L'impasse
Encore une fois, le titre est trompeur, car il ne s'agit pas dans cet article d'une quelconque exègése du dernier pamphlet anti-Royal, des ratiocinations d'un ancien Premier rétais, vieilli, usé, fatigué, mais bien de la situation dans laquelle se trouvent les différents héros de mes deux dernières lectures..
La dernière livraison de mon équipée à la médiathèque municipale m'a ainsi fait découvrir deux ouvrages qui ne figuraient pourtant pas sur ma liste initiale de courses : "L'adversaire" et "Le Choix de Sophie".
Le premier,est le récit de l'aventure de Jean-Claude Romand, le faux médecin de l'OMS de Prévessin-Moens( patrie de T-poilà gratter) qui a tué toute sa famille, par Emmanuel Carrère, l'homme de la Moustache et fils de la secrétaire perpétuelle de l'Académie française; le deuxième est l'histoire de Sophie, jeune polonaise immortalisée à vie par Meryl Streep dans le film éponyme, rescapée des camps de la mort, polonaise catholique qui, au fur et à mesure du récit, se dévoile et avoue un comportement de moins en moins défendable, les ultimes pages de livre annoncant l'horrible révélation du dilemne qu'elle a du résoudre (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, à son arrivée au camp, Sophie doit choisir entre son fils et sa fille, un devant rejoindre dès alors la Chambre à gaz, l'autre étant cantonné au Camp des enfants et promis à une mort plus lente, mais inéluctable)
Entre le mythomane enferré dans ses mensonges (qui ont débuté dés l'université), ses escroqueries sordides et sa double vie pathétique et la rescapée alcoolique, légèrement nymphomane et incapable d'affronter ses démons et sa propre culpabilité, de surcroît éprise d'amour pour un jeune juif new-yorkais, schizophrène et toxicomane; à priori, rien de commun, sinon les condamnations à mort perpétrées par ces deux personnages, particulièrement sur leurs propres enfants. Et pourtant, dans deux ouvrages écrits de surcroît par des auteurs d'âge, de pays différents, aux styles radicalement opposés, épuré et précis pour l'un, foisonnant et complexe pour le second, les romanciers parviennent à rendre sinon sympathiques (l'horreur du crime de Romand, la méticulosité de son acte, de même que la veulerie, et la lâcheté de Sophie rendent tout pardon impossible, inimaginable) mais du moins compréhensibles leur acte, qui apparaît alors inéluctable, un peu comme le personnage des "Bienveillantes", bien qu'un monstre, trouve sa place dans un contexte politique, mental précis.....
La dernière livraison de mon équipée à la médiathèque municipale m'a ainsi fait découvrir deux ouvrages qui ne figuraient pourtant pas sur ma liste initiale de courses : "L'adversaire" et "Le Choix de Sophie".
Le premier,est le récit de l'aventure de Jean-Claude Romand, le faux médecin de l'OMS de Prévessin-Moens( patrie de T-poilà gratter) qui a tué toute sa famille, par Emmanuel Carrère, l'homme de la Moustache et fils de la secrétaire perpétuelle de l'Académie française; le deuxième est l'histoire de Sophie, jeune polonaise immortalisée à vie par Meryl Streep dans le film éponyme, rescapée des camps de la mort, polonaise catholique qui, au fur et à mesure du récit, se dévoile et avoue un comportement de moins en moins défendable, les ultimes pages de livre annoncant l'horrible révélation du dilemne qu'elle a du résoudre (pour ceux qui ne connaissent pas l'histoire, à son arrivée au camp, Sophie doit choisir entre son fils et sa fille, un devant rejoindre dès alors la Chambre à gaz, l'autre étant cantonné au Camp des enfants et promis à une mort plus lente, mais inéluctable)
Entre le mythomane enferré dans ses mensonges (qui ont débuté dés l'université), ses escroqueries sordides et sa double vie pathétique et la rescapée alcoolique, légèrement nymphomane et incapable d'affronter ses démons et sa propre culpabilité, de surcroît éprise d'amour pour un jeune juif new-yorkais, schizophrène et toxicomane; à priori, rien de commun, sinon les condamnations à mort perpétrées par ces deux personnages, particulièrement sur leurs propres enfants. Et pourtant, dans deux ouvrages écrits de surcroît par des auteurs d'âge, de pays différents, aux styles radicalement opposés, épuré et précis pour l'un, foisonnant et complexe pour le second, les romanciers parviennent à rendre sinon sympathiques (l'horreur du crime de Romand, la méticulosité de son acte, de même que la veulerie, et la lâcheté de Sophie rendent tout pardon impossible, inimaginable) mais du moins compréhensibles leur acte, qui apparaît alors inéluctable, un peu comme le personnage des "Bienveillantes", bien qu'un monstre, trouve sa place dans un contexte politique, mental précis.....
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