Trublion poétique
Dire qu'il est mort, le Grand Jacques, comme le Fernand de sa chanson. Il est mort il y a trente ans, dans un hopital de Bobigny lui qui avait fait le tour du monde, du Plat Pays à Vesoul et de Vierzon aux Marquises, là où le temps n'est pas de mise.
Trente ans après, tu chante encore ....
Jacques Brel, l'abbé Brel comme disait Brassens, le Grand Jacques comme il s'appelait lui-même, reste pour moi un de nos plus grands poètes français du XXème siècle car son oeuvre est totale
Il y a l'amour éternel et ultime, comme un pied de nez à Ariane et Solal, de la "Chanson des Vieux Amants" et des "Vieux", mais aussi l'amour passion, allant jusqu'à l'humiliation du "Ne me quitte pas " ou de " Fanette".
Il y la détresse de la séparation, de "Orly" et son solo de trompette.
Il y a la fantaisie et l'humour, toujours grinçant, des "Bonbons " ou de la "Chanson de Jacky" et des "Remparts de Varsovie".
Il y a la critique féroce, quasi ethnologique des "Bourgeois", des "Flamandes ", des "Bigotes", de "Ces gens là" ou des Flamingants.
Il y a les emportements de "Vesoul", hymne providentiel au chef lieu de la Haute-Saône, ou d'"Amsterdam", le Brel littéraire de "Zangra" ou du "Dernier repas "
Il y a une bête de scène indescriptible pour moi qui n'ai jamais pu le voir en concert, un styliste incroyable (ah, les alexandrins des "Vieux", les audaces de ' Ne me quitte pas" ² , un mélodiste exceptionnel.
Il y a aussi le moins bon acteur, le navigateur approximatif, le réalisateur candide, le mari volage mais qui p... comme il pleurait sur les femmes infidèles, le mauvais père et l'anarchiste désenchanté
On se souvient de ces tirades sur les femmes recherchant à tous prix un nid pour y pondre un oeuf alors que l'homme ne cherche qu'à partir, encore et toujours, ces images de l'homme aux cheveux longs et au visage équin arpentant les dunes de la mer du Nord ....
Trente ans après, vieux Jacques, toi qui n'avait pas peur de mourir mais de vieillir (ah, vieillir), tu vis encore .....
² Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Trente ans après, tu chante encore ....
Jacques Brel, l'abbé Brel comme disait Brassens, le Grand Jacques comme il s'appelait lui-même, reste pour moi un de nos plus grands poètes français du XXème siècle car son oeuvre est totale
Il y a l'amour éternel et ultime, comme un pied de nez à Ariane et Solal, de la "Chanson des Vieux Amants" et des "Vieux", mais aussi l'amour passion, allant jusqu'à l'humiliation du "Ne me quitte pas " ou de " Fanette".
Il y la détresse de la séparation, de "Orly" et son solo de trompette.
Il y a la fantaisie et l'humour, toujours grinçant, des "Bonbons " ou de la "Chanson de Jacky" et des "Remparts de Varsovie".
Il y a la critique féroce, quasi ethnologique des "Bourgeois", des "Flamandes ", des "Bigotes", de "Ces gens là" ou des Flamingants.
Il y a les emportements de "Vesoul", hymne providentiel au chef lieu de la Haute-Saône, ou d'"Amsterdam", le Brel littéraire de "Zangra" ou du "Dernier repas "
Il y a une bête de scène indescriptible pour moi qui n'ai jamais pu le voir en concert, un styliste incroyable (ah, les alexandrins des "Vieux", les audaces de ' Ne me quitte pas" ² , un mélodiste exceptionnel.
Il y a aussi le moins bon acteur, le navigateur approximatif, le réalisateur candide, le mari volage mais qui p... comme il pleurait sur les femmes infidèles, le mauvais père et l'anarchiste désenchanté
On se souvient de ces tirades sur les femmes recherchant à tous prix un nid pour y pondre un oeuf alors que l'homme ne cherche qu'à partir, encore et toujours, ces images de l'homme aux cheveux longs et au visage équin arpentant les dunes de la mer du Nord ....
Trente ans après, vieux Jacques, toi qui n'avait pas peur de mourir mais de vieillir (ah, vieillir), tu vis encore .....
² Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
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