A qui le Tour

Publié le par Fred



Le Tour de France a débuté  dans une  ambiance, délètère et joyeuse. Délétère car , chaque année,  les organisateurs,  spectateurs et la  grande majorité des coureurs espérent en avoir fini  avec le dopage, et chaque année,  des tricheurs se croient  plus malins et se font prendre les  doigts dans la confiture.

Joyeuse, car , malgré tout, le Tour reste le tour,  le théâtre des exploits et des drames,  des aventures humaines et des épopées glorieuses,  un spectacle qui fait des  cols des Alpes,  de la campagne percheronne ou des avenues parisiennes une scène à sa mesure. Ce n'est  certainement pas un hasard si les plus grands artistes, Antoine Blondin ou Louis Malle, Michel Drucker et Nicolas Sarkozy l'ont célébré à de multiples reprises. 


Et puis,  la plupart  des amateurs éclairés savent que de  Coppi à Armstrong, de  Roger Rivière à Tom  Simpson, de Jacques Anquetil à  Pedro  Delgado, de Bjarne Riis à  Richard Virenque , le dopage est un phénomène qui dépasse les générations.

D'ailleurs, quand je vois la souffrance ressentie pour monter  un seul col en  3 heures,  je me dis qu'il n'est pas humainement  possible  de  grimper sans adjuvants  2 à trois cols d'affilée une semaine durant. 

Enfin, qui oseras  affirmer que le cyclisme est le seul sport sale, que la puissance des Blacks n'a rien à voir avec de la créatine, que Laure Manadou fonctionne uniquement à l'amour et à l'eau fraîche, ou que Zizou, notre nouvelle idole, n'a jamais rencontré le sulfureux Dr Ferrari !!!
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L
 Disons que les coureurs sont "soignés". Sans la batterie de médecins qui les surveillent : diététique, ergonomie,... les massent et parfois leur administrent des médicaments, il ne pourrait pas enchaîner ces trois semaines comme ça... Mais, la limite est ténue entre le suivi médical et le dopage... Tout est question de produits utilisés... Comme tu dis, le dopage a toujours existé dans le vélo, mais il était sans doute moins professionnel que maintenant. On n'est plus à l'ère du pot belge que le coureur prend un soir de fatigue avant une prochaine étape dure. Le dopage c'est maintenant principalement dans la préparation, pour accompagner la montée en régime de l'entraînement, et rendre le corps plus capable de récupérer et résister à trois semaines.D'ailleurs, ceux qui se font prendre dans le Tour, sont en général, les gens d'un coup : Floyd Landis qui éxagère sa prise de testostérone le soir d'une défaillance (à moins qu'il ait trop bu comme il le dit), Alexandre Vinokourov qui se fait une transfusion homologue pour bien lancer sa deuxième partie de tour après une première partie difficile, Christian Moreni, qui a une envie de testostérone, ce qui ne lui sert pas pour s'échapper à l'étape suivante...Les équipes CSC, Discovery Channel, elles, ne se font pas prendre... Car, tout doit être bien planifié... Elles ne font pas n'importe quoi... C'est seulement par le suivi sur les terrains d'entraînement : qui inidrectement a condamné Rasmussen, le discret et ses no-show... et les grands scandales, comme l'affaire Festina, l'affaire puerto, ou l'affire "oils contre drugs" qui permet de faire avancer le truc...L'idée d'augmenter les sanctions pour les convaincus de dopages, et de promettre des remises de peine aux repentis est bonne, car c'est bien contre un système légérement mafieux qu'il faut lutter...Je me pose une question : serait-t-il possible d'envisager un Tour sans médecins d'équipe, avec seulement des médecins de l'organsisation ?
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F
Ton analyse est très intéressante et assez juste. Il n'empêche que le cyclisme est montré du doigt, certes avec raison, du fait de la vitrine que représente le Tour mais on ne me fera pas croire qu'il n'y a pas de dopage en natation (Laure Manaudou et Alain Robert ont pris des kilos de muscle en peu de temps), en tennis ( un match de 5 heures sans arrêt est ce humain), en athlé (le deuxième sport à faire le ménage), sans compter le football ou la pétanque (le Ricard est-il considéré comme un produit interdit :-)  )