Wisteria Lane
Encore une fois, je souhaitais aborder une émission vue hier sur M6 mais,malgré le titre, il ne s'agit pas d'une série américaine sur des femmes au foyer désespérées (quoique !).
Non, c'est de "66 minutes" dont je souhaitais parler , l'émission de reportages étant consacrée à la rurbanisation et à l'exil d'une certaine classe moyenne parisienne, plutôt aisée (et là, je rejoins ptitfrère 1 dans un débat qui nous avait opposé autrefois), laquelle quitte la capitale pour s'installer dans les lotissements à l'américaine du Val d'Europe ou du Val Maubuée
Bien sur, les maisons y sont moins chères qu'en proche banlieue ou dans Paris intra-muros ( 400 000 € quand même la masure), il y a une certaine forme de campagne (pas les vaches, non mais la pelouse, l'éclairage public et les micro-terrasses ) mais l'animation y est des plus modestes ( même si on considére comme animation le tour en bus guidé par le sémillant jeune maire UMP de Bailly-Romainvilliers), en dehors des séjours au centre commercial flambant neuf et concu pour la consommation; la vie sociale des plus restreintes (pas de boudin à la chaudière ou de foire à l'andouille dans ces contrées) et surtout, on y est loin de tout, la plus grande ville (à l'aspect vraiment urbain avec une vieille église, une mairie rénovée et une place avec des tilleuls) doit être à 35 km, sans parler de Paris où tous ces bonnes gens travaillent.
Car c'est là où le bât blesse : il faut affronter entre 1 h et 2 h 00 de trajet aller (!!) pour rejoindre Lutèce, se coltiner les embouteillages et les problèmes techniques de la ligne A (la plus fréquentée d'Europe), les mouvements sociaux et les accidents de personne, ne pas avoir peur de se lever à 6 h 00 du matin et de rentrer à 21 h 00 pour dîner d'un plat de pâtes au jambon devant la télé.
Cela m'a un peu évoqué le pourtant vieux de 25 ans "Domaine des Dieux " made in Asterix; cela m'a surtout rappellé les problématiques d'aménagement du territoire et de schémas de cohérence territoriale, ces établissements publics chargés de réfléchir sur le devenir à moyen et long terme d'un bassin de vie, tant en matière de transports, d'habitat, d'emploi et de services à la population
Le reportage illustrait sans être didactique et sans même le savoir ce concept, ces réflexions indispensables et que pourtant bon nombre d'élus méconnaissent ou dont ils se désintéressent, au vu de la complexité des concepts et de l'échéance relativement lointaine du terme de la réflexion.
Non, c'est de "66 minutes" dont je souhaitais parler , l'émission de reportages étant consacrée à la rurbanisation et à l'exil d'une certaine classe moyenne parisienne, plutôt aisée (et là, je rejoins ptitfrère 1 dans un débat qui nous avait opposé autrefois), laquelle quitte la capitale pour s'installer dans les lotissements à l'américaine du Val d'Europe ou du Val Maubuée
Bien sur, les maisons y sont moins chères qu'en proche banlieue ou dans Paris intra-muros ( 400 000 € quand même la masure), il y a une certaine forme de campagne (pas les vaches, non mais la pelouse, l'éclairage public et les micro-terrasses ) mais l'animation y est des plus modestes ( même si on considére comme animation le tour en bus guidé par le sémillant jeune maire UMP de Bailly-Romainvilliers), en dehors des séjours au centre commercial flambant neuf et concu pour la consommation; la vie sociale des plus restreintes (pas de boudin à la chaudière ou de foire à l'andouille dans ces contrées) et surtout, on y est loin de tout, la plus grande ville (à l'aspect vraiment urbain avec une vieille église, une mairie rénovée et une place avec des tilleuls) doit être à 35 km, sans parler de Paris où tous ces bonnes gens travaillent.
Car c'est là où le bât blesse : il faut affronter entre 1 h et 2 h 00 de trajet aller (!!) pour rejoindre Lutèce, se coltiner les embouteillages et les problèmes techniques de la ligne A (la plus fréquentée d'Europe), les mouvements sociaux et les accidents de personne, ne pas avoir peur de se lever à 6 h 00 du matin et de rentrer à 21 h 00 pour dîner d'un plat de pâtes au jambon devant la télé.
Cela m'a un peu évoqué le pourtant vieux de 25 ans "Domaine des Dieux " made in Asterix; cela m'a surtout rappellé les problématiques d'aménagement du territoire et de schémas de cohérence territoriale, ces établissements publics chargés de réfléchir sur le devenir à moyen et long terme d'un bassin de vie, tant en matière de transports, d'habitat, d'emploi et de services à la population
Le reportage illustrait sans être didactique et sans même le savoir ce concept, ces réflexions indispensables et que pourtant bon nombre d'élus méconnaissent ou dont ils se désintéressent, au vu de la complexité des concepts et de l'échéance relativement lointaine du terme de la réflexion.
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