Femmes de lettres
En bon amoureux des livres, j'ai toujours exalté les métiers de libraire et de bibliothècaire, qui, dans mon esprit peut-être un peu pervers se conjugue assez souvent au féminin.
Dans sa version érotique, elle est sexy avec un petit chignon relevé et des petites lunettes rondes et nous explorons ensemble l'enfer entre deux travées et sous le seul regard des grands anciens, Hugo ou Aristophane, Baudelaire ou Molière qui nous surveillent amusés et choqués à la fois.
Dans sa version plus sage, il s'agit d'une petite grand-mère, d'apparence discrète et menue, qui trottine entre les rayonnages et n'hésite pas ni à vous conseiller longuement sur les dernières nouveautés, ni à vous offrir force café, ingrédient qui, avec les lunettes, me paraît être un des attributs indispensables de telles femmes du livre.
Je me souviens également de discussions animées dans des restaurants de Montpellier, où, en formation initiale d'Attaché territorial, j'ai eu (parfois) l'occasion de rencontrer d'autres cadres territoriaux de différentes filières, notamment culturels et d'oublier avec eux les problématiques fiscales et juridiques de la gestion locale pour échanger sur les dernières nouveautés de la rentrée littéraire et les engouements récents envers les industriels de l'écriture ou de découvrir ainsi quelques auteurs inconnus. Il en fut de même lors de mon éphémère participation au cercle de lecture, initié dans la librairie du village voisin, où j'explora ainsi d'autres littératures et des thèmes insoupçonnés.
Aussi, quelle ne fut pas ma déception à la suite de ma rencontre d'il y a quelques semaines, et dans le cadre de mes futures fonctions, avec les 3 Parques de la littérature Publique en Nord-Isère.
Loin de vous donner envie de lire, de vous stimuler intellectuellement ou de vous émoustiller, ces trois bureaucrates du livre n'avaient, semble-t-il comme seule motivation que celle de défendre leur pré carré, de promouvoir des animations dans les différentes bibliothèques ou réseaux de bibliothèques qu'elle doivent gérer (mais que je suspecte de ne plus guère fréquenter, tant elles m'ont semblé déconnectés de tout public).
Ces dames, en plus de s'écouter parler sans esprit de synthèse aucun, ont ainsi asséné vérités péremptoires (sur le documentaire, parent pauvre du cinéma actuel), bonnes intentions et bons sentiments (ah, ces semaines du développement solidaire et durable, nouvelles panacées de l'animation culturelle) et haussé quelques sourcils à la simple évocation de ce moyen indispensable, quoique vulgaire : l'argent, en l'occurrence le coût de ce programme fort alléchant, il est vrai.
Qu'on était loin alors de la bibliothèque de mon village, ou de celle de l'Institut français de Vienne, riche en ouvrages
et en passionnées !
Dans sa version érotique, elle est sexy avec un petit chignon relevé et des petites lunettes rondes et nous explorons ensemble l'enfer entre deux travées et sous le seul regard des grands anciens, Hugo ou Aristophane, Baudelaire ou Molière qui nous surveillent amusés et choqués à la fois.
Dans sa version plus sage, il s'agit d'une petite grand-mère, d'apparence discrète et menue, qui trottine entre les rayonnages et n'hésite pas ni à vous conseiller longuement sur les dernières nouveautés, ni à vous offrir force café, ingrédient qui, avec les lunettes, me paraît être un des attributs indispensables de telles femmes du livre.
Je me souviens également de discussions animées dans des restaurants de Montpellier, où, en formation initiale d'Attaché territorial, j'ai eu (parfois) l'occasion de rencontrer d'autres cadres territoriaux de différentes filières, notamment culturels et d'oublier avec eux les problématiques fiscales et juridiques de la gestion locale pour échanger sur les dernières nouveautés de la rentrée littéraire et les engouements récents envers les industriels de l'écriture ou de découvrir ainsi quelques auteurs inconnus. Il en fut de même lors de mon éphémère participation au cercle de lecture, initié dans la librairie du village voisin, où j'explora ainsi d'autres littératures et des thèmes insoupçonnés.
Aussi, quelle ne fut pas ma déception à la suite de ma rencontre d'il y a quelques semaines, et dans le cadre de mes futures fonctions, avec les 3 Parques de la littérature Publique en Nord-Isère.
Loin de vous donner envie de lire, de vous stimuler intellectuellement ou de vous émoustiller, ces trois bureaucrates du livre n'avaient, semble-t-il comme seule motivation que celle de défendre leur pré carré, de promouvoir des animations dans les différentes bibliothèques ou réseaux de bibliothèques qu'elle doivent gérer (mais que je suspecte de ne plus guère fréquenter, tant elles m'ont semblé déconnectés de tout public).
Ces dames, en plus de s'écouter parler sans esprit de synthèse aucun, ont ainsi asséné vérités péremptoires (sur le documentaire, parent pauvre du cinéma actuel), bonnes intentions et bons sentiments (ah, ces semaines du développement solidaire et durable, nouvelles panacées de l'animation culturelle) et haussé quelques sourcils à la simple évocation de ce moyen indispensable, quoique vulgaire : l'argent, en l'occurrence le coût de ce programme fort alléchant, il est vrai.
Qu'on était loin alors de la bibliothèque de mon village, ou de celle de l'Institut français de Vienne, riche en ouvrages
et en passionnées !
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