Classe enfantine

Publié le par Fred

Ce sont, paraît-il, les personnes les plus difficiles à manager dans une collectivité territoriale. Presque exclusivement féminines, au point d'interpeller l'Unesco sur l'omnipotence des femmes dans les professions de la petite enfance, on les dit négatives, rétives au changement, voire paresseuses.

 

On se  raconte aussi, entre légendes urbaines et exagérations  méridionales, leurs homériques conflits avec les dames de service, qu'elles méprisent joliment, ou les picrocholines querelles entre écoles.

 

Il est cependant vrai que  les ATSEM, puisqu'il s'agit d'elles, les littéralements "Agents territoriaux spécialisés des  écoles maternelles" ont cette particularité d'être à la fois personnel territorial, dépendant donc du maire, mais sous la responsabilité fonctionnelle et selon les consignes des professeurs des écoles maternelles...

 

Et c'est là que le bât blesse ! Car, à de très quelques rares exceptions près (celles-là se reconnaitront), les enseignants, comme tous les progressistes, comme toutes les bonnes consciences de gauche sont de piètres encadrants, confits dans leur corporatisme et dans leur léger mépris pour les classes laborieuses...Quel manque de respect, par exemple, de débuter une activité "salissante" du type peinture un vendredi à 16 h 20, sachant que la collègue devra ensuite assurer le nettoyage  ....

 

Alors, bien sur, comme tous les couples professionnels (maire/DGS, administratifs/techniques), il n'y a pas lieu de faire de manichéisme, ni de systématisme, et les torts sont souvent partagés. Il existe même des cas où la collaboration se passe bien, où la coopération fonctionne (et j'aurais tendance à écrire que cela se passe dans les zones rurales, faute de moyens, et en raison aussi des relations différentes entre Atsem, enseignants et parents qui subsistent, parfois mais de moins en moins, dans ces bourgades)

 

Il n'est cependant qu'à assister à la récente conférence où un jeune inspecteur de l'éducation nationale, brillant et convaincant, expliquait; certes avec tout le jargon pédagogique habituel, l'importance d'une compréhension mutuelle,notamment des rôles de chacun (sait-on, par exemple que les ATSEM font partie de la fameuse "communauté éducative" et qu'à ce titre, elles peuvent participer au conseil d''école). Ni femme de ménage, ni enseignant bis, ces dames ont parfois des difficultés à se positionner dans un univers finalement assez complexe...

 

Mais ce qui l'a plus frappé dans la dite conférence, c'est qu'à son issue, après un exposé assurément éclairant, parfois "poil à gratter" mais pragmatique et revigorant, la totalité des questions des enseignants portait sur les moyens qu'on leur refuse, éternelle antienne contre les méfaits de la RGPP. On se serait cru à un congrés du SNES !!!!

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Publié dans Choses vues

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M
<br /> <br /> C'est enfoncer des portes ouvertes! L'ASEM refuse de sortir les peintures ,même à 15h car avec la récréation, cela ne vaut pas la peine§Le problème, c'est que l'instit n'a aucun pouvoir sur la<br /> note +ou- attribuée puiqu'elle ne la recrute pas, ni ne la paie!!D'autre part, l'instit, parfois se décharge sur l'ASEM pour certaines tâches et celle-ci après, est toute puissante!En tant que<br /> DDEN dans une école maternelle où tout va bien avec la mairie, les parents, le seul hic, c'est le relationnel avec les ASEM qui jouent à la maîtresse !Et partout où je suis allée, j'ai<br /> entendu le même discours!Le DGS devrait donner une feuille de route à son personnel en accord avec le projet éducatif et faire des contrôles.A Epinal, avec l'aménagement du temps de l'enfant, et<br /> répartition des classes dans les écoles de la ville, le gros souci était l'attitude des ASEM qui ne voulaient pas nettoyer les classes salies par d'autres!!!!!!!!!!!!<br /> <br /> <br /> <br />
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