Choc des cultures
Les grands hôtels sont, le savez-vous, le lieu de prédilection des séminaires, stages et autres trainings chers aux cadres à haut potentiel et juniors managers...
Un de ces établissements, nommé du dieu du commerce chez les romains, se situe à proximité immédiate de mon lieu de travail et il n'est pas rare, quand je vais à la salle de sport de l'établissement ou déjeuner dans la brasserie de l'hôtel (que je paye de mes deniers, bien entendu, quand malheureusement une large minorité des mes confréres font prendre en charge des frais de bouche par leur collectivité ou leur organisme professionnel ....), de croiser des quadragénaires en costume-cravate ou des "executive woman" en tailleur strict...
Moi qui arrive en twingo, voire en vélo de service, je me délecte d'observer toute cette petite faune qui comme l'entreprise du défunt Bashung ne semble ne pas connaître la crise...
Il arrive également que certaines sociétés spécialisées dans les logiciels professionnels organisent leurs "rencontres utilisateurs ", leur " club acheteurs " dans des hôtels de ce type. Le contraste est alors d'autant plus grand entre la magnificence des buffets et la vacuité d'une telle journée ...
C'est alors un véritable choc des cultures que l'on perçoit entre des représentants de collectivités aux profils variés, depuis le directeur général des services d'une collectivité d'importance, aux attributs semblables à ceux décrits auparavant, jusqu'au technicien informatique de département, au visage hâve et au pull roulé, depuis la secrétaire de mairie d'une commune rurale jusqu'à l'acheteur public, cousin publiciste du commercial qui lui fait face...
Face à des représentants d'un secteur public qui, bon an mal an, ont comme ligne directrice la défense de l'intérêt général ou du bien commun, la démonstration de jeunes technico-commerciaux nourris au rêve américain, aux gains de productivité et aux marges brut (espoir parfois déçu quand les résultats exceptionnels de la SSSI s'accompagne d'une délocalisation à Bangalore) a quelque chose d'irréel et de décalé. Et je n'évoque même pas les jargons, les "back office " et les "front office", les systèmes de requête et les flux RSS. Dans ce monde, les logiciels dits libres sont encore assimilés au mieux à des oeuvres de généreux naïfs déconnectés du réel et tenants de l'ultragauche, au pire peu fiables et somme toute, nuisibles .....
Mais, en matière de jargon, cette autre rencontre où je me suis égaré l'autre après-midi valait également son pesant de cacahouètes. Le coresponsable de la commission municipale "Jeunesse" (ou comment lutter contre les sauvageons avant qu'un concitoyen ne sorte le 22 Long rifle) que je suis espérait naïvement obtenir quelques conseils ou informations dans cette information sur la "Maison des adolescents ".
Làs. Ce ne fut que discours verbeux, devant une assemblée de travailleurs sociaux presque exclusivement féminines et à l'agressivité légendaire, où il fut question de transversalité, de création de lien, de réseaux (non de synergie, ce terme étant l'apanage des ingénieurs conseils), de partage de l'information alors même que les interventions des uns et des autres (directeurs d'hopitaux, pédopsychiatres, assistants sociaux; médecins) dénotaient justement une volonté affirmée de conserver son pré carré ...
Si certains psy assuraient en leurs temps que les enfants en échec scolaire répugnaient à comprendre que le travail était la dignité, ceux d'hier débattaient sur le mérite ou le besoin des ados à fréquenter ...
Tout cela était bien beau, riche assurément en bonnes intentions et en figures de style, mais bien éloignés de ma problématique quotidienne et ne réglerait certainement pas mes problèmes de barrières cassées ou de nuisances sonores ......
Un de ces établissements, nommé du dieu du commerce chez les romains, se situe à proximité immédiate de mon lieu de travail et il n'est pas rare, quand je vais à la salle de sport de l'établissement ou déjeuner dans la brasserie de l'hôtel (que je paye de mes deniers, bien entendu, quand malheureusement une large minorité des mes confréres font prendre en charge des frais de bouche par leur collectivité ou leur organisme professionnel ....), de croiser des quadragénaires en costume-cravate ou des "executive woman" en tailleur strict...
Moi qui arrive en twingo, voire en vélo de service, je me délecte d'observer toute cette petite faune qui comme l'entreprise du défunt Bashung ne semble ne pas connaître la crise...
Il arrive également que certaines sociétés spécialisées dans les logiciels professionnels organisent leurs "rencontres utilisateurs ", leur " club acheteurs " dans des hôtels de ce type. Le contraste est alors d'autant plus grand entre la magnificence des buffets et la vacuité d'une telle journée ...
C'est alors un véritable choc des cultures que l'on perçoit entre des représentants de collectivités aux profils variés, depuis le directeur général des services d'une collectivité d'importance, aux attributs semblables à ceux décrits auparavant, jusqu'au technicien informatique de département, au visage hâve et au pull roulé, depuis la secrétaire de mairie d'une commune rurale jusqu'à l'acheteur public, cousin publiciste du commercial qui lui fait face...
Face à des représentants d'un secteur public qui, bon an mal an, ont comme ligne directrice la défense de l'intérêt général ou du bien commun, la démonstration de jeunes technico-commerciaux nourris au rêve américain, aux gains de productivité et aux marges brut (espoir parfois déçu quand les résultats exceptionnels de la SSSI s'accompagne d'une délocalisation à Bangalore) a quelque chose d'irréel et de décalé. Et je n'évoque même pas les jargons, les "back office " et les "front office", les systèmes de requête et les flux RSS. Dans ce monde, les logiciels dits libres sont encore assimilés au mieux à des oeuvres de généreux naïfs déconnectés du réel et tenants de l'ultragauche, au pire peu fiables et somme toute, nuisibles .....
Mais, en matière de jargon, cette autre rencontre où je me suis égaré l'autre après-midi valait également son pesant de cacahouètes. Le coresponsable de la commission municipale "Jeunesse" (ou comment lutter contre les sauvageons avant qu'un concitoyen ne sorte le 22 Long rifle) que je suis espérait naïvement obtenir quelques conseils ou informations dans cette information sur la "Maison des adolescents ".
Làs. Ce ne fut que discours verbeux, devant une assemblée de travailleurs sociaux presque exclusivement féminines et à l'agressivité légendaire, où il fut question de transversalité, de création de lien, de réseaux (non de synergie, ce terme étant l'apanage des ingénieurs conseils), de partage de l'information alors même que les interventions des uns et des autres (directeurs d'hopitaux, pédopsychiatres, assistants sociaux; médecins) dénotaient justement une volonté affirmée de conserver son pré carré ...
Si certains psy assuraient en leurs temps que les enfants en échec scolaire répugnaient à comprendre que le travail était la dignité, ceux d'hier débattaient sur le mérite ou le besoin des ados à fréquenter ...
Tout cela était bien beau, riche assurément en bonnes intentions et en figures de style, mais bien éloignés de ma problématique quotidienne et ne réglerait certainement pas mes problèmes de barrières cassées ou de nuisances sonores ......
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