Foires et marchés

Publié le par Fred

Il y a les vide-greniers, déjà évoqué dans ces pages, et les marchés "bio" où on peut acheter vêtements en jute, graines germées et confitures de soja....

 

Il y a l'habituel marché du week-end, qui a, pour les visiteurs d'hyper et supermarchés que nous sommes, comme un parfum d'enfance, comme un air de vacances. Qu'il soit humblement réduit à sa portion congrue, quelques étals, un maraîcher, ou plus fourni, comprenant primeurs et "patiers", fromagers et camelots, bouchers et traiteurs (car, sur le marché, on peut sans peine y trouver de quoi faire un repas goûteux : poulets à la broche, riz cantonais; couscous ...), c'est autant un lieu de flanerie,  que de consommation

 

Et puis il y a les foires, souvent centenaires commes la Beaucroissant ou la foire de Poussay : sur plusieurs hectares, les machines agricoles s'étendent, les bestiaux (veaux, vaches, cochons, couvées) meuglent et vagissent à qui mieux mieux, et dans les stands institutionnels, les animaux politiques préparent les prochaines échéances, ailleurs, les prosélytes exposent leur bible gratuite et leurs évangiles(limités toutefois à un par famille), les camelots haranguent la foule et l'on peut trouver pour pas cher babioles, blouson en skaï du Trièves ou animaux en peluche ...

 

Mais c'est la buvette et les restaurants qui connaissent le plus grand succès : le pastis et le vin blanc coulent  à flots, le sauc' et la tête de veau apparaissent dés potron-minet, et rares sont les femmes à fréquenter ces lieux saints...

 

Tous ces évènements, en ces temps de vente à distance et de villages de marques, apparaissent désormais comme des vestiges d'un autre temps, presque surannés ou exotiques...

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Publié dans Choses vues

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