Le retour des Gueux
Hier soir, la chaîne de télévision publique diffusait, dans le cadre de sa collection " Contes et nouvelles du XIXème siècle" , une adaptation de "Claude Gueux " de Victor Hugo.
L'histoire raconte celle d'un ouvrier au chômage, condamné à voler pour nourrir et chauffer sa famille, puis à 4 ans d'une prison dirigée par un directeur sadique et méprisant . Nourri d'humiliations et de ressentissement, Gueux finira par tuer le directeur avant d'être exécuté sur la "Veuve".
Toutes choses égale par ailleurs, le XXIème siècle n'étant pas le XIXème siècle, ne serait-ce que parce que la peine de mort n'existe plus, ce film revêt quelques résonnances dans le monde actuel.
Précarité en augmentation (y compris chez les gens qui travaillent), décalage entre des licenciements d'emploi et des élites, notamment patrons et chefs d'entreprise qui, sans scrupule aucun, mégotent sur le montant de leurs parachutes dorés, interpellations parfois musclées, des accusés sans preuve (souvenez-vous des 7 de Tarnac ?), des prisons honte de l'Europe entière, Russie exceptée, un président rétif à la critique et qui vit entouré de sa cour...
On retrouve des scènes que l'on croyait disparues : des gens qui meurent de froid et de faim, des glaneurs faisant les marchés ...
Il nous manque une conscience, un homme de lettres de la puissance créatrice, d'un génie littéraire de l'envergure d'un Hugo pour relayer la souffrance et assassiner l'injustice.
Les hommes de lettres de 2009 écrivent un blog, passent chez Ardisson ou Ruquier se faire railler par Guillon, Naulleau ou Zemmour, ou se font voir dans les soirées mondaines.
Pas sur que l'on ait gagné au change, finalement ....
L'histoire raconte celle d'un ouvrier au chômage, condamné à voler pour nourrir et chauffer sa famille, puis à 4 ans d'une prison dirigée par un directeur sadique et méprisant . Nourri d'humiliations et de ressentissement, Gueux finira par tuer le directeur avant d'être exécuté sur la "Veuve".
Toutes choses égale par ailleurs, le XXIème siècle n'étant pas le XIXème siècle, ne serait-ce que parce que la peine de mort n'existe plus, ce film revêt quelques résonnances dans le monde actuel.
Précarité en augmentation (y compris chez les gens qui travaillent), décalage entre des licenciements d'emploi et des élites, notamment patrons et chefs d'entreprise qui, sans scrupule aucun, mégotent sur le montant de leurs parachutes dorés, interpellations parfois musclées, des accusés sans preuve (souvenez-vous des 7 de Tarnac ?), des prisons honte de l'Europe entière, Russie exceptée, un président rétif à la critique et qui vit entouré de sa cour...
On retrouve des scènes que l'on croyait disparues : des gens qui meurent de froid et de faim, des glaneurs faisant les marchés ...
Il nous manque une conscience, un homme de lettres de la puissance créatrice, d'un génie littéraire de l'envergure d'un Hugo pour relayer la souffrance et assassiner l'injustice.
Les hommes de lettres de 2009 écrivent un blog, passent chez Ardisson ou Ruquier se faire railler par Guillon, Naulleau ou Zemmour, ou se font voir dans les soirées mondaines.
Pas sur que l'on ait gagné au change, finalement ....
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