Maynard, réveilles-toi .......
Ainsi donc, c'est la crise !
Si elle n'avait pas de conséquences aussi importantes sur l'économie dite "réelle", et pour paraphraser une ancienne Premier Ministre, qui l'affirmait non sans raison, on pourrait ne rien avoir à "cirer " des fluctuations de la corbeille. Mais il semble que la crise financière aura d'importantes répercussions sur la croissance, le chômage, voire le pouvoir d'achat qui n'est déjà pas folichon ...
Cependant, il y a quelque chose de jubilatoire dans cette crise.
D'abord, parce qu'elle marque la fin que j'espère définitive du triomphe du dogme ultra-libéral qui est au libéralisme de Tocqueville et au capitalisme ce que le stalinisme est à l'oeuvre de Marx, ce que l'UMP est à de Gaulle, ce que Julien Doré est au rock et ce que Bigard est à l'humour : une excroissance déviante .
Ainsi donc, et comme je l'évoquais dans un post précédent, les théories absurdes et dangereuses des Thatcher/ Reagan, les folles années libérales nées au début des années 80, une certaine idée du capitalisme aussi, purement financier et déconnecté des réalités, vivier de spéculateurs sans scrupules et de businessmen au petit pied, vont très certainement laisser la place à un capitalisme plus régulé, où l'intervention de l'état, raisonnée et raisonnable, en tant qu'agent de régulation n'est plus vouée aux gémonies, un capitalisme plus adulte peut-être, et un retour au keynésianisme sans doute .
C'est aussi un juste retour des choses que la faillite commence aux Etats-Unis, pays le plus endetté du monde, où chaque redneck possède de 5 à 10 cartes de crédit différentes, et ce qui explique pourquoi aussi, les économies de ces vieux pays, tels la France et l'Allemagne, vieilles nations d'Epargne ont plutôt mieux résisté à la tourmente.
L'autre grande victoire de cette crise c'est la réinvention de l'Europe : ainsi, après le réglement de la crise géorgienne, les Etats de l'Union ont démontré leur unité, ont su s'accommoder de leurs divergences pour proposer une solution commune sans être dogmatique et ont identifié aussi une nouvelle gouvernance, qui se fonde, et c'est bien le moins, sur les pays de la zone €uro (auquel on rajoute, statut oblige, le Royaume-Uni) . C'est d'ailleurs tout à l'honneur du président de l'Union en exercice, le pourtant fort décrié Nicolas Sarkozy, y compris et surtout par moi-même d'avoir initié cette métamorphose.
Etats-Unis en faillite, renaissance de l'Europe comme acteur essentiel du monde, nous voilà plongé dans l'univers et les prédictions d'Emmanuel Todd, déjà devin de la chute de l'empire soviétique et auteur de la formule " la fracture sociale " qui , dans un de ses derniers opus "Après l'empire", avait comme une prescience de ce bouleversement géopolitique ....
Si elle n'avait pas de conséquences aussi importantes sur l'économie dite "réelle", et pour paraphraser une ancienne Premier Ministre, qui l'affirmait non sans raison, on pourrait ne rien avoir à "cirer " des fluctuations de la corbeille. Mais il semble que la crise financière aura d'importantes répercussions sur la croissance, le chômage, voire le pouvoir d'achat qui n'est déjà pas folichon ...
Cependant, il y a quelque chose de jubilatoire dans cette crise.
D'abord, parce qu'elle marque la fin que j'espère définitive du triomphe du dogme ultra-libéral qui est au libéralisme de Tocqueville et au capitalisme ce que le stalinisme est à l'oeuvre de Marx, ce que l'UMP est à de Gaulle, ce que Julien Doré est au rock et ce que Bigard est à l'humour : une excroissance déviante .
Ainsi donc, et comme je l'évoquais dans un post précédent, les théories absurdes et dangereuses des Thatcher/ Reagan, les folles années libérales nées au début des années 80, une certaine idée du capitalisme aussi, purement financier et déconnecté des réalités, vivier de spéculateurs sans scrupules et de businessmen au petit pied, vont très certainement laisser la place à un capitalisme plus régulé, où l'intervention de l'état, raisonnée et raisonnable, en tant qu'agent de régulation n'est plus vouée aux gémonies, un capitalisme plus adulte peut-être, et un retour au keynésianisme sans doute .
C'est aussi un juste retour des choses que la faillite commence aux Etats-Unis, pays le plus endetté du monde, où chaque redneck possède de 5 à 10 cartes de crédit différentes, et ce qui explique pourquoi aussi, les économies de ces vieux pays, tels la France et l'Allemagne, vieilles nations d'Epargne ont plutôt mieux résisté à la tourmente.
L'autre grande victoire de cette crise c'est la réinvention de l'Europe : ainsi, après le réglement de la crise géorgienne, les Etats de l'Union ont démontré leur unité, ont su s'accommoder de leurs divergences pour proposer une solution commune sans être dogmatique et ont identifié aussi une nouvelle gouvernance, qui se fonde, et c'est bien le moins, sur les pays de la zone €uro (auquel on rajoute, statut oblige, le Royaume-Uni) . C'est d'ailleurs tout à l'honneur du président de l'Union en exercice, le pourtant fort décrié Nicolas Sarkozy, y compris et surtout par moi-même d'avoir initié cette métamorphose.
Etats-Unis en faillite, renaissance de l'Europe comme acteur essentiel du monde, nous voilà plongé dans l'univers et les prédictions d'Emmanuel Todd, déjà devin de la chute de l'empire soviétique et auteur de la formule " la fracture sociale " qui , dans un de ses derniers opus "Après l'empire", avait comme une prescience de ce bouleversement géopolitique ....
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