ...
Il me semble, pour ma part, qu' à l'exception peut-être des annonces légales, du carnet annoncant les décès, les baptêmes et les mariages, et éventuellement les pages "Météo " et "Télévision"; la gazette du coin, qu'elle se nomme "Dauphiné libéré", "Bien public" et "Vosges Matin", n'a souvent pas une utilité autre qu'allumer le barbecue.
Le fonds de commerce de ces journaux, c'est en effet un mélange de polémique gratuite, isolant et interprétant la moindre phrase pouvant éventuellement poser questions d'un rapport, d'un compte-rendu, d'une interview, pour faire monter la sauce, déclencher la polémique, ou illustrer l'article en question par le degré zéro du journalisme : le micro-trottoir.
Car le journaliste de PQR flirte souvent avec le poujadiste: il n'est qu'à voir les sujets traités : les prix de l'essence ou des fruits et légumes, les impôts locaux ou les éoliennes*, chaque citoyen interrogé s'arrogeant spécialiste, assénant les arguments les plus creux de la façon la plus péremptoire, un peu comme si on interrogeait la population sur un traité constitutionnel (!!!). Bien entendu, le respect de la présomption d'innocence est chose totalement ignorée et foulée au pied
Bien entendu, pas de mise en perspective, de nuances, d'explications de texte : le bonheur est dans le raccourci.
Si, au moins, les journalistes maîtrisaient leur sujet, mais la plupart confondent "Conseil général " et "Conseil régional", "Communauté de communes " ou "d'agglomérations", "délibérations " et "arrêtés"; ce sont des termes il est vrai un peu technique, mais pour ma part, je ne lançerais pas à disserter sur des sujets dont j'ignore tout, la physique quantique par exemple.
Il en est également de même pour les localiers; n'importe quel maire ou secrétaire de mairie vous le dira: pour qu'une information passe correctement, sans noms assassinés, ou erreurs de dates et de lieux, il faut écrire l'article et demander uniquement une photo, en priant pour qu'elle soit bonne.
Quant aux sports, ne demandons pas à un journaliste en charge du foot, du rugby d'être impartial, le moindre supporteur ne l'est pas : je me souviens notamment d'un journaliste chargé du DL (un certain M Le Pezennec) qui, tout au long des saisons 2001/2002 n'a fait que massacrer l'OL, raillant leur désir d'être champion de France.
On a vu le résultat !!!!
En Dauphiné, nous avons même le cas extrême : M Cazeneuve, journaliste de son état, qui couvre le "Tour de France" et le "Critérium du Dauphiné libéré", dont il est par ailleurs la cheville ouvrière de l'organisation . Juge et partie, le comble !!! Sans omettre bien sur la publicité sur l'ouvrage consacré au Critérium, relaté dans les pages "sports "...
Non, la vérité est que certains se rêvent Pierre Lazareff ou Albert Londres, alors qu'ils sont plus proches d'Emile Blondet ou Jean-Marc Morandini....
* quand il ne s'agit pas de télé-réalité, pour suivre le parcours du candidat du coin à "Nouvelle star " ou "Koh Lanta"
Car, alors que la presse écrite en général subit une crise, concurrencée qu'elle est par le développement du Net, on peut s'interroger sur l'utilité et la pertinence de son fleuron le plus représentatif, à savoir les quotidiens régionaux ...
Il me semble, pour ma part, qu' à l'exception peut-être des annonces légales, du carnet annoncant les décès, les baptêmes et les mariages, et éventuellement les pages "Météo " et "Télévision"; la gazette du coin, qu'elle se nomme "Dauphiné libéré", "Bien public" et "Vosges Matin", n'a souvent pas une utilité autre qu'allumer le barbecue.
Le fonds de commerce de ces journaux, c'est en effet un mélange de polémique gratuite, isolant et interprétant la moindre phrase pouvant éventuellement poser questions d'un rapport, d'un compte-rendu, d'une interview, pour faire monter la sauce, déclencher la polémique, ou illustrer l'article en question par le degré zéro du journalisme : le micro-trottoir.
Car le journaliste de PQR flirte souvent avec le poujadiste: il n'est qu'à voir les sujets traités : les prix de l'essence ou des fruits et légumes, les impôts locaux ou les éoliennes*, chaque citoyen interrogé s'arrogeant spécialiste, assénant les arguments les plus creux de la façon la plus péremptoire, un peu comme si on interrogeait la population sur un traité constitutionnel (!!!). Bien entendu, le respect de la présomption d'innocence est chose totalement ignorée et foulée au pied
Bien entendu, pas de mise en perspective, de nuances, d'explications de texte : le bonheur est dans le raccourci.
Si, au moins, les journalistes maîtrisaient leur sujet, mais la plupart confondent "Conseil général " et "Conseil régional", "Communauté de communes " ou "d'agglomérations", "délibérations " et "arrêtés"; ce sont des termes il est vrai un peu technique, mais pour ma part, je ne lançerais pas à disserter sur des sujets dont j'ignore tout, la physique quantique par exemple.
Il en est également de même pour les localiers; n'importe quel maire ou secrétaire de mairie vous le dira: pour qu'une information passe correctement, sans noms assassinés, ou erreurs de dates et de lieux, il faut écrire l'article et demander uniquement une photo, en priant pour qu'elle soit bonne.
Quant aux sports, ne demandons pas à un journaliste en charge du foot, du rugby d'être impartial, le moindre supporteur ne l'est pas : je me souviens notamment d'un journaliste chargé du DL (un certain M Le Pezennec) qui, tout au long des saisons 2001/2002 n'a fait que massacrer l'OL, raillant leur désir d'être champion de France.
On a vu le résultat !!!!
En Dauphiné, nous avons même le cas extrême : M Cazeneuve, journaliste de son état, qui couvre le "Tour de France" et le "Critérium du Dauphiné libéré", dont il est par ailleurs la cheville ouvrière de l'organisation . Juge et partie, le comble !!! Sans omettre bien sur la publicité sur l'ouvrage consacré au Critérium, relaté dans les pages "sports "...
Non, la vérité est que certains se rêvent Pierre Lazareff ou Albert Londres, alors qu'ils sont plus proches d'Emile Blondet ou Jean-Marc Morandini....
* quand il ne s'agit pas de télé-réalité, pour suivre le parcours du candidat du coin à "Nouvelle star " ou "Koh Lanta"
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