Terres froides
En parcourant l'autre lundi (en voiture, et non plus en vélo comme auparavant) la RD 520 entre Châbons et Nivolas, il m'est revenu que c'est par ce petit coin du Dauphiné, avec le quartier dit de ChampFleuri à Bourgoin-Jallieu (car les cités les plus sensibles ont; par oxymore, les dénominations les plus bucoliques entre vert bois et riante plaine, luth et tamaris) que j'ai fait la connaissance de l'Isère.
Bien sur, à l'occasion de voyages vers le Sud, et mes parents ne goûtant guère l'autoroute, j'ai un vague souvenir de m'être arrêté à Bourgoin-Jallieu, et une des prestations les plus accomplies du Club des Mandolines de Remiremont eut lieu à Vienne, la romaine et l'antique...
Mais c'est bien entendu à la suite de ma rencontre avec ma dulcinée que j'ai plus avant découvert le Vallon de Lamartine et sa kyrielle de petites capitales : Virieu, Panissage, Biol (le haut et le Bas), Châbons et bien entendu Blandin, siège de la principauté familiale. Rapidement, le Vallon de Lamartine s'est mué en Vallée heureuse...
Paysages verdoyants, collines et côteaux, paradis des cyclotouristes exigeants et des amateurs de race bovine, reliques d'un monde rural encore un peu épargné par la rurbanisation galopante, ce territoire, partie intégrante quoique périphérique des Vals du Dauphiné, qui seront le siège de mes premiers exploits politico-administratifs, avait notoirement beaucoup de points communs avec mes Vosges natales, tant du point de vue géographique et paysager qu'industriel, tant au niveau de la mentalité (froide en apparence, les deux savent se dévoiler) que de la sociologie politique (du type rural conservateur, n'aimant guère les fonctionnaires et les patrons, les hommes politiques et laltérité, qu'elle soit basée sur l'ethnie, le mode de vie ou la religion), jusqu à la ressemblance ultime, à quelques unités de population près entre le village qui m'a entendu lancer mes premiers vagissements et celui qui a abrité mes premières amours...
Les affres de l'exil aidant, ces Terres que l'on dit froides avaient toutefois quelque choses de délices chaleureuses, lors de mes brèves incursions en Dauphiné depuis l'Autriche ....
Bien sur, à l'occasion de voyages vers le Sud, et mes parents ne goûtant guère l'autoroute, j'ai un vague souvenir de m'être arrêté à Bourgoin-Jallieu, et une des prestations les plus accomplies du Club des Mandolines de Remiremont eut lieu à Vienne, la romaine et l'antique...
Mais c'est bien entendu à la suite de ma rencontre avec ma dulcinée que j'ai plus avant découvert le Vallon de Lamartine et sa kyrielle de petites capitales : Virieu, Panissage, Biol (le haut et le Bas), Châbons et bien entendu Blandin, siège de la principauté familiale. Rapidement, le Vallon de Lamartine s'est mué en Vallée heureuse...
Paysages verdoyants, collines et côteaux, paradis des cyclotouristes exigeants et des amateurs de race bovine, reliques d'un monde rural encore un peu épargné par la rurbanisation galopante, ce territoire, partie intégrante quoique périphérique des Vals du Dauphiné, qui seront le siège de mes premiers exploits politico-administratifs, avait notoirement beaucoup de points communs avec mes Vosges natales, tant du point de vue géographique et paysager qu'industriel, tant au niveau de la mentalité (froide en apparence, les deux savent se dévoiler) que de la sociologie politique (du type rural conservateur, n'aimant guère les fonctionnaires et les patrons, les hommes politiques et laltérité, qu'elle soit basée sur l'ethnie, le mode de vie ou la religion), jusqu à la ressemblance ultime, à quelques unités de population près entre le village qui m'a entendu lancer mes premiers vagissements et celui qui a abrité mes premières amours...
Les affres de l'exil aidant, ces Terres que l'on dit froides avaient toutefois quelque choses de délices chaleureuses, lors de mes brèves incursions en Dauphiné depuis l'Autriche ....
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