Je vais bien....
J'aurais pu vous parler de mes dernières lectures, mais mes derniers emprunts à la bibliothèque (un pamphlet même pas drôle sur l'écologie, un énième polar sur la bête du Gévaudant, et peut-être le mieux des 3, une biographe de Voltaire par l'inévitable Max Gallo) ne m'ont guère enthousiasmé; en attendant de découvrir la dernière cargaison de ma "dealeuse " officielle.
J'aurais pu, dans la rubrique " Du ressort de l'intime "ou "coup de g...", m'interroger sur l'individualisme de nos concitoyens, de ces adhérents à des associations qui ne daignent même pas assister aux assemblées générales, répugnent à s'excuser ou à prévenir de leur absence, mais ne sont pas les derniers à critiquer ou à agiter le marigot médiatico-local (en bref et en français , le "Daubé" ou tout autre exemple de la PQR )
Mais je préfère évoquer deux charmants petits films, qui, chacun dans leur style, ont distillé leur petite musique ..
Commençons tout d'abord, à la stupeur de petitfrère1 et surtout ptifrère de 2 (car le premier, depuis qu'il côtoie les géants et les coccinelles, est peut-être plus sensible aux contes) par "Enchanted" ( en vf: " Il était une fois"), production des studios Disney qui n'hésite pas à gentiment (on n'est quand même pas chez Shrek !) s'autoparodier, à mélanger dessin animé et film. C'est l'histoire d'une princesse de dessin animé qui atterrit à Manhattan, rencontre un avocat spécialiste des divorces et finit par en oublier son prince charmant, il est vrai, particulièrement benêt.
C'est frais, c'est gentil mais c'est drôle, c'est un film pour les petites filles de 6 ans, et pour leur papa ...
Tout autre est l'histoire de " Je vais bien, ne t'en fais pas " : une jeune fille apprend à son retour, la disparition de son frère jumeau, vraisemblablement à la suite d' une dispute très violente avec son père, lequel ne donne pas de nouvelles, elle se laisse mourir, renait à la réception de lettres de son alter ego, part à sa recherche et revit. La fin est des plus étonnantes et assez fortes. C'est sensible, fin et tendre, comme la vie de famille . Kad, en père de famille d'apparence inflexible voire insensible, est tout bonnement exceptionnel et il y a ce jeune acteur que j'aime bien avec sa voix presque enfantine, Julien Boisselier.
En plus de la qualité du scénario et de l'interprétation, c'est la description en contre-point d'une famille de français moyens, qui m'a le plus marqué: ces habitants de banlieue parisienne aux airs de Wisteria Lane, avec les lotissements aux maisons rangés, ces "Pendlers " qui doivent faire parfois plus d'une heure de trajet pour rejoindre leur lieu de travail, cette France qui se lève tôt d'employés, de cadres moyens, de chefs d'équipes ou de bureau, souvent fruits de l'ascenseur social des Trente Glorieuses ou des années 80, et qui, sont, aujourd'hui les premières victimes de la crise, presque des déclassés....
Ce n'est certes pas le sujet du film mais son arrière-plan.
J'aurais pu, dans la rubrique " Du ressort de l'intime "ou "coup de g...", m'interroger sur l'individualisme de nos concitoyens, de ces adhérents à des associations qui ne daignent même pas assister aux assemblées générales, répugnent à s'excuser ou à prévenir de leur absence, mais ne sont pas les derniers à critiquer ou à agiter le marigot médiatico-local (en bref et en français , le "Daubé" ou tout autre exemple de la PQR )
Mais je préfère évoquer deux charmants petits films, qui, chacun dans leur style, ont distillé leur petite musique ..
Commençons tout d'abord, à la stupeur de petitfrère1 et surtout ptifrère de 2 (car le premier, depuis qu'il côtoie les géants et les coccinelles, est peut-être plus sensible aux contes) par "Enchanted" ( en vf: " Il était une fois"), production des studios Disney qui n'hésite pas à gentiment (on n'est quand même pas chez Shrek !) s'autoparodier, à mélanger dessin animé et film. C'est l'histoire d'une princesse de dessin animé qui atterrit à Manhattan, rencontre un avocat spécialiste des divorces et finit par en oublier son prince charmant, il est vrai, particulièrement benêt.
C'est frais, c'est gentil mais c'est drôle, c'est un film pour les petites filles de 6 ans, et pour leur papa ...
Tout autre est l'histoire de " Je vais bien, ne t'en fais pas " : une jeune fille apprend à son retour, la disparition de son frère jumeau, vraisemblablement à la suite d' une dispute très violente avec son père, lequel ne donne pas de nouvelles, elle se laisse mourir, renait à la réception de lettres de son alter ego, part à sa recherche et revit. La fin est des plus étonnantes et assez fortes. C'est sensible, fin et tendre, comme la vie de famille . Kad, en père de famille d'apparence inflexible voire insensible, est tout bonnement exceptionnel et il y a ce jeune acteur que j'aime bien avec sa voix presque enfantine, Julien Boisselier.
En plus de la qualité du scénario et de l'interprétation, c'est la description en contre-point d'une famille de français moyens, qui m'a le plus marqué: ces habitants de banlieue parisienne aux airs de Wisteria Lane, avec les lotissements aux maisons rangés, ces "Pendlers " qui doivent faire parfois plus d'une heure de trajet pour rejoindre leur lieu de travail, cette France qui se lève tôt d'employés, de cadres moyens, de chefs d'équipes ou de bureau, souvent fruits de l'ascenseur social des Trente Glorieuses ou des années 80, et qui, sont, aujourd'hui les premières victimes de la crise, presque des déclassés....
Ce n'est certes pas le sujet du film mais son arrière-plan.
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