Concert du nouvel an
Voilà une note dont j'avais l'idée depuis plusieurs mois déjà (janvier pour être précis) et que, faute de temps ou d'inspiration, je n'exploite que maintenant .....
Le sujet en sont bien entendu les oeuvres de Johann Stauss, père et fils, finalement assez peu présent dans ma discothèque classique car réduites à un seul CD qui compile les plus grandes valses et polkas des deux Viennois, certes interprétés par le nazillon et jetsetteur Herbert von Karajan, et à travers elles de l'habituel Concert du nouvel an, diffusé chaque début de millésimme par la télévisio n Française en Eurovision.....
De voir chaque année la retransmission en direct du "Musikverein" du concert du 01er Janvier à Vienne, et son public coincé, sénescent et sévérement endimanché, et malgré toute la facilité et le charme des mélodies straussiennes, donne, en effet, un air suranné et vieillot aux oeuvres de danse du père et du fils. C'est qu'on est dans le régne de la tradition, chacun sait qu'immanquablement c'est la "Marche de Radezky", général célébre et briseur de récoltes par ailleurs, qui finira le concert dans un "Bis "incontournable; les standards que sont la "Valse de l'Empereur " ou "Le beau danube bleu " seront inévitablement joués et la litanie des oeuvres de second rang, au nom imprononçable et indistincts aux non-germanistes raffermissent encore cette image d'un événement plus mondain que musical, d'une tradition encore plus ancrée dans la civilisation autrichienne que les séquestrations d'adolescentes ou les "Hausschuhe", forcément portées sur des chaussettes blanches.
Pourtant, l'Autriche est un de ces pays où l'éducation musicale se fait dès l'école primaire; où la quasi-majorité des collégiens et lycéens pratiquent un instrument de musique, où l'accès aux salles de spectacle est véritablement démocratique, car des plus modiques, où chaque année, les orchestres et sociétés musicales n'hésitent pas à organiser des concerts dit de carnaval ("Fasching" en viennois) où des quatuors et des quintettes reprennent des oeuvres de Walt Disney ou des mélodies traditionnelles, n'hésitant pas au mélange des genres tant honni par la petite coterie de spécialistes qui, en France, gardent les clés d'un temple dont ils sont les seuls visiteurs...
Paradoxe qu'au pays de Sissi et du triomphe des titres, que dans cette société bureaucratique et encore empesée de la hiérarchie impériale, la musique, il est vrai une chose bien trop sérieuse pour la confier à des spécialistes, soit à ce point ancrée dans les moeurs et la vie quotidienne.
Point étonnant alors qu'à côté de Bruckner ou Malher, dont les oeuvres sont parmi les plus longues et les plus ardues de la musique symphonique, on retrouve des Suppe (prince de la "Cavalerie légére"), des Lehar ou des Czerny, des Johann Strauss Père et fils, sorte de producteurs en série de hits parades
Le sujet en sont bien entendu les oeuvres de Johann Stauss, père et fils, finalement assez peu présent dans ma discothèque classique car réduites à un seul CD qui compile les plus grandes valses et polkas des deux Viennois, certes interprétés par le nazillon et jetsetteur Herbert von Karajan, et à travers elles de l'habituel Concert du nouvel an, diffusé chaque début de millésimme par la télévisio n Française en Eurovision.....
De voir chaque année la retransmission en direct du "Musikverein" du concert du 01er Janvier à Vienne, et son public coincé, sénescent et sévérement endimanché, et malgré toute la facilité et le charme des mélodies straussiennes, donne, en effet, un air suranné et vieillot aux oeuvres de danse du père et du fils. C'est qu'on est dans le régne de la tradition, chacun sait qu'immanquablement c'est la "Marche de Radezky", général célébre et briseur de récoltes par ailleurs, qui finira le concert dans un "Bis "incontournable; les standards que sont la "Valse de l'Empereur " ou "Le beau danube bleu " seront inévitablement joués et la litanie des oeuvres de second rang, au nom imprononçable et indistincts aux non-germanistes raffermissent encore cette image d'un événement plus mondain que musical, d'une tradition encore plus ancrée dans la civilisation autrichienne que les séquestrations d'adolescentes ou les "Hausschuhe", forcément portées sur des chaussettes blanches.
Pourtant, l'Autriche est un de ces pays où l'éducation musicale se fait dès l'école primaire; où la quasi-majorité des collégiens et lycéens pratiquent un instrument de musique, où l'accès aux salles de spectacle est véritablement démocratique, car des plus modiques, où chaque année, les orchestres et sociétés musicales n'hésitent pas à organiser des concerts dit de carnaval ("Fasching" en viennois) où des quatuors et des quintettes reprennent des oeuvres de Walt Disney ou des mélodies traditionnelles, n'hésitant pas au mélange des genres tant honni par la petite coterie de spécialistes qui, en France, gardent les clés d'un temple dont ils sont les seuls visiteurs...
Paradoxe qu'au pays de Sissi et du triomphe des titres, que dans cette société bureaucratique et encore empesée de la hiérarchie impériale, la musique, il est vrai une chose bien trop sérieuse pour la confier à des spécialistes, soit à ce point ancrée dans les moeurs et la vie quotidienne.
Point étonnant alors qu'à côté de Bruckner ou Malher, dont les oeuvres sont parmi les plus longues et les plus ardues de la musique symphonique, on retrouve des Suppe (prince de la "Cavalerie légére"), des Lehar ou des Czerny, des Johann Strauss Père et fils, sorte de producteurs en série de hits parades
Publicité