Ligne Claire
Je n'ai jamais été un grand spécialiste, ni finalement un grand amateur de Bandes dessinées. Peut-être parce que cela est trop vite lu . Comme tout le monde, je me suis cependant délecté des mots d'esprit et des allusions littéraires d'un Goscinny , à travers les "Astérix " ou les premiers "Lucky Luke", j'ai vrombi avec Michel Vaillant ou j'ai ri avec les "Tuniques Bleues" ou "Pierre Tombal", sans compter les émois que m'ont assurés la lecture des oeuvres complètes de Milo Manara...
De toutes ces lectures d'enfance et d'adolescence, et à part Astérix, il n'y a guère que les "Tintin" que je pratique régulièrement désormais .
Il est vrai que, tout petit , mon papa nous faisait, chaque soir, la lecture des oeuvres complétes du petit reporter, dont nous avions eu la collection complète, à la suite d'un cadeau de mon parrain.... Cette tradition est devenue un classique de la myhtologie familiale, au même titre que les mises en scène des playmobil sur les estrades ou le voyage des 7 ans dans la capitale avec notre grand-mère.
Ainsi, depuis quelques années, j'ai repris le flambeau, en faisant la lecture, de manière certes moins systématique, et en ne respectant d'ailleurs pas l'ordre chronologique des albums, de "Tintin" à l'aînée de mes filles.Bien sûr, pour que cela soit raconté dans les régles de l'art, je m'évertue à donner à chaque personnage une voix différente et, pourquoi se compliquer la vie, je m'efforce de respecter les traditions paternelles. Ainsi, Tintin a-t-il une voix des plus neutres (conforme finalement à la personnalité sans aspérités du personnage), les Dupondt se voient affublés l'un d'un accent provencal, l'autre, d'un accent belge à couper au couteau, les méchants ont une voix sardonique, et Tournesol mais aussi les autres savants (comme le professeur Calys de "L'étoile mystérieuse) une voix haut perchée et vieillie. Quant aux ressortissants de chaque pays visité, la chose est simple : Müller est allemand, Ottokar yougoslave, Tapioca espagnol et l'émir arabe .
L'avantage des albums de Tintin, c'est que l'intrigue est suffisament simple pour intéresser une enfant, sans mots vulgaires (quand Tintin ou Haddock sont effrayés ou indignés, ils s'exclament "Horreur " ou "Tonnerre de Brest), mais avec un vocabulaire relativement riche (aérolithe, par exemple); le dessin est classique mais non dépourvu d'esthétisme, et l'intrigue est découpée en vignettes de façon quasi cinématographique, avec des dessins sans dialogues, beaucoup d'onomatopées et quelques gags, essentiellement visuels (pas de jeux de mots ou de calembours, comme chez Goscinny). Bien sur, l'univers décrit a un peu vieilli, il n'ya aucune femme dans les albums et tout le monde sait désormais qu'Hergé était un conservateur avéré, voire un peu plus ....
Mais la lecture des "Tintin" a pour moi quelque chose de la pâtisserie proustienne, et je ne doute pas que ma deuxième fille, ainsi que mes éventuels neveux ou nièces connaîtront un jour le plaisir d'entendre leur papa leur consacrer quelques minutes pour leur lire 5 à 8 pages de Tintin .....
De toutes ces lectures d'enfance et d'adolescence, et à part Astérix, il n'y a guère que les "Tintin" que je pratique régulièrement désormais .
Il est vrai que, tout petit , mon papa nous faisait, chaque soir, la lecture des oeuvres complétes du petit reporter, dont nous avions eu la collection complète, à la suite d'un cadeau de mon parrain.... Cette tradition est devenue un classique de la myhtologie familiale, au même titre que les mises en scène des playmobil sur les estrades ou le voyage des 7 ans dans la capitale avec notre grand-mère.
Ainsi, depuis quelques années, j'ai repris le flambeau, en faisant la lecture, de manière certes moins systématique, et en ne respectant d'ailleurs pas l'ordre chronologique des albums, de "Tintin" à l'aînée de mes filles.Bien sûr, pour que cela soit raconté dans les régles de l'art, je m'évertue à donner à chaque personnage une voix différente et, pourquoi se compliquer la vie, je m'efforce de respecter les traditions paternelles. Ainsi, Tintin a-t-il une voix des plus neutres (conforme finalement à la personnalité sans aspérités du personnage), les Dupondt se voient affublés l'un d'un accent provencal, l'autre, d'un accent belge à couper au couteau, les méchants ont une voix sardonique, et Tournesol mais aussi les autres savants (comme le professeur Calys de "L'étoile mystérieuse) une voix haut perchée et vieillie. Quant aux ressortissants de chaque pays visité, la chose est simple : Müller est allemand, Ottokar yougoslave, Tapioca espagnol et l'émir arabe .
L'avantage des albums de Tintin, c'est que l'intrigue est suffisament simple pour intéresser une enfant, sans mots vulgaires (quand Tintin ou Haddock sont effrayés ou indignés, ils s'exclament "Horreur " ou "Tonnerre de Brest), mais avec un vocabulaire relativement riche (aérolithe, par exemple); le dessin est classique mais non dépourvu d'esthétisme, et l'intrigue est découpée en vignettes de façon quasi cinématographique, avec des dessins sans dialogues, beaucoup d'onomatopées et quelques gags, essentiellement visuels (pas de jeux de mots ou de calembours, comme chez Goscinny). Bien sur, l'univers décrit a un peu vieilli, il n'ya aucune femme dans les albums et tout le monde sait désormais qu'Hergé était un conservateur avéré, voire un peu plus ....
Mais la lecture des "Tintin" a pour moi quelque chose de la pâtisserie proustienne, et je ne doute pas que ma deuxième fille, ainsi que mes éventuels neveux ou nièces connaîtront un jour le plaisir d'entendre leur papa leur consacrer quelques minutes pour leur lire 5 à 8 pages de Tintin .....
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