Cantique de l'apocalypse joyeuse
Si les suédois excellent en littérature policière ( les Henning Mankell; Stieg Larsson, ou la petite dernière Camilla Lackberg sont désormais des star du "book office"), le finlandais Arto Paasilinna (à vos souhaits) est expert en histoires à la fois absurdes et décalées, grincantes et poétiques .
Le cocasse de ces romans se retrouve dès la lecture du titre de ses ouvrages ( " Le lièvre de Vatanen", " La forêt des renards pendus" "La cavale du géomètre " ou " Petits suicides entre amis"), et leur géographie nécessite l'acquisition de la carte de la Finlande, notamment de la Laponie d'où il est originaire.
Le dernier livre traduit en France (mais édité en Finlande il y a déjà 16 ans) " Le Cantique de l'Apocalypse joyeuse" résume bien les qualités des contes de Paasilinna.
En l'espéce, il s'agit de l'aventure d'une fondation dont le président, petit-fils d'un féroce anarchiste anticlérical, est chargé par celui-ci de bâtir une église.
A l'occasion de la construction de cet édifice, une communauté se crée autour d'un lac et en pleine forêt laponne, se développe en vivant en presque compléte autarcie, éloignée mais non indifférente au fracas du monde; celui-ci se délitant progressivement et succombant sous les effets répétés de l'augmentation des déchets et des guerres civiles et nucléaires.
Le propos est certes écologiste, et presque nostalgique d'un certain mode de vie traditionnel (voire traditionnaliste) et l'omniprésence omnisciente de la nature est un thème que l'on retrouve dans tous les romans de Paasilinna mais le discours n'est ni moralisateur ni prosélyte : l'auteur y pratique souvent l'ironie, et une certaine distanciation vis à vis de ses personnages et de ses romans.
C'est aussi la société finlandaise que l'on découvre en creux, une société, comme les autres sociétés scandinaves, où l'état est très intervensionniste, voire bureaucratique, y compris dans le domaine de la religion, à fort niveau de vie et qualité de vie, mais un pays où la densité de population reste relativement faible, et où l'hiver est long, très long.....
Le cocasse de ces romans se retrouve dès la lecture du titre de ses ouvrages ( " Le lièvre de Vatanen", " La forêt des renards pendus" "La cavale du géomètre " ou " Petits suicides entre amis"), et leur géographie nécessite l'acquisition de la carte de la Finlande, notamment de la Laponie d'où il est originaire.
Le dernier livre traduit en France (mais édité en Finlande il y a déjà 16 ans) " Le Cantique de l'Apocalypse joyeuse" résume bien les qualités des contes de Paasilinna.
En l'espéce, il s'agit de l'aventure d'une fondation dont le président, petit-fils d'un féroce anarchiste anticlérical, est chargé par celui-ci de bâtir une église.
A l'occasion de la construction de cet édifice, une communauté se crée autour d'un lac et en pleine forêt laponne, se développe en vivant en presque compléte autarcie, éloignée mais non indifférente au fracas du monde; celui-ci se délitant progressivement et succombant sous les effets répétés de l'augmentation des déchets et des guerres civiles et nucléaires.
Le propos est certes écologiste, et presque nostalgique d'un certain mode de vie traditionnel (voire traditionnaliste) et l'omniprésence omnisciente de la nature est un thème que l'on retrouve dans tous les romans de Paasilinna mais le discours n'est ni moralisateur ni prosélyte : l'auteur y pratique souvent l'ironie, et une certaine distanciation vis à vis de ses personnages et de ses romans.
C'est aussi la société finlandaise que l'on découvre en creux, une société, comme les autres sociétés scandinaves, où l'état est très intervensionniste, voire bureaucratique, y compris dans le domaine de la religion, à fort niveau de vie et qualité de vie, mais un pays où la densité de population reste relativement faible, et où l'hiver est long, très long.....
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