Geek ou pas geek
Geek car je pratique assidûment, avec tous les risques induits, réseaux sociaux, blogs, tweets et commentaires.
Geek parce que, comme un enfant de huit ans avec son nouveau jouet, je n’hésite pas à consulter régulièrement (c’est-à-dire toutes les 5 minutes ) mon smartphone lequel a, il est vrai l’avantage de remplacer à lui seul GPS, programme télé, station météo, quizz, annuaire, MP 3 sans omettre courriels et, comble de la technologie, téléphone, comment pourrais-je vivre sans Shazam, cette application qui permet sans coup férir de retrouver nom et interprète d’une chanson diffusée sur les ondes.
Geek car je télécharge désormais (légalement) plus que je n’achète de CD, et que je consomme de plus en plus de musique numérisée.
Geek, enfin, car je suis un expert en « cloud », cette nouvelle méthode pour conserver ses fichiers non plus sur un disque dur d’ordinateur mais bien sur un site dédié, consultable depuis n’importe quel PC, tablette ou smartphone.
Pas geek, puisque l’événement de l’année n’est jamais pour moi la sortie médiatique d’un nouveau produit de la firme à la pomme puisque je conserve mes téléphones comme mes voitures, souvient bien au delà de la durée d’obsolescence prévue .
Pas geek, parce que nous ne jouons guère que sur une simple console Nintendo DS (sans les trois dimensions) et que nous préférons , de loin, emmener en voyage jeux de société et livres de Sudoku, mots fléchés et romans policiers.
Pas geek, enfin, car rien ne remplace à mes yeux (et à mes oreilles) le bruit du crayon qui court sur le papier, ou celui des pages d’un livre que l’on tourne, et qu’avant de faire paraître cette note sur le blog, je l’ai d’abord rédigé sur un bloc notes.