Train à Grande Vitesse
L'évènement a 30 ans, et si il n''a pas changé la vie, il a nul doute changé des vies.
D'abord circonscrit à une petite partie de la France, il s'étend désormais de plus en plus jusqu'à éventuellement un jour irriguer les régions les plus centrales, donc les périphériques du pays : Nièvre ou Limousin.
C'est qu'en reliant les territoires les plus éloignés de Paris à la Capitale, en négligeant, en bon fruit du centralisme jacobin, les relations interrégionales, il a provoqué des distorsions et des inégalités : on rejoint Paris depuis Lyon en deux heures mais ilen faut autant pour voyager de la Capitale des Gaules aux confins de la Haute-Savoie, et les parcours qui n'ont pas l'heur d'être couverts par la ligne en apparaissent d'autant plus longs et pénibles.
C'est que prendre un TGV, par rapport à un Corail, voire un TER ( et ceci, également selon les Régions, les plus riches d'entre-elles ayant investi et les trains y rejoignent alors en confort leurs confrères à longue vitesse), c'est choisir un certain luxe : austérité métallique des rames, effilées et aux couleurs froides, sièges confortables mais étroits, espaces centraux pour les bagages et les familles nombreuses, carrés "Pro" et espace "enfants".
Je suis le premier à en convenir : ils n'ont pas la poésie ou la nostalgie des tortillards ou des fameux trains couchettes
Mais dieu, qu'il est agréable pourtant de relier d'un coup d'un seul, après une courte parenthèse de 3 ou 4 heures, les plages de la Mer du Nord de celles de la Méditerranée, les plaines embrumées de l'Est aux estuaires de l'Ouest !!!