Nemesis
Les derniers faits divers ont démontré qu'encore une fois, notre bien aimé président (comme on disait en Tunisie, Egypte et Groland) aurait mieux fait de se taire, et accessoirement, que l'on est rentré dans l'ére de la démocratie compassionnelle.
La saillie présidentielle a eu comme conséquence première de mettre robes noires et manteaux d'hermine dans les rues, sans autre effet politique immédiat que de favoriser la montée de Marine, les modérés de l'UMP et de droite étant, à mon avis, déséspérés de tant de bêtises.
Si il est en effet arrivé par le passé de funestes erreurs, des récidvistes relachés trop tôt ou des fautes de greffe permettant leur élargissement soudain, rien de tel dans la dramatique affaire Laetitia : le présumé coupable (puisque de nos jours, il n'y a plus de présumés innocents ) n'avait jamais été condamné pour des faits de violence ou de délinquance sexuelle, mais uniquement pour outrage à agent , et 'il avait purgé sa peine, sans réduction anticipée.
Il est vrai aussi, que les juges, au même titre que les enseignants et les fonctionnaires en général (de police exceptés) font partie de cette engeance méprisable qu'il convient d'éradiquer ....
Est-ce à dire que les juges sont exempts de tout reproche ? Non ! Car si la RGPP a certainement réduit les moyens financiers en sacrifiant au dogme de la suppression d'un fonctionnaire sur deux et de la diminution des budgets, nos amis magistrats font également partie de ces professions les plus corporatistes (souvenons-nous de l'affaire d'Outreau et de l'incapacité du CSM à sanctionner le pitoyable juge Burgaud) et il me semble que d'un dogme à l'autre, une vision toujours plus exponentielle des moyens soit contre-productive en évitant une remise en cause des méthodes de travail pour pouvoir faire aussi bien; voire mieux avec moins !!!! D'autres y sont parvenus, y compris au sein des administrations d'Etat !
Il y a autre chose qui relève de cette démocratie compassionnelle, c'est le pouvoir des médias. On sait qu'ils triturent déjà la réalité selon leur ligne éditoriale, qu'ils tirent des conclusions hâtives et vouent à la vindicte populaire des suspects qu'ils transforment en coupable, on oublie aussi que, par une artificielle compassion, ils ne désignent plus les victimes (la jeune Laetitia hier, la moins jeune joggeuse aujourd'hui )que par leur prénom, comme si c'était un proche qui était concerné....
Il est vrai qu'il est plus facile de faire s'indigner que de faire réfléchir, de grossir le trait plutôt que d'adopter un jugement mesuré, équilibré, comme celui que j'ai essayé de donner !!