Outre-Quièvrain
D'aucuns le savent : j'ai une profonde affection pour la Belgique, ce plat pays si proche et si exotique, pourtant.
La Belgique, qui a accueilli de nombreux exilés volontaires ou non, de Baudelaire à Bénabar et de Victor Hugo à Verlaine, et a fourni de nombreuses sommités culturelles, littéraires ou techniques à la France , de Brel à Benoît Poelvoorde, d'Adolphe Sax à Annie Cordy, de René Magritte à Hergé.
C'est donc avec plaisir que je me suis plongé dans " Le mal du Pays", abécédaire des plus personnels écrit par l'auteur belge Patrick Roegiers. Malgré le caractère parfois rebutant de l'exercice de style abécédaire, des digressions et des envolées surréalistes (autre spécialité belge), l'ouvrage est riche en zeugma et en miscellanées, en allusions et allitérations, et ouvre le rideau sur la culture belge, faite d'autodérision et de compromis permanent.
Fondamentalement partagée entre la Flandre et la Wallonie, mais riche en écrivains nés en Flandre d'expression française et wallons écrivant en Flamands, la Belgique survit entre fascination pour les grands voisins (France et Hollande) tout en souhaitant affirmer sa propre identité. Experte en arts mineurs (chanson, BD) et en sports loufoques (à l'exception notable du cyclisme), elle recèle pourtant de très nombreux peintres à l'univers singulier et d'écrivains à la prose parfois tortueuse.
On y apprend ainsi que Quièvrain (célèbre pour l'Outre qui signifie la frontière) n'est pas une rivière mais une commune, que l'écrivain Crommelynck malgré son nom flahute est français de père bourguignon et de mère savoyarde, que la zwanze est une blague belge et le waterzoi, un morne plat.....
On y découvre enfin que la quasi-totalité des reines de Belgique sont d'origine étrangère et que la Déclaration d'Indépendance de 1830 a été effectuée à la suite d'émeutes se déroulant pendant une représentation d'opéra, au thèâtre de la Monnaie ("la Muette de Porticci " d'Esprit-François Auber, en l'occurence)
Ainsi, un pays qui naît dans les clameurs et les chants de cantatrices ou de ténors ne peut-être que foncièrement sympathique, à l'inverse de ceux nés de la violence et de la brutalité d'une guerre.
La Belgique, qui a accueilli de nombreux exilés volontaires ou non, de Baudelaire à Bénabar et de Victor Hugo à Verlaine, et a fourni de nombreuses sommités culturelles, littéraires ou techniques à la France , de Brel à Benoît Poelvoorde, d'Adolphe Sax à Annie Cordy, de René Magritte à Hergé.
C'est donc avec plaisir que je me suis plongé dans " Le mal du Pays", abécédaire des plus personnels écrit par l'auteur belge Patrick Roegiers. Malgré le caractère parfois rebutant de l'exercice de style abécédaire, des digressions et des envolées surréalistes (autre spécialité belge), l'ouvrage est riche en zeugma et en miscellanées, en allusions et allitérations, et ouvre le rideau sur la culture belge, faite d'autodérision et de compromis permanent.
Fondamentalement partagée entre la Flandre et la Wallonie, mais riche en écrivains nés en Flandre d'expression française et wallons écrivant en Flamands, la Belgique survit entre fascination pour les grands voisins (France et Hollande) tout en souhaitant affirmer sa propre identité. Experte en arts mineurs (chanson, BD) et en sports loufoques (à l'exception notable du cyclisme), elle recèle pourtant de très nombreux peintres à l'univers singulier et d'écrivains à la prose parfois tortueuse.
On y apprend ainsi que Quièvrain (célèbre pour l'Outre qui signifie la frontière) n'est pas une rivière mais une commune, que l'écrivain Crommelynck malgré son nom flahute est français de père bourguignon et de mère savoyarde, que la zwanze est une blague belge et le waterzoi, un morne plat.....
On y découvre enfin que la quasi-totalité des reines de Belgique sont d'origine étrangère et que la Déclaration d'Indépendance de 1830 a été effectuée à la suite d'émeutes se déroulant pendant une représentation d'opéra, au thèâtre de la Monnaie ("la Muette de Porticci " d'Esprit-François Auber, en l'occurence)
Ainsi, un pays qui naît dans les clameurs et les chants de cantatrices ou de ténors ne peut-être que foncièrement sympathique, à l'inverse de ceux nés de la violence et de la brutalité d'une guerre.
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