A la maison Blanche
Connaissez-vous Martin van Buren et James Polk, Zachary Taylor ou Millard Fillmore ? Ce sont les équivalents de nos Emile Loubet et Armand Fallières, Jules Grévy et Paul Deschanel, à savoir des (P)résidents de la république dont beaucoup n'ont laissé qu'une trace fugace dans l'Histoire, et sont plus connus pour certains par leur mort (pleurésie après avoir tenu un discours d'investiture de plus de deux heures sans manteau pour Harrisson, gastro entérite carabinée pour Taylor) aussi croquignolettes que celle de notre Félix Faure national.
Le livre de Jean-Luc Hees " La saga de la Maison Blanche " est ainsi riche en anecdotes amusantes et redonne vie à ces oubliés de l'Histoire, il analyse aussi le bilan de tous les Présidents, réhabilitant Gérald Ford et Lyndon Johnson, accablant Woodrow Wilson, Richard Nixon et George W Bush, glorifiant Franklin Delano Roosevelt, Andrew Johnson et Harry Truman . C'est drôle, souvent, subjectif toujours.
Quelle place l'édition de 2014 donnera-t-elle à Barack Obama ? Le souffle ressenti à travers le monde après son élection sera-t-il retombé ? En l'occurrence, Obama a rendu hommage à certains de ses illustres devanciers en prêtant serment sur la bible de Lincoln et en paraphrasant FDR dans son discours ....
Oh, mère, mes sabots....
Le nostalgique des heures glorieures de la télévision et de la SFP que je suis ne pouvait faire autrement que de revisionner des feuilletons oubliés, des séries méconnues (qui se souvient de "Des toques et des étoiles " ou " Petit déjeuner compris ",) des acteurs disparus (Bruno Devoldère, les spécialistes Maurice Barrier ou Victor Garrivier ) mais aux génériques bizarrement toujours présents dans les mémoires, la mienne en tous cas
En ce moment, c'est " La Dictée " dont je me repasse régulièrement les épisodes. On peut bien écrire ou dire que la réalisation a un peu mal vieillie, que le feuilleton déjà vieux de 24 ans n'est plus précisément à la mode et que le format de 90 mn est désormais remplacé par un 52 mn.
Il n'empêche, la "Dictée " a au moins l'avantage d'être trés bien écrite, et de reconstituer les aspirations et le quotidien d'un instituteur laïque de la IIIème république. On l'aura compris, c'est surtout cette chronique qui m'intéresse .
C'était une certaine vision de l'école qui prévalait alors, l'époque des "Hussards noirs " et des Editions Rossignol, une période où l'on pensait encore, avec Victor Hugo et Auguste Comte, que l'instruction était la plus grande des richesses et le plus sur chemin pour évoluer.
Oh bien sûr, il y a toujours des fondamentaux comme les relations parfois houleuses entre le Maire et l'instituteur, les élites académiques et la base.
Mais le corporatisme enseignant et la force d'inertie du "Mammouth" ne s'était pas encore développé, les parents ne consommaient pas encore le produit "école " et respectaient les maîtres, lesquels s'impliquaient davantage dans la vie de la commune ....
C'était bien évidemment une autre époque, les temps ont changés, et c'est peut-être tant mieux, mais comme les présidents oubliés du début de la note, les Meissonnier, Freinet et autres Pages ont aussi fait l'histoire !
Le livre de Jean-Luc Hees " La saga de la Maison Blanche " est ainsi riche en anecdotes amusantes et redonne vie à ces oubliés de l'Histoire, il analyse aussi le bilan de tous les Présidents, réhabilitant Gérald Ford et Lyndon Johnson, accablant Woodrow Wilson, Richard Nixon et George W Bush, glorifiant Franklin Delano Roosevelt, Andrew Johnson et Harry Truman . C'est drôle, souvent, subjectif toujours.
Quelle place l'édition de 2014 donnera-t-elle à Barack Obama ? Le souffle ressenti à travers le monde après son élection sera-t-il retombé ? En l'occurrence, Obama a rendu hommage à certains de ses illustres devanciers en prêtant serment sur la bible de Lincoln et en paraphrasant FDR dans son discours ....
Oh, mère, mes sabots....
Le nostalgique des heures glorieures de la télévision et de la SFP que je suis ne pouvait faire autrement que de revisionner des feuilletons oubliés, des séries méconnues (qui se souvient de "Des toques et des étoiles " ou " Petit déjeuner compris ",) des acteurs disparus (Bruno Devoldère, les spécialistes Maurice Barrier ou Victor Garrivier ) mais aux génériques bizarrement toujours présents dans les mémoires, la mienne en tous cas
En ce moment, c'est " La Dictée " dont je me repasse régulièrement les épisodes. On peut bien écrire ou dire que la réalisation a un peu mal vieillie, que le feuilleton déjà vieux de 24 ans n'est plus précisément à la mode et que le format de 90 mn est désormais remplacé par un 52 mn.
Il n'empêche, la "Dictée " a au moins l'avantage d'être trés bien écrite, et de reconstituer les aspirations et le quotidien d'un instituteur laïque de la IIIème république. On l'aura compris, c'est surtout cette chronique qui m'intéresse .
C'était une certaine vision de l'école qui prévalait alors, l'époque des "Hussards noirs " et des Editions Rossignol, une période où l'on pensait encore, avec Victor Hugo et Auguste Comte, que l'instruction était la plus grande des richesses et le plus sur chemin pour évoluer.
Oh bien sûr, il y a toujours des fondamentaux comme les relations parfois houleuses entre le Maire et l'instituteur, les élites académiques et la base.
Mais le corporatisme enseignant et la force d'inertie du "Mammouth" ne s'était pas encore développé, les parents ne consommaient pas encore le produit "école " et respectaient les maîtres, lesquels s'impliquaient davantage dans la vie de la commune ....
C'était bien évidemment une autre époque, les temps ont changés, et c'est peut-être tant mieux, mais comme les présidents oubliés du début de la note, les Meissonnier, Freinet et autres Pages ont aussi fait l'histoire !
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