Avant, pendant, après
Il faisait partie de la liste des ouvrages que je voulais lire, espérant le trouver à la bibliothèque ou sur un de ces libraires d'occasion qui pléthorent sur le net.
C'est finalement sur ce second média que j'ai trouvé et acheté à bon prix " Avant, pendant, après " de Jean-Marc Parisis.
Une histoire d'amour, encore une, qui se termine mal, comme tant de mariages finissent par un divorce. Pas question d'hyménée, ici, mais la description d'une histoire d'amour entre François, quadragénaire exercant la profession de parolier et Gail, jeune femme de 26 ans....
Le contraste est grand entre la pureté des sentiments que le narrateur éprouve pour sa dulcinée, comme si il découvrait l'amour, le vrai, pas la simple confusion des corps, le style est alors magnifique, pur, avec des passages magnifiques et la crudité des mots qu'il emploie quand il décrit le monde, forcément superficiel des dîners de pubards, la pornographie et les partouzes, les déjections et les vomissures. On est alors dans les temps de crise, voire de rupture amoureuse, de désenchantement et de malheur profond..
C'est bien sur les premiers moments qui sont les plus doux, les extraits les plus beaux, les formules les plus poétiques :
- La première fois que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue, je l'ai aimée de dos. Et je savais que lorsqu'elle se retournerait ce serait pire
- J'avais passé le samedi à me battre avec une chanson, à errer de ma chambre au salon, à chercher des rimes dans le frigidaire, à m'incendier la tête avec du son.
On est loin, sans doute, des magnifiques pages de "Belle du seigneur", la référence absolue en matière d'histoires d'amour, mais "Avant, pendant, après" n'est pas un simple roman sur le thème mille fois rebattu des intrigues amoureuses et sexuelles d'un certain milieu parisien. C'est une belle histoire, triste mais profonde .....
Evacuons quelque temps les miasmes de la pornographie mondaine, les scories d'une histoire déçue pour revenir sur le spectacle éminement sympathique de la finale de la Coupe de Bretagne, qui se trouve aussi être la finale de la Coupe de France, un Rennes-Guingamp de bonne facture.
Un stade de france empli d'une ferveur bretonne, un esprit bon enfant, les bagads et les Gwenn Ha du, au son du
" Tri Martoold " d'Alan Stivell (le régional de l'étape, puisque né à Paris) , loin des désastreux OM/PSG et du mépris du Kop de Boulogne pour les chtis lensois ....
Et comme il est souvent de coutume chez nos amis celtes, c'est le petit (avec une équipe de vieux briscards et à forte domination coloniale) qui a résisté aux assauts du grand, c'est le club de Noël Le Graet et d'une petite ville de 8000 habitants (célèbre pour sa maison médicale et son centre nautique) qui a fait la nique à la propriété de la famille Pinault et de M de Saint-Sernin.
Les cassandres diront bien que Guingamp en Europa Ligue, cela fera désordre (mais souvenons-nous d'équipées anciennes : celle de Laval au début des années 80, celle de Metz en 87, celle de l'Asnl en 2007/2008) mais, de toute façon, au vu des derniers résultats rennais en Coupe UEFA, cela ne saurait être pire ....
C'est finalement sur ce second média que j'ai trouvé et acheté à bon prix " Avant, pendant, après " de Jean-Marc Parisis.
Une histoire d'amour, encore une, qui se termine mal, comme tant de mariages finissent par un divorce. Pas question d'hyménée, ici, mais la description d'une histoire d'amour entre François, quadragénaire exercant la profession de parolier et Gail, jeune femme de 26 ans....
Le contraste est grand entre la pureté des sentiments que le narrateur éprouve pour sa dulcinée, comme si il découvrait l'amour, le vrai, pas la simple confusion des corps, le style est alors magnifique, pur, avec des passages magnifiques et la crudité des mots qu'il emploie quand il décrit le monde, forcément superficiel des dîners de pubards, la pornographie et les partouzes, les déjections et les vomissures. On est alors dans les temps de crise, voire de rupture amoureuse, de désenchantement et de malheur profond..
C'est bien sur les premiers moments qui sont les plus doux, les extraits les plus beaux, les formules les plus poétiques :
- La première fois que je l'ai vue, je ne l'ai pas vue, je l'ai aimée de dos. Et je savais que lorsqu'elle se retournerait ce serait pire
- Cette fille ne pliait pas sous la beauté, elle la portait, quand d'autres en étaient victimes, empêchées.
- J'avais passé le samedi à me battre avec une chanson, à errer de ma chambre au salon, à chercher des rimes dans le frigidaire, à m'incendier la tête avec du son.
On est loin, sans doute, des magnifiques pages de "Belle du seigneur", la référence absolue en matière d'histoires d'amour, mais "Avant, pendant, après" n'est pas un simple roman sur le thème mille fois rebattu des intrigues amoureuses et sexuelles d'un certain milieu parisien. C'est une belle histoire, triste mais profonde .....
Evacuons quelque temps les miasmes de la pornographie mondaine, les scories d'une histoire déçue pour revenir sur le spectacle éminement sympathique de la finale de la Coupe de Bretagne, qui se trouve aussi être la finale de la Coupe de France, un Rennes-Guingamp de bonne facture.
Un stade de france empli d'une ferveur bretonne, un esprit bon enfant, les bagads et les Gwenn Ha du, au son du
" Tri Martoold " d'Alan Stivell (le régional de l'étape, puisque né à Paris) , loin des désastreux OM/PSG et du mépris du Kop de Boulogne pour les chtis lensois ....
Et comme il est souvent de coutume chez nos amis celtes, c'est le petit (avec une équipe de vieux briscards et à forte domination coloniale) qui a résisté aux assauts du grand, c'est le club de Noël Le Graet et d'une petite ville de 8000 habitants (célèbre pour sa maison médicale et son centre nautique) qui a fait la nique à la propriété de la famille Pinault et de M de Saint-Sernin.
Les cassandres diront bien que Guingamp en Europa Ligue, cela fera désordre (mais souvenons-nous d'équipées anciennes : celle de Laval au début des années 80, celle de Metz en 87, celle de l'Asnl en 2007/2008) mais, de toute façon, au vu des derniers résultats rennais en Coupe UEFA, cela ne saurait être pire ....
Publicité