Pierrot gourmand et maître Jacques

Publié le par Fred

 Il y a peu , finalement, de grandes pages d'humour dans ma  discothèque: ici et là, quelques chansons de la nouvelle scène française, "Tu peux compter sur moi" de Bénabar,  " Le monologue  shakespearien '" de Vincent  Delerm,  " Depuis " ou " les balayettes" d'Amélie les  crayons, sans oublier une  part non négligeable des chansons  de  Thomas Fersen, Bourvil  ou Henri Salvador...

C'est que  beaucoup d'interprétes,  suivant l'exemple des deux derniers cités,  passent rapidement du rire aux larmes, de  la  franche poilade  à l'émotion.

Il en est de  même pour les deux artistes qui feront l'objet de cette note : Pierre Perret et Jacques Offenbach 


Tout le monde connaît le premier; ses  chansons  coquines (quand elles  ne sont pas franchement  grivoises, mais très rarement vulgaires), l'apôtre de l'argot et de la bonne jactance.

Pierre Perret, c'est le pourfendeur du racisme, avec la célèbre "Lili" connue des écoliers de France et de   Navarre (http://www.paroles.net/chansons/17476.htm), le grand spécialiste du sexe masculin (http://www.paroles.net/chansons/24116.htm) et féminin, préférant celui d'Alice à celui d'Aragon (www.paroles.net/chansons/12422.htm).

C'est aussi un grand amoureux, qui chante comme peu d'autres la beauté de sa femme (http://www.paroles.net/chansons/20323.htm)  ou la beauté du monde  (http://www.paroles.net/chansons/18621.htm) .
C'est enfin un anticlérical féroce, un radical soc' à la sauce cassoulet, un homme de coeur et un féru de rugby, de celui à l'ancienne, des Dauga, Gachassin et des matches plus que houleux avec les anglais ou les écossais (http://www.paroles.net/chansons/23867.htm)


C'est un chanteur que l'on ne voit plus guère à la télé (sauf chez Drucker) que l'on n'entend plus à la radio, comme tous ces anciens habitués des médias des années 70 et 80, les Adamo, Fugain, ou autres Aufray , Duteil et Macias (les amis du président ), mais qui conservent toutefois un public fidèle.
C'est surtout un poète, plus profond et sensible qu'il n'y paraît sous son apparence de pierrot égrillard.

L'autre héros de ce post a une réputation d'auteur d'opérettes un peu faciles, un peu légères, baignées du stupre et du luxe clinquant du Second Empire, des beautés un peu grasse des blondes Hortense Schneider et Nana Coupeau, et de leur cour de parvenus, de nouveaux riches et de roitelets.

Est-ce pour cette actualité du propos  que depuis quelque temps, Jacob Eberst d'Offenbach est redevenu à la mode,  et fait  les beaux jours du Théâtre de Chatelet ou de la compagnie de  Marc Minkowski, que ses personnages , Eurydice ou La Belle Hélène, sont incarnées par les plus grandes, Dame Félicity Lott et la grande Natalie Dessay.
C'est que, le purgatoire de la IIIème république achevé, on a redécouvert combien l'écriture musicale d'Offenbach était brillante, tout en pastiches et en  mélodies, on a compris l'ironie et la critique parfois acerbe du régne de Sarko 1er, de Napoléon III, on oublie l'indéfinissable poésie, dépourvue de toute malice, de ses Contes d'Hoffmann, de la "Chanson d'Olympia" et de l'"Air de Dapertutto".
Comme les oeuvres évoquées dans mon post précédent, débuter sa journée par l'écoute du trio patriotique ou des rondos de Mercure , comme par celles du "Plombier " ou des "Colonies de Vacances" chères à Pierrot Perret, ne peut qu'ensoleiller une matinée embrumée !




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Publié dans Ma discothèque

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S
Sympa ton blog.. je découvre.... DEs chanteurs et chansons méconnus pour moi merci ;-)
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F
Merci pour la visite et le commentaire . Je suis allé visiter ton blog, bon échange procédés, mais ne  connaissant pas la langue de Cervantés, je n'en ai pas compris tous les trésors !