A travers la campagne (2)
A la manière de mes illustres devanciers, Mauriac et BHL, et bien immodestement, je développe dans cette nouvelle rubrique un petit bloc notes sur des thèmes pour lesquels je n'aurais pas eu assez de matière pour faire une note compléte, et ayant pour thème essentiellement la campagne présidentielle (mais pas seulement)
La catin flamboyante
Lorsque M de Villepin fut nommé premier ministre, et bien que relativement éloigné de ses options politiques, ma première impression était plutôt favorable : réminiscences de son discours onusien, vision romantique d'un poète égaré en politique ( à la manière d'un Lamartine ou d'un Chateaubriand). Mais mes espoirs furent rapidement déçus, l'autisme du premier ministre lors de la crise du CPE, ses expressions ordurières et provocatrices (n'a-t-il pas assimilé les députés à des "connards élus par des nuls", à moins que cela ne soit le contraire, et comparé la France à une " chienne qui souhaite que l'on la prenne"), ses turpitudes contre-nature pour couler le petit Nicolas (lettres et appels informant Cécilia des turpitudes de son homme pour provoquer son départ, nauséabonde affaire Clearstream) révéla la vraie nature du personnage : on pensait voir un albatros, ce n'était qu'un corbeau, un Bonaparte, on trouva un Fouché.....
Marly dévoilé
La chanson et le clip "Marly Gomont " du rappeur rural Kamini ont connu un rapide et fulgurant succés sur le net . D'aucuns y voient une gentille pochade, une parodie du rap version caillera.
Une audition attentive des paroles tend à démontrer que la chose n'est pas si drôle que cela, et que derrière l'apparent bonhomie, on perçoit une critique presque acerbe du racisme ordinaire en milieu rural. Quand le chanteur dit avoir été assimilé à "Bamboula " et à Pépito pendant toute sa scolarité, quand il relaie les "analyses"politiques des habitants du village du style " les politiques, tous des pourris" (manque plus que la vie chère ou les impôts trop chers pour Jean-Philippe S. pour se croire dans un journal de JPP) ou " j'aime pas les arabes et les noirs, mais toi, je t'aime bien, même si t'es noir"; on est bien loin des pitreries de la chose Michael Youn ou de l'humour beauf de Cauet, autre picard célèbre .....
Rituel républicain
Je terminerais ce bloc notes par un habituel hommage aux maires de nos campagnes, n'en déplaise à ptifrère1; à l'occasion de ce rituel républicain que devient la cérémonie des voeux dans chaque petit village, dans chaque minuscule hameau. C'est souvent l'occasion, autour de verre de mousseux (pour les plus économes) ou arrosés au champagne et petits fours (pour les plus dispendieux) de faire le bilan de l'année, tant local que national. Ce résumé de l'exercice passé s'accompagne souvent d'un diaporama présentant les réalisations de l'année, de dissertations et d'analyses plus ou moins pertinentes sur l'état du monde et de la France, les discours se concluant inévitablement par une citation d'une personnalité, cette année, Saint-Exupéry ayant souvent laissé la place à Nicolas Hulot,notre grand théoricien du XXIème siècle....
Il est vrai que, coincés entre le marteau de l'Etat et des normes et l'enclume des citoyens, la mission de maire n'est pas la plus aisée, à la fois pourvu de pouvoirs quasi exorbitants(en matière d'urbanisme, par exemple, n'est-ce pas ptitfrère1), mais également de tâches des plus ingrates, surtout en milieu rural . Devoir annoncer à une épouse le décés de ses enfants et le coma de son mari après un accident de voiture ou assister au "nettoyage " de corps dépecés par des pales d'hélicoptères n'est, il est vrai, pas des plus sympathiques..
Ce revers de la médaille, M Villepin ne les connaît pas, lui qui a plus hanté les couloirs des lieux de pouvoir et les beeaux quartiers des capitales que la France rurale, chère à son prédécesseur.
La catin flamboyante
Lorsque M de Villepin fut nommé premier ministre, et bien que relativement éloigné de ses options politiques, ma première impression était plutôt favorable : réminiscences de son discours onusien, vision romantique d'un poète égaré en politique ( à la manière d'un Lamartine ou d'un Chateaubriand). Mais mes espoirs furent rapidement déçus, l'autisme du premier ministre lors de la crise du CPE, ses expressions ordurières et provocatrices (n'a-t-il pas assimilé les députés à des "connards élus par des nuls", à moins que cela ne soit le contraire, et comparé la France à une " chienne qui souhaite que l'on la prenne"), ses turpitudes contre-nature pour couler le petit Nicolas (lettres et appels informant Cécilia des turpitudes de son homme pour provoquer son départ, nauséabonde affaire Clearstream) révéla la vraie nature du personnage : on pensait voir un albatros, ce n'était qu'un corbeau, un Bonaparte, on trouva un Fouché.....
Marly dévoilé
La chanson et le clip "Marly Gomont " du rappeur rural Kamini ont connu un rapide et fulgurant succés sur le net . D'aucuns y voient une gentille pochade, une parodie du rap version caillera.
Une audition attentive des paroles tend à démontrer que la chose n'est pas si drôle que cela, et que derrière l'apparent bonhomie, on perçoit une critique presque acerbe du racisme ordinaire en milieu rural. Quand le chanteur dit avoir été assimilé à "Bamboula " et à Pépito pendant toute sa scolarité, quand il relaie les "analyses"politiques des habitants du village du style " les politiques, tous des pourris" (manque plus que la vie chère ou les impôts trop chers pour Jean-Philippe S. pour se croire dans un journal de JPP) ou " j'aime pas les arabes et les noirs, mais toi, je t'aime bien, même si t'es noir"; on est bien loin des pitreries de la chose Michael Youn ou de l'humour beauf de Cauet, autre picard célèbre .....
Rituel républicain
Je terminerais ce bloc notes par un habituel hommage aux maires de nos campagnes, n'en déplaise à ptifrère1; à l'occasion de ce rituel républicain que devient la cérémonie des voeux dans chaque petit village, dans chaque minuscule hameau. C'est souvent l'occasion, autour de verre de mousseux (pour les plus économes) ou arrosés au champagne et petits fours (pour les plus dispendieux) de faire le bilan de l'année, tant local que national. Ce résumé de l'exercice passé s'accompagne souvent d'un diaporama présentant les réalisations de l'année, de dissertations et d'analyses plus ou moins pertinentes sur l'état du monde et de la France, les discours se concluant inévitablement par une citation d'une personnalité, cette année, Saint-Exupéry ayant souvent laissé la place à Nicolas Hulot,notre grand théoricien du XXIème siècle....
Il est vrai que, coincés entre le marteau de l'Etat et des normes et l'enclume des citoyens, la mission de maire n'est pas la plus aisée, à la fois pourvu de pouvoirs quasi exorbitants(en matière d'urbanisme, par exemple, n'est-ce pas ptitfrère1), mais également de tâches des plus ingrates, surtout en milieu rural . Devoir annoncer à une épouse le décés de ses enfants et le coma de son mari après un accident de voiture ou assister au "nettoyage " de corps dépecés par des pales d'hélicoptères n'est, il est vrai, pas des plus sympathiques..
Ce revers de la médaille, M Villepin ne les connaît pas, lui qui a plus hanté les couloirs des lieux de pouvoir et les beeaux quartiers des capitales que la France rurale, chère à son prédécesseur.
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