Au Plaisir de Dieu
Ce qu'il y a de bien dans les bibliothèques, c'est que si vous les arpentez sans idées préconcues, vous pouvez en repartir avec des trésors que vous n'auriez jamais envisagés, des bouquins que vous ne comptiez pas dévorer.
Ainsi, lors de ma dernière escapade à la bibliothèque municipale, j'ai découvert "Au Plaisir de Dieu", biographiei d'une famille et iconographie d'une classe sociale.
Le titre m'évoquait déjà quelque peu car un feuilleton télévisé en avait été tiré, il a déjà près de trente ans.
Quant à l'auteur, Jean d'Ormesson, si le personnage médiatique m'agace quelque peu, ce dandy de grand chemin arpentant les plateaux télévisés comme d'autres les allées de supermarché, j'ai toujours lu avec plaisir ses oeuvres qu'il s'agisse de " La Gloire de l'Empire", " La Douane de Mer" et surtout l'"Histoire du juif errant".
Encore une fois, je n'ai pas été déçu : "Au plaisir de Dieu" raconte l'histoire d'une famille aristocratique , les Plessis-Vaudreuil, entre 1900 et 1970, mais au contraire d'autres sagas, l'Histoire de France, la grande ne sert que d'arrière plan, de toile de fond sur laquelle est dépeinte l'épopée des Plessis-Vaudreuil.
C'est aussi une histoire de valeurs, dont si je suis loin de les partager, je reconnais l'importance pour une famille aristocratique et qui représenta également un courant de pensée jusqu'avant la Seconde Guerre Mondiale: la fidélité au Roi, le respect de ses Gens, une foi sincère et atavique, le mépris de l'argent, un certain détachement vis à vis de la chose publique et de l'Histoire, ce qui n'empêcha pas d'ailleurs les membres du clan de se répartir équitablement entre dreyfusards et anit-dreyfusards, résistants et collaborateurs, gaullistes et communistes, l'un des derniers rejetons basculant même dans un terrorisme révolutionnaire propre aux années de plomb.
C'est l'histoire d'un déclin, les premiers accommodements étant d'abord l'entrée dans la famille d'une femme d'origine juive, puis celle d'une représentante de la Grande Bourgeoisie d'affaires honnie qui, loin du calme et de l'immobilité sarthoise de la propriété familiale, tenait salon où elle accueillait proustiens et décadents, surréalistes et cubistes; l'apogèe de la déchéance familiale étant la vente et le départ du château, à l'aube des années 50
C'est surtout très bien écrit, d'une langue subtile et un peu surannée: entre zeugmas et accumulations, grandes tirades et aphorismes acides .
Ainsi, lors de ma dernière escapade à la bibliothèque municipale, j'ai découvert "Au Plaisir de Dieu", biographiei d'une famille et iconographie d'une classe sociale.
Le titre m'évoquait déjà quelque peu car un feuilleton télévisé en avait été tiré, il a déjà près de trente ans.
Quant à l'auteur, Jean d'Ormesson, si le personnage médiatique m'agace quelque peu, ce dandy de grand chemin arpentant les plateaux télévisés comme d'autres les allées de supermarché, j'ai toujours lu avec plaisir ses oeuvres qu'il s'agisse de " La Gloire de l'Empire", " La Douane de Mer" et surtout l'"Histoire du juif errant".
Encore une fois, je n'ai pas été déçu : "Au plaisir de Dieu" raconte l'histoire d'une famille aristocratique , les Plessis-Vaudreuil, entre 1900 et 1970, mais au contraire d'autres sagas, l'Histoire de France, la grande ne sert que d'arrière plan, de toile de fond sur laquelle est dépeinte l'épopée des Plessis-Vaudreuil.
C'est aussi une histoire de valeurs, dont si je suis loin de les partager, je reconnais l'importance pour une famille aristocratique et qui représenta également un courant de pensée jusqu'avant la Seconde Guerre Mondiale: la fidélité au Roi, le respect de ses Gens, une foi sincère et atavique, le mépris de l'argent, un certain détachement vis à vis de la chose publique et de l'Histoire, ce qui n'empêcha pas d'ailleurs les membres du clan de se répartir équitablement entre dreyfusards et anit-dreyfusards, résistants et collaborateurs, gaullistes et communistes, l'un des derniers rejetons basculant même dans un terrorisme révolutionnaire propre aux années de plomb.
C'est l'histoire d'un déclin, les premiers accommodements étant d'abord l'entrée dans la famille d'une femme d'origine juive, puis celle d'une représentante de la Grande Bourgeoisie d'affaires honnie qui, loin du calme et de l'immobilité sarthoise de la propriété familiale, tenait salon où elle accueillait proustiens et décadents, surréalistes et cubistes; l'apogèe de la déchéance familiale étant la vente et le départ du château, à l'aube des années 50
C'est surtout très bien écrit, d'une langue subtile et un peu surannée: entre zeugmas et accumulations, grandes tirades et aphorismes acides .
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