Apologie de Clytemnestre
Moi qui n'est jamais été, au contraire par exemple de mon épouse ou de ptitfrère1, absolument passionné de la mythologie grecque, geste épique auquel j'ai toujours préféré la Légende des siècles ou l'histoire familiale; j'ai découvert avec beaucoup d'intérêt " Apologie de Clytemnestre ", ouvrage qui narre les aventures de l'épouse d'Agamemnon, racontées par elle-même .
Clytemnestre, c'est la méchante de l'histoire, la harpie qui assassine son mari, aidé de son amant, en l'entortillant dans un peignoir truqué et en lui assénant deux coups de cette hache à deux lames... Même Offenbach, dans l'hilarant "Belle Hélène" lui donne le mauvais rôle* .
Et pourtant, trouvons lui des circonstances atténuantes : la soeur des deux jumeaux qu'elle aimait "Castor et Pollux", et de la ravissante Hélène (qui, dans l'ouvrage , ne passe pas moins que pour une traînée arrogante et coquette, eusses-t-elle les traits et les formes de Diane Krüger ou l'abattage comique de Dame Felicity Lott), la fille de Léda (que Zeus, doré , adora), est mariée au fier et violent Agamemnon, laquelle réduit la femme de caractère qu'elle était assurément (pour peu qu'elle existasse véritablement) au magistère de la cuisine et au seul règne de la domesticité.
A la suite des turpitudes d'Hélène, la guerre de Troie (qui comme son nom l'indique, durera 9 ans) est déclarée, et ne voilà-t-il pas qu'il faut sacrifier Iphigénie, fille aînée et chérie, pour permettre le départ de la flotte. Personne, alors, y compris les héros Achille, pourtant toujours bouillant, et Ulysse, vagabond d'Ithaque, ne s'oppose au meurtre sacrificiel et voilà Iphigénie sacrifiée par son père.. (Abraham n'a, lui, eu pas eu à connaître ce dilemne) .
Pendant l'absence du "roi barbu qui s'avance", c'est Clytemnestre qui fait tourner la boutique, en l'occurrence le royaume de Mycènes, en s'aventurant certes quelque peu dans les bras et le lit d'Egisthe, en en profitant pour découvrir la volupté, et ne voilà-t-il pas que son époux légitime revient, accompagné de la charmante captive Cassandre. Il me semble qu'aujourd'hui, le crime passionnel pourrait être plaidé...
On rit beaucoup à la lecture de ce livre, des anachronismes assumés, on y retrouve les personnages de la mythologie, devenus ultérieurement les héros de Sophocle et de Racine, d'Euripide et de Richard Strauss...
La geste des Atrides est ainsi beaucoup plus accessible qu'en essayant de déchiffrer "Lyliane est au lycée " " les Troyennes de Berlioz" ou l'Iphigénie de Glück .
* Dialogue suivant :
Agammemnon : Il faut se faire une raison quand les dieux commandent. J'ai beau aimer ma fille Iphigénie, je les sacrifierais sans hésitation (...) Quant à Clytemenstre, c'est autre chose, cela me ferait un rude plaisir ...
Clytemnestre, c'est la méchante de l'histoire, la harpie qui assassine son mari, aidé de son amant, en l'entortillant dans un peignoir truqué et en lui assénant deux coups de cette hache à deux lames... Même Offenbach, dans l'hilarant "Belle Hélène" lui donne le mauvais rôle* .
Et pourtant, trouvons lui des circonstances atténuantes : la soeur des deux jumeaux qu'elle aimait "Castor et Pollux", et de la ravissante Hélène (qui, dans l'ouvrage , ne passe pas moins que pour une traînée arrogante et coquette, eusses-t-elle les traits et les formes de Diane Krüger ou l'abattage comique de Dame Felicity Lott), la fille de Léda (que Zeus, doré , adora), est mariée au fier et violent Agamemnon, laquelle réduit la femme de caractère qu'elle était assurément (pour peu qu'elle existasse véritablement) au magistère de la cuisine et au seul règne de la domesticité.
A la suite des turpitudes d'Hélène, la guerre de Troie (qui comme son nom l'indique, durera 9 ans) est déclarée, et ne voilà-t-il pas qu'il faut sacrifier Iphigénie, fille aînée et chérie, pour permettre le départ de la flotte. Personne, alors, y compris les héros Achille, pourtant toujours bouillant, et Ulysse, vagabond d'Ithaque, ne s'oppose au meurtre sacrificiel et voilà Iphigénie sacrifiée par son père.. (Abraham n'a, lui, eu pas eu à connaître ce dilemne) .
Pendant l'absence du "roi barbu qui s'avance", c'est Clytemnestre qui fait tourner la boutique, en l'occurrence le royaume de Mycènes, en s'aventurant certes quelque peu dans les bras et le lit d'Egisthe, en en profitant pour découvrir la volupté, et ne voilà-t-il pas que son époux légitime revient, accompagné de la charmante captive Cassandre. Il me semble qu'aujourd'hui, le crime passionnel pourrait être plaidé...
On rit beaucoup à la lecture de ce livre, des anachronismes assumés, on y retrouve les personnages de la mythologie, devenus ultérieurement les héros de Sophocle et de Racine, d'Euripide et de Richard Strauss...
La geste des Atrides est ainsi beaucoup plus accessible qu'en essayant de déchiffrer "Lyliane est au lycée " " les Troyennes de Berlioz" ou l'Iphigénie de Glück .
* Dialogue suivant :
Agammemnon : Il faut se faire une raison quand les dieux commandent. J'ai beau aimer ma fille Iphigénie, je les sacrifierais sans hésitation (...) Quant à Clytemenstre, c'est autre chose, cela me ferait un rude plaisir ...
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