Domaine universitaire

Publié le par Fred

Ce jeudi soir fut donc l'apothéose de ma semaine "mégalomanie" :  après une première intervention mardi soir à la table ronde organisée par la Mutuelle territoriale, un bref passage à la journée "Portes ouvertes" de l'hedomadaire d'annonces légales de  Grenoble (me valant ainsi ma troisième photo dans ce support en peu de mois) et une séance de formation qui me fut l'occasion encore une fois de m'apercevoir de l'ampleur de mon réseau, j'intervenais avec mon acolyte et néanmoins ami Nico à l'Université Joseph Fourier de Grenoble (plus précisément à l'Institut de Géographie Alpine) sur un débat autour des finances locales et de  la crise, comme  une opportunité de mieux rebondir ...

 

Ce n'était assurément pas le plus "médiatique " de tous les événements de la semaine, nonobstant les quelques affiches insérées sur le site internet de l'Institut et les travées de l'Université, ou la parution du débat dans le "Petit bulletin", soirte d'hebdomadaire culturel grenoblois.

 

Ce n'était pas non plus la petite centaine d'euros que nous vaudras cette intervention qui m'a motivé (qui nous a motivé) mais bien l'intérêt de l'exercice intellectuel ...

 

Pendant 40 minutes, comme un duo bien rodé, nous avons développé notre théorie, nous nous sommes renvoyé la balle, dans un échange équilibré et équitable, nous avons abordé la crise des liquidités, la nécessaire prise en compte des faiblesses du pouvoir d'achat des agents des collectivités, nous avons dénoncé ( avec un discours ma foi bien plus " de gauche " que je ne me l'imaginais, surtout dans sa diatribe contre l'Etat central, normalisateur et jacobin) nous avons évoqué la renécessaire réflexion sur le sens de l'action publique ou les politiques d'évaluation des politiques publiques devant une assemblée d'une quarantaine d'étudiants, souvent mutiques, parfois cachés derrière leur ordinateur portable (car les étudiants de 2012, bien loin de ceux de 1994 ont  tous Smartphones et Portables, nouveaux attributs qui vont souvent de pair avec une culture "zapping " et de nombreuses fauters d'orthographes ).

 

Puis vinrent les questions, d'abord initiées par les coanimateurs (l'intervenant professionnel qui nous avait d'ailleurs invité à ce débat, un ancien collègue du territoire et avec qui nous dînèrent d'ailleurs ensuite mais aussi le professeur d'université) avant que les étudiants ne se lâchent : et c'est alors là le moment le plus stimulant du débat: on y aborde la démocratie directe (et la consultation des habitants) : ils nous parlent de décentralisation du débat politique, je leur réponds '"rituel républicain du conseil municipal " ou "segmentation de l'action publique"; on s'interroge sur l'existence ou non de différences entre une gestion municipale de gauche et une de droite, il nous faut conclure, au débotté et en improvisant ....

 

Il est 18 h 30, le débat est déjà terminé et nous n'avons qu'une seule envie : recommencer, peut-être dans d'autres instances, certainement dans un autre contexte ....

 

P.s : Dommage collatéral : si il devait nous arriver de contempler avec intérêt les courbes d'une étudiante, une réalité se fait jour soudain. A condition que je sois relativement précoce ( 18 ans ), certaines de ces donzelles pourraient être mes filles.

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Publié dans Professionnel

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