Pour enfants
En explorant le contenu de ma discothèque, sinon idéale, du moins personnelle, je m'aperçois que le rayon enfantin me semble moins fourni et finalement assez peu différent de ce que nous écoutions, enfants.
Il est vrai , toutefois, qu'entre ma prime enfance, qui s'est déroulée à l'ombre des années 70, alors que les chaînes de télévision et la fièvre consumériste des bambins étaient moins développées que plus tard, et celle de mon plus jeune frère, digne rejeton des folles années libérales (je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'il apprécie le raccourci), il y a un monde. Que dire alors des continents qui sépareraient l'univers des petites filles de l'an 2000 avec celui de leur géniteur ?
Et bien, retour aux fondamentaux ou distorsion de l'espace temps, le fossé n'est pas si grand. Nous écoutions certes de ces grandes dames de la chanson, aujourd'hui tombées au champ d'honneur de l'oubli, qu'étaient Dorothée, Annie Cordy et Chantal Goya , cette dernière étant de surcroît dommage collatéral de la naissance d'une certaine forme de télévision, racoleuse et interactive; mais aussi Anne Sylvestre et ses fabulettes, Henri Dès , les livre-disques du Petit ménestrel et des microsillons à vocation éducative sur les animaux, les lettres ou la vie de Mozart.
Qu'écoutent mes petites, et principalement l'aînée des deux, puisque l'oreille musicale de la seconde n'est âgée que de quelques mois : les inaltérable Henri Dès, "Pierre et le loup "ou "Piccolo et saxo"; des CD racontant des histoires, quelques rares émanations télévisuelles (essentiellement de la baby-techno, qui recycle avec force boîtes à rythmes les tubes de nos enfances, de la Danse des canards métamorphosée en Ragga des Pingouins, ou du Papa Pingouin, qui a dignement représenté le Luxembourg à l'Eurovision (voir note Mortellement Kitsch http://instantanes.over-blog.net/article-12009401.html )), et des Cd originaux dans lesquels on retrouve des chansons sur les animaux, qu'ils soient de la ferme ou de la savane, des chants de Noël et des chansons traditionnelles sous différents arrangements (notamment ceux de "Gens de Lorraine" , riche en sons, cristallins et désuets, d'une boîte à musique et d'une épinette, d'un accordéon et d'un célesta) ? Il faut ajouter à ce panel les opus des "Papas Rigolos" ou de Versini (auteur du tubesque "Père Noël frappe à la porte), qui sont au XXIème siècle ce qu'étaient Anne Sylvestre ou Vava dans les années 70 .....
Ce que je veut dire, c'est que, atavisme et éducation oblige, nos enfants écoutent sensiblement la même chose que leurs parents, et ce alors même qu' elles regardent la télévision certainement plus que nous et différemment ( je vous parle d'un temps où les Simpson et la Star Ac n'existait pas et où Récré A2 durait une après midi entière).
Il est vrai que mon aînée de 4 ans écoute aussi ce que nous écoutons : elle peut aussi bien chanter Mika ou "La Carioca", Adamo ou Manu Chao (celui des Wampas), Bénabar et Starmania.......
Il est vrai , toutefois, qu'entre ma prime enfance, qui s'est déroulée à l'ombre des années 70, alors que les chaînes de télévision et la fièvre consumériste des bambins étaient moins développées que plus tard, et celle de mon plus jeune frère, digne rejeton des folles années libérales (je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'il apprécie le raccourci), il y a un monde. Que dire alors des continents qui sépareraient l'univers des petites filles de l'an 2000 avec celui de leur géniteur ?
Et bien, retour aux fondamentaux ou distorsion de l'espace temps, le fossé n'est pas si grand. Nous écoutions certes de ces grandes dames de la chanson, aujourd'hui tombées au champ d'honneur de l'oubli, qu'étaient Dorothée, Annie Cordy et Chantal Goya , cette dernière étant de surcroît dommage collatéral de la naissance d'une certaine forme de télévision, racoleuse et interactive; mais aussi Anne Sylvestre et ses fabulettes, Henri Dès , les livre-disques du Petit ménestrel et des microsillons à vocation éducative sur les animaux, les lettres ou la vie de Mozart.
Qu'écoutent mes petites, et principalement l'aînée des deux, puisque l'oreille musicale de la seconde n'est âgée que de quelques mois : les inaltérable Henri Dès, "Pierre et le loup "ou "Piccolo et saxo"; des CD racontant des histoires, quelques rares émanations télévisuelles (essentiellement de la baby-techno, qui recycle avec force boîtes à rythmes les tubes de nos enfances, de la Danse des canards métamorphosée en Ragga des Pingouins, ou du Papa Pingouin, qui a dignement représenté le Luxembourg à l'Eurovision (voir note Mortellement Kitsch http://instantanes.over-blog.net/article-12009401.html )), et des Cd originaux dans lesquels on retrouve des chansons sur les animaux, qu'ils soient de la ferme ou de la savane, des chants de Noël et des chansons traditionnelles sous différents arrangements (notamment ceux de "Gens de Lorraine" , riche en sons, cristallins et désuets, d'une boîte à musique et d'une épinette, d'un accordéon et d'un célesta) ? Il faut ajouter à ce panel les opus des "Papas Rigolos" ou de Versini (auteur du tubesque "Père Noël frappe à la porte), qui sont au XXIème siècle ce qu'étaient Anne Sylvestre ou Vava dans les années 70 .....
Ce que je veut dire, c'est que, atavisme et éducation oblige, nos enfants écoutent sensiblement la même chose que leurs parents, et ce alors même qu' elles regardent la télévision certainement plus que nous et différemment ( je vous parle d'un temps où les Simpson et la Star Ac n'existait pas et où Récré A2 durait une après midi entière).
Il est vrai que mon aînée de 4 ans écoute aussi ce que nous écoutons : elle peut aussi bien chanter Mika ou "La Carioca", Adamo ou Manu Chao (celui des Wampas), Bénabar et Starmania.......
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