Le mémorial
L'autre soir, un terrible accident de voiture a, encore une fois, endeuillé la région; deux jeunes garçons sont morts, deux autres ne valent guère mieux, entre la vie et la mort.
Les circonstances sont malheureusement des plus banales : le conducteur roulait trop vite, un virage mal négocié, une sortie de route et puis le choc, horrible, le véhicule s'enroulant autour des arbres.
Le soir de l'accident, tout ne fut que bruit et lumière dans le village : les phares des voitures coincées dans l'embouteillage, les gyrophares des véhicules de police et des pompiers, le bruissement de l'hélicoptère conduisant les jeunes blessés dans des hôpitaux de la région, les pleurs et la douleur des familles des victimes et, dérisoire diversion, les illuminations de Noël en cours d'installation.
Et puis, il y eut ces fleurs, dés le lendemain , déposés tout près du lieu de l'accident, d'abord timidement, puis un autre, puis un deuxième, une véritable forêt de bouquets, de petits mots qui rendent hommage aux disparus; il n'y a pas un jour sans qu'une nouvelle voiture, de nouveaux camarades de collège, de football ou de classe ne s'arrêtent pour y laisser une offrande ou un souvenir...
Et puis, le temps fera son travail, le brouillard de deuil se dissipera, les bouquets se faneront, et il ne restera bientôt du drame que de la peine dans le coeur des familles, une place manquante dans une classe, quelques pétales le long d'une route, trois lignes sur une pierre tombale.
Les circonstances sont malheureusement des plus banales : le conducteur roulait trop vite, un virage mal négocié, une sortie de route et puis le choc, horrible, le véhicule s'enroulant autour des arbres.
Le soir de l'accident, tout ne fut que bruit et lumière dans le village : les phares des voitures coincées dans l'embouteillage, les gyrophares des véhicules de police et des pompiers, le bruissement de l'hélicoptère conduisant les jeunes blessés dans des hôpitaux de la région, les pleurs et la douleur des familles des victimes et, dérisoire diversion, les illuminations de Noël en cours d'installation.
Et puis, il y eut ces fleurs, dés le lendemain , déposés tout près du lieu de l'accident, d'abord timidement, puis un autre, puis un deuxième, une véritable forêt de bouquets, de petits mots qui rendent hommage aux disparus; il n'y a pas un jour sans qu'une nouvelle voiture, de nouveaux camarades de collège, de football ou de classe ne s'arrêtent pour y laisser une offrande ou un souvenir...
Et puis, le temps fera son travail, le brouillard de deuil se dissipera, les bouquets se faneront, et il ne restera bientôt du drame que de la peine dans le coeur des familles, une place manquante dans une classe, quelques pétales le long d'une route, trois lignes sur une pierre tombale.
Publicité