Chanteur de salles de bains
Ainsi donc, par la grace du marketing et de la nostalgie de quadragénaires heureux de retomber quelques heures aux temps glorieux de leur enfance, l'ancien ludion virevoltant aux chorégraphies électriques, le tyranneau domestique de Dannemois , le symbole de la variété kitsch des années 70 devient de nouveau à la mode, en raison d'un trentième anniversaire et de l'omniprésence médiatique de l'exploitant et exploiteur Fabien Lecoeuvre .
Notre Clo-Clo national, tant de fois raillé est désormais une égérie de la nouvelle scène française (version branchouille , pas celle qui parvient à concilier succès populaire et qualité), de Clarika à Elodie Frégé, d'Adrienne Pauly à Jeanne Cherhal (laquelle est pourtant d'habitude plus inspirée), qui lui consacre un album de reprises, un "tribute" comme disent nos amis requins.
Les chansons de Claude François, que l'on écoutait dans feu les émissions d'Evelyne Thomas ou de JLD, qui servaient souvent de prétexte aux moqueries de sosies de supermarchés et de foires commerciales, ou d'exutoire pour les "Cyndy Sander" de France ou de Belgique sont désormais à l'honneur dans les "Grand Journal","Taratata" ou "CD d'aujourd"hui" .
Tels des Clovis de second rang, les critiques adorent ainsi ce qu'ils ont brulé et réhabilitent désormais les ritournelles du KoKo égyptien, les mêmes qu'ils avaient vitupérées il ya quarante ans .
Comme souvent, l'intéressé ne mérite ni excés d'honneur ni d'indignité: ces chansons, souvent reprises ou adaptations de standards américains de la Tamla Motown ne manquent pas de rythme et constituent souvent des machines à danser à l'efficacité redoutable.Qui n' a jamais tenté de reproduire la chorégraphie des clodettes à l'écoute du"Lundi au soleil" ou de " La même chanson" me jette la première pierre !!!
Mais les paroles sont souvent niaises , et "Le Téléphone pleure "représente à mes yeux désormais la quintessence du nianian larmoyant .
Et puis, c'est oublier un peu vite que Claude François (peut-être pour compenser sa petite taille ) à la ville était un véritable salaud, tyrannique et caractériel, insultant et virant ses assistants au fur et à mesure de ses caprices, manipulateur et intéressé (n'est-il pas allé jusqu'à simuler un malaise lors d'un concert à Marseille pour regonfler une carrière alors au creux de la vague). Il n'est nul doute qu'aujourd'hui, si il était encore de ce monde, Claude François se serait affiché avec d'autres vedettes essentielles dans les meetings de Bercy ou Place de la Concorde en compagnie d'un autre petit bonhomme énervé...
Non, sans conteste, pour une fois, je ne peux que préférer la copie à l'original, l'inévitable Bernard Frédéric aux inoubliables saillies :
" Un coeur qui bat, un nez qui flaire, une décision qui tombe, c'est Bernard Frédéric !"
" On va leur mettre le feu. Je peux vous dire que Johnny Hallyday au stade de France, à côté, c'est un Playmobil dans un évier."
" J'ai trouvé une bombe. Elle a des yeux qui crient braguette."
Notre Clo-Clo national, tant de fois raillé est désormais une égérie de la nouvelle scène française (version branchouille , pas celle qui parvient à concilier succès populaire et qualité), de Clarika à Elodie Frégé, d'Adrienne Pauly à Jeanne Cherhal (laquelle est pourtant d'habitude plus inspirée), qui lui consacre un album de reprises, un "tribute" comme disent nos amis requins.
Les chansons de Claude François, que l'on écoutait dans feu les émissions d'Evelyne Thomas ou de JLD, qui servaient souvent de prétexte aux moqueries de sosies de supermarchés et de foires commerciales, ou d'exutoire pour les "Cyndy Sander" de France ou de Belgique sont désormais à l'honneur dans les "Grand Journal","Taratata" ou "CD d'aujourd"hui" .
Tels des Clovis de second rang, les critiques adorent ainsi ce qu'ils ont brulé et réhabilitent désormais les ritournelles du KoKo égyptien, les mêmes qu'ils avaient vitupérées il ya quarante ans .
Comme souvent, l'intéressé ne mérite ni excés d'honneur ni d'indignité: ces chansons, souvent reprises ou adaptations de standards américains de la Tamla Motown ne manquent pas de rythme et constituent souvent des machines à danser à l'efficacité redoutable.Qui n' a jamais tenté de reproduire la chorégraphie des clodettes à l'écoute du"Lundi au soleil" ou de " La même chanson" me jette la première pierre !!!
Mais les paroles sont souvent niaises , et "Le Téléphone pleure "représente à mes yeux désormais la quintessence du nianian larmoyant .
Et puis, c'est oublier un peu vite que Claude François (peut-être pour compenser sa petite taille ) à la ville était un véritable salaud, tyrannique et caractériel, insultant et virant ses assistants au fur et à mesure de ses caprices, manipulateur et intéressé (n'est-il pas allé jusqu'à simuler un malaise lors d'un concert à Marseille pour regonfler une carrière alors au creux de la vague). Il n'est nul doute qu'aujourd'hui, si il était encore de ce monde, Claude François se serait affiché avec d'autres vedettes essentielles dans les meetings de Bercy ou Place de la Concorde en compagnie d'un autre petit bonhomme énervé...
Non, sans conteste, pour une fois, je ne peux que préférer la copie à l'original, l'inévitable Bernard Frédéric aux inoubliables saillies :
" Un coeur qui bat, un nez qui flaire, une décision qui tombe, c'est Bernard Frédéric !"
" On va leur mettre le feu. Je peux vous dire que Johnny Hallyday au stade de France, à côté, c'est un Playmobil dans un évier."
" J'ai trouvé une bombe. Elle a des yeux qui crient braguette."
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