Anthologie
Cela s'appelle "La poésie française pour les Nuls", c'est un cadeau de ma maman et c'est avant tout une anthologie, bien moins guindée et figée que celles de Pompidou, Lagarde et Michard.
On y retrouve tout le vocabulaire de l'art poétique : les césures et les hémistiches, les sonnets et les pantoums, les hexamétres et les alexandrins (je suis, mon cher ami, très heureux de te voir )...
On y lit également les poèmes parmi les plus beaux, parfois les plus célèbres, et j'en ai retrouvé beaucoup que je me plaisais à recopier sur un cahier dédié à cet effet, avec quelques paroles de chansons et autres citations de Cioran...
L'histoire de la poésie, pour moi, c'est comme un cycle, une courbe: j'apprécie celà et là quelques poèmes du haut Moyen-âge, les complaintes de Ruteboeuf ou Villon, quelques pages de Marot et Du Bellay, le "Baise moi encor" de Louise Labé et le petit Liré, les stances de Racine et les Fables de la Fontaine, puis c'est le néant avant l'acmé romantique, le Lac de Lamartine, la Mort du Loup,ou les poésies de Marceline Desbordes-Valmore, tout Hugo depuis Besancon, vieille ville espagnole jusqu'à l'Aube de Villequier, du cabinet noir de Jeanne à l'Oeil de Caïn et mes deux préférés peut -être dont je ne peux qu'écrire que les premiers vers "Puisque j'ai mis ma main à ta coupe encore pleine " et "L'enfant avait reçu deux balles dans la tête"....
Puis, c'est Baudelaire et ses fleurs du Mal, tout en érotisme et soufre, la douce chanson et l'Art poétique de Verlaine, quelques fulgurances de Rimbaud, un ou deux vers de Hérédia et de Mallarmé...
Ensuite, seuls les poèmes d'Eluard et d'Aragon trouveront véritablement grace à mes yeux...
Si j'aime écrire, la poésie avec ses contraintes de forme me paraît une marche trop haute pour tenter de la franchir mais je fais parfois ce rêve étrange et pénétrant de recréer un poème à partir de vers célèbres d'illustres taquineurs de muse....