Romans de gare
Ils nous ont fait découvrir la lecture, provoqué des émois ou des coups de coeur; et nous ont permis d'explorer ensuite d'autres auteurs, d'autres genres, d'autres aventures.
Ainsi , de ces ouvrages découverts dans la bibliothèque d'enfance de la maison maternelle, ceux de T Tribly, pseudonyme de Thérèse de Marnyphac, dont les ouvrages étaient illustrées par Marion Iessel, son alter ego .
Edifiants, bien pensants, ils faisaient l'apologie des valeurs morales, les pauvres y étaient travailleurs, obéissants à leurs parents et aux conseils de l'abbé (Trilby est aussi l'auteur d'une Messe racontée aux enfants, indispensable catéchisme à destination des tout-petits) et au contraire souvent des rejetons des familles bourgeoises ou aristocratiques, orgueilleux et égoïstes, mais qui connaitront la rédemption au contact de petits pauvres... Amen !
Dans un autre genre, une autre époque, un autre éditeur mais dans la même communauté de valeurs; les aventures des gones lyonnais des Six compagnons. Qu'est ce que j'ai pu lire leurs aventures lyonnaises ou méridionales, à la recherche de voleurs éhontés ou de brigands maladroits, et parfois malgré l'aide de la police.... Les livres de Paul Jacques Bonzon m'ont surtout fait aimer un Lyon de carte postale, entre la colline qui prie et celle qui travaille, les traboules et les pentes .... Là aussi, mais dans une tournure plus sociale (Bonzon était instituteur), les héros sont forcément positifs, et apologues d'un ordre juste.
Puis, ce fut la découverte du prolifique Exbrayat; dont les romans policiers oscillent entre humour débridé et noirceur, entre description qui nous semblait acide des douceurs de la vie provinciale et romans d'espionnage parodiques.
La famille vouait un véritable culte aux romans d'Exbrayat, dont nous détenons presque toute la collection . Les intrigues sont souvent très bien tournées, les personnages attachants mais les romans, parus pour la plupart entre 1960 et 1975, ne donnent une vision qu'expurgée de la mort ou de la violence, voire de l'amour, qui constituait souvent une intrigue secondaire, parfois empreinte de sentimentalisme et de happy end, amour souvent déçu mais qui restait dans tous les cas chastes et courtois....
Enfin, lecture de mes années d'adolescence, les lectures dépuratives des aventures d'abord d'Hubert Bonnisseur de la Bath, puis de Malko LInge, alias SAS; dans des histoires à l'idéologie anticommunsite, impérialiste, et pro américaine, parfois violentes, mais qui avait l'avantage de contenir une à trois scènes de sexe, souvent explicites, qui constituaient d'ailleurs le seul intérêt de ces romans de gare, créateurs d'émois plus physiques qu'intellectuels. Cependant, comme les Trilby, les 6 Compagnons ou les Exbrayat (ces derniers étant les suels que je relit avec passion), tous constituent mes premières découvertes de l'objet livre et des plaisirs qu'il procure....
Ainsi , de ces ouvrages découverts dans la bibliothèque d'enfance de la maison maternelle, ceux de T Tribly, pseudonyme de Thérèse de Marnyphac, dont les ouvrages étaient illustrées par Marion Iessel, son alter ego .
Edifiants, bien pensants, ils faisaient l'apologie des valeurs morales, les pauvres y étaient travailleurs, obéissants à leurs parents et aux conseils de l'abbé (Trilby est aussi l'auteur d'une Messe racontée aux enfants, indispensable catéchisme à destination des tout-petits) et au contraire souvent des rejetons des familles bourgeoises ou aristocratiques, orgueilleux et égoïstes, mais qui connaitront la rédemption au contact de petits pauvres... Amen !
Dans un autre genre, une autre époque, un autre éditeur mais dans la même communauté de valeurs; les aventures des gones lyonnais des Six compagnons. Qu'est ce que j'ai pu lire leurs aventures lyonnaises ou méridionales, à la recherche de voleurs éhontés ou de brigands maladroits, et parfois malgré l'aide de la police.... Les livres de Paul Jacques Bonzon m'ont surtout fait aimer un Lyon de carte postale, entre la colline qui prie et celle qui travaille, les traboules et les pentes .... Là aussi, mais dans une tournure plus sociale (Bonzon était instituteur), les héros sont forcément positifs, et apologues d'un ordre juste.
Puis, ce fut la découverte du prolifique Exbrayat; dont les romans policiers oscillent entre humour débridé et noirceur, entre description qui nous semblait acide des douceurs de la vie provinciale et romans d'espionnage parodiques.
La famille vouait un véritable culte aux romans d'Exbrayat, dont nous détenons presque toute la collection . Les intrigues sont souvent très bien tournées, les personnages attachants mais les romans, parus pour la plupart entre 1960 et 1975, ne donnent une vision qu'expurgée de la mort ou de la violence, voire de l'amour, qui constituait souvent une intrigue secondaire, parfois empreinte de sentimentalisme et de happy end, amour souvent déçu mais qui restait dans tous les cas chastes et courtois....
Enfin, lecture de mes années d'adolescence, les lectures dépuratives des aventures d'abord d'Hubert Bonnisseur de la Bath, puis de Malko LInge, alias SAS; dans des histoires à l'idéologie anticommunsite, impérialiste, et pro américaine, parfois violentes, mais qui avait l'avantage de contenir une à trois scènes de sexe, souvent explicites, qui constituaient d'ailleurs le seul intérêt de ces romans de gare, créateurs d'émois plus physiques qu'intellectuels. Cependant, comme les Trilby, les 6 Compagnons ou les Exbrayat (ces derniers étant les suels que je relit avec passion), tous constituent mes premières découvertes de l'objet livre et des plaisirs qu'il procure....
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