Esprit Canal
J'ai longtemps regardé avec beaucoup de plaisir et une adhésion quasiment sans faille les émissions "En clair " de Canal + (il est vrai qu'à peu près à la même époque, c'est à dire entre le lycée et les premières années d'université , j'ai été fasciné avec le même enthousiasme par des personnalités aussi disparates que Bill Gates, Brice Lalonde et François Léotard, c'est dire mon acuité intectuelle).
Je les regarde toujours, avec encore pas mal de bonheur mais beaucoup plus de recul : où je ne voyais que de l'insolence (notamment chez Les Guignols de l'Info), je ne vois désormais que du conformisme et de la méchanceté parfois gratuite; là où je décelais de la modernité, je ne perçoit que la "branchitude ".
Entre autopromotion permanente dans le Grand Journal, artistes improbables au nom imprononcables et à la musique inaudible encensés dans cette même émission ou dans la Matinale; et patchwork de vrais comiques (Omar et Fred, les Nuls) et faux humoristes (le plus agaçant de la nouvelle génération étant Thomas Ngingol); la chaine cryptée représente le nec plus ultra du parisianisme bobo.
Et que dire des Guignols, qui se targuent désormais d'être acteurs du monde politique, comme si le contre pouvoir des chansonniers devenait quatrième pouvoir : têtes de turc raillées systématiquement (au choix, François Bayrou, TF 1, le PSG (ces deux derniers non sans raison, toutefois) ou la Lorraine; ce qui pour un auteur originaire de Saint-Etienne, plus célébre pour son mythique club de foot que pour sa beauté, son climat ou son attrait est un petit peu fort de café), critique d'un système libéral dans lequel la chaîne se vautre depuis des années, ou encore mépris de la chaîne FR 3, qui sans doute le tort d'avoir une vocation régionale.
Comme je ne suis pas du genre à brûler ce que j'ai adoré, j'admets bien volontiers toutefois qu'ils sont souvent drôles et que je ne suis pas le dernier à rire de leurs plaisanteries, et des gimmicks dont ils sont l'auteur (et qui constituent, au même titre que les sketches des Inconnus ou les répliques des films du Splendid un ensemble de références communes à une génération) .
Car, à tout prendre, et en toute connaissance de cause, je préfére quand même un extrait de Groland ou des Guignols aux pitreries ridicules de Michael Youn ou à la scatologie sexuelle de Cauet.
Je les regarde toujours, avec encore pas mal de bonheur mais beaucoup plus de recul : où je ne voyais que de l'insolence (notamment chez Les Guignols de l'Info), je ne vois désormais que du conformisme et de la méchanceté parfois gratuite; là où je décelais de la modernité, je ne perçoit que la "branchitude ".
Entre autopromotion permanente dans le Grand Journal, artistes improbables au nom imprononcables et à la musique inaudible encensés dans cette même émission ou dans la Matinale; et patchwork de vrais comiques (Omar et Fred, les Nuls) et faux humoristes (le plus agaçant de la nouvelle génération étant Thomas Ngingol); la chaine cryptée représente le nec plus ultra du parisianisme bobo.
Et que dire des Guignols, qui se targuent désormais d'être acteurs du monde politique, comme si le contre pouvoir des chansonniers devenait quatrième pouvoir : têtes de turc raillées systématiquement (au choix, François Bayrou, TF 1, le PSG (ces deux derniers non sans raison, toutefois) ou la Lorraine; ce qui pour un auteur originaire de Saint-Etienne, plus célébre pour son mythique club de foot que pour sa beauté, son climat ou son attrait est un petit peu fort de café), critique d'un système libéral dans lequel la chaîne se vautre depuis des années, ou encore mépris de la chaîne FR 3, qui sans doute le tort d'avoir une vocation régionale.
Comme je ne suis pas du genre à brûler ce que j'ai adoré, j'admets bien volontiers toutefois qu'ils sont souvent drôles et que je ne suis pas le dernier à rire de leurs plaisanteries, et des gimmicks dont ils sont l'auteur (et qui constituent, au même titre que les sketches des Inconnus ou les répliques des films du Splendid un ensemble de références communes à une génération) .
Car, à tout prendre, et en toute connaissance de cause, je préfére quand même un extrait de Groland ou des Guignols aux pitreries ridicules de Michael Youn ou à la scatologie sexuelle de Cauet.
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