Aimé de Dieu
J'ai revu hier soir pour la énième fois le très beau film de Milos FORMAN "Adameus". Ce film me touche et m'émeut à chaque fois. Moi qui suit mélomane, amateur de Mozart et d'Opéra, ancien Viennois et amoureux de Prague (où le film est tourné), ce chef d'oeuvre m'a extrait pour quelues heures de la sinistrose ambiante, du mOndial qui patine à l'affaire Clearstream, en m'exilant pour quelques heures sur une autre planète, celle de la finesse et de l'art...
Le film recèle de tant de moments magique que je ne peux tous les énumérer, de la scène où Salieri, du fond de son galetas dans une nef des fous, tente d'expliquer toute la beauté de la "Sérénade pour Instrumnts à vents " (une toute petite note), des apparitions de Joseph II au moment, d'une cruauté extrème où Mozart interpréte, enjolive, enlumine, et finalement transfigure la petite marche composée par Salieri en son honneur....
Toute la différence entre un faiseur, un courtisan, un fonctionnaire des mélodies et un génie arrogant, obscène mais libre.... (toutes choses égales par ailleurs, on retrouve la même dichotomie dans un autre très grand film sur la musique : "Tous les matins du monde" ......
La veille, autre grand moment d'émotion, en découvrant tout le talent et la poésie de Grand Corps Malade qui déclamait le texte "Rencontres"; un texte magnifique qui conjugue la langue de notre temps avec une inspiration presque rimbaldienne. Le ministre Donnedieu de Vabres, également sur le plateau, était lui aussi sous le choc...
Deux instants de pure beauté
Le film recèle de tant de moments magique que je ne peux tous les énumérer, de la scène où Salieri, du fond de son galetas dans une nef des fous, tente d'expliquer toute la beauté de la "Sérénade pour Instrumnts à vents " (une toute petite note), des apparitions de Joseph II au moment, d'une cruauté extrème où Mozart interpréte, enjolive, enlumine, et finalement transfigure la petite marche composée par Salieri en son honneur....
Toute la différence entre un faiseur, un courtisan, un fonctionnaire des mélodies et un génie arrogant, obscène mais libre.... (toutes choses égales par ailleurs, on retrouve la même dichotomie dans un autre très grand film sur la musique : "Tous les matins du monde" ......
La veille, autre grand moment d'émotion, en découvrant tout le talent et la poésie de Grand Corps Malade qui déclamait le texte "Rencontres"; un texte magnifique qui conjugue la langue de notre temps avec une inspiration presque rimbaldienne. Le ministre Donnedieu de Vabres, également sur le plateau, était lui aussi sous le choc...
Deux instants de pure beauté
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