(com)Plainte agricole
Le Salon de l'Agriculture met, comme chaque année, et encore plus en période électorale, l'accent sur les agriculteurs, leurs visages rougeauds et leurs accents rocailleux; et le petit peuple de France de s'extasier sur le bonheur de la campagne et la sympathie de nos amis ruraux...
Il est vrai que la terre ne ment pas..
C'est quand même oublier que la FNSEA obtient certainement la palme du syndicat professionnel le plus corporatiste (juste devant le SNES) et que la paysannerie représente la frange la plus réactionnaire de la société française .
A les entendre, cela eut payé mais désormais ils parviennent à peine à joindre les deux bouts; les retraites sont misérables (normal, quand on n'a jamais cotisé !!!), et les terrains agricoles de plus en plus rares.
Sait-on que les premiers fossoyeurs de la surface cultivable sont les agriculteurs eux-même, qui, dés la retraite venue, se dépêchent de céder les prés et terrains qu'ils possèdent au prix le plus élevé possible, de préférence à des promoteurs ou des financiers (et certainement pas aux pouvoirs publics qui souhaiteraient agrandir une école ou une Zone d'activité en payant le terrain au juste prix)? Un cultivateur soucieux de l'intérêt général est bien aussi rare qu'une entreprise citoyenne.
Et je n'évoque pas ici les ravages des élevages de porcs sur la qualité de l'eau en Bretagne ou la canalisation à outrance d'une rivière comme la Bourbre.
Bien sur, il y a paysan et paysan, le riche exploiteur de la Beauce et le paysan de montagne obligé de pratiquer la double activité ou le tourisme rural, le viticulteur gascon à la gâchette facile (l'Inspection du travail s'en souvient ) et l'agronome, chantre de l'agriculture raisonnée.
Il n'empêche, une visite au Salon s'impose, et rime la plupart du temps avec démagogie.
Il est vrai que la terre ne ment pas..
C'est quand même oublier que la FNSEA obtient certainement la palme du syndicat professionnel le plus corporatiste (juste devant le SNES) et que la paysannerie représente la frange la plus réactionnaire de la société française .
A les entendre, cela eut payé mais désormais ils parviennent à peine à joindre les deux bouts; les retraites sont misérables (normal, quand on n'a jamais cotisé !!!), et les terrains agricoles de plus en plus rares.
Sait-on que les premiers fossoyeurs de la surface cultivable sont les agriculteurs eux-même, qui, dés la retraite venue, se dépêchent de céder les prés et terrains qu'ils possèdent au prix le plus élevé possible, de préférence à des promoteurs ou des financiers (et certainement pas aux pouvoirs publics qui souhaiteraient agrandir une école ou une Zone d'activité en payant le terrain au juste prix)? Un cultivateur soucieux de l'intérêt général est bien aussi rare qu'une entreprise citoyenne.
Et je n'évoque pas ici les ravages des élevages de porcs sur la qualité de l'eau en Bretagne ou la canalisation à outrance d'une rivière comme la Bourbre.
Bien sur, il y a paysan et paysan, le riche exploiteur de la Beauce et le paysan de montagne obligé de pratiquer la double activité ou le tourisme rural, le viticulteur gascon à la gâchette facile (l'Inspection du travail s'en souvient ) et l'agronome, chantre de l'agriculture raisonnée.
Il n'empêche, une visite au Salon s'impose, et rime la plupart du temps avec démagogie.
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