Oui, ils peuvent ....
C'est fait : l'Amérique vient de connaître la chute de son mur de Berlin, sa révolution pacifique : Barack Hussein Obama, descendant d'un kenyan et d'une vieille famille du Kansas, né à Honolulu et ancien travailleur social des quartiers noirs de Chicago vient d'être élu président des Etats-Unis d'Amérique, un noir va entrer à la Maison Blanche.
L'émotion était palpable hier dans la capitale de l'Illinois, mais aussi dans les immeubles de brique rouge de Harlem, la savane kenyane, dans la plupart des capitales européennes et dans celles du Tiers-monde, une émotion qui allait de pair avec l'espoir .
Espoir en une nouvelle politique étrangère américaine, moins unilatérale, plus à l'écoute et respectueuse des autres acteurs du monde : Union Européenne, Russie, ONU, pays émergents du Sud, mais aussi contrées de l'axe du mal: Syrie, Palestine, Iran
Espoir en un nouveau "New Deal", un nouveau modéle de société où un minimum de sécurité sociale serait mis en place, où les sirénes de l'ultralibéralisme seraient compensées par un interventionnisme d'état, même mesuré, où l'environnement serait un peu plus la préoccupation au pays des 4 x4, et où les deux piliers du temple de l"american way of life", consommation et endettement, seraient contestées, où l'éducation et la santé trouveraient leur vraie place, où les années Reagan seraient définitivement effaçées.
Alors, bien sur, on me rétorquera que si l'élection était révolutionnaire, la présidence d'Obama ne le sera pas, que les changements d'approche seront marginaux, que le sénateur de l'Illinois est plus proche de Nicolas Sarkozy que d'Olivier Besancenot ou de Benoît Hamon, d'autres cassandres prévoient même son assassinat avant la fin du mandat.
C'est possible, c'est peut-être même probable.
Avec Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de "Libération", j'aimerais pourtant y croire (link
Et puis, j'ai une pensée pour Martin Luther King, dont le rêve de 1963 résonne encore à mon oreille et je me dit que, de là-haut, il doit certainement être sacrément fier de son Amérique
L'émotion était palpable hier dans la capitale de l'Illinois, mais aussi dans les immeubles de brique rouge de Harlem, la savane kenyane, dans la plupart des capitales européennes et dans celles du Tiers-monde, une émotion qui allait de pair avec l'espoir .
Espoir en une nouvelle politique étrangère américaine, moins unilatérale, plus à l'écoute et respectueuse des autres acteurs du monde : Union Européenne, Russie, ONU, pays émergents du Sud, mais aussi contrées de l'axe du mal: Syrie, Palestine, Iran
Espoir en un nouveau "New Deal", un nouveau modéle de société où un minimum de sécurité sociale serait mis en place, où les sirénes de l'ultralibéralisme seraient compensées par un interventionnisme d'état, même mesuré, où l'environnement serait un peu plus la préoccupation au pays des 4 x4, et où les deux piliers du temple de l"american way of life", consommation et endettement, seraient contestées, où l'éducation et la santé trouveraient leur vraie place, où les années Reagan seraient définitivement effaçées.
Alors, bien sur, on me rétorquera que si l'élection était révolutionnaire, la présidence d'Obama ne le sera pas, que les changements d'approche seront marginaux, que le sénateur de l'Illinois est plus proche de Nicolas Sarkozy que d'Olivier Besancenot ou de Benoît Hamon, d'autres cassandres prévoient même son assassinat avant la fin du mandat.
C'est possible, c'est peut-être même probable.
Avec Laurent Joffrin, directeur de la rédaction de "Libération", j'aimerais pourtant y croire (link
Et puis, j'ai une pensée pour Martin Luther King, dont le rêve de 1963 résonne encore à mon oreille et je me dit que, de là-haut, il doit certainement être sacrément fier de son Amérique
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