Belley, Gex, Nantua

Publié le par Fred

Je n’achéterais probablement pas de GPS. Non que l’outil soit dénué de qualités, notamment pour la circulation en centre-ville, surtout celles qui sont inconnues ; mais je suis fidèle à la bonne vieille carte routière.

 

La carte routière, je pourrais la lire et la relire, même à l’arrêt et chez moi… Il m’arrive parfois d’ouvrir une page au hasard, de lire les noms de localités parfois aussi exotiques qu’à l’autre bout du monde ; j’aime aussi à me replonger dans les cartes correspondant à nos anciens lieux de villégiature : le simple fait de retrouver des noms connus m’évoque alors, parfois plus que les photos, les visites, les découvertes faites alors.

 

De même, y compris quand le parcours est des plus faciles (autoroutes, parcours maintes fois empruntés), je ne peux m’empêcher de consulter la carte (je suis meilleur « copilote » que « pilote ») pour se repérer, savoir où nous en sommes, ou déceler un changement de département ou de région ….

 

Car les départements, les préfectures et les sous-préfectures, c’est aussi ma grande passion. Sans flagornerie, je connais les départements et les préfectures par cœur.

 

C’est un peu moins vrai pour les sous-préfectures, dont la litanie me permet parfois de m’endormir, les rares fois ou l’abus de café ou de préoccupations ne me procure pas un endormissement immédiat.

 

Ce qui est d’ailleurs étonnant, dans cette révision réitérée, c’est que je commets toujours les mêmes erreurs : je confonds celles de la Mayenne (Château-Gontier et Mayenne ) et celles de la Sarthe ( La Flèche et Mamers), j’omets toujours Montdidier, Vervins et Vouziers (respectivement sous-préfecture de la Somme de l’Aisne et des Ardennes), j’attribue à Montceau les Mines ou Feurs et Valognes des attributions qu’elles n’ont pas et je ne me souviens jamais de l’intégralité des sous-préfectures alsaciennes, mosellannes, nordistes, corses, ultramarines et franciliennes…

 

Il est vrai que le choix de ces sous-préfectures est parfois étonnant (une réforme est d’ailleurs envisagée) : comment expliquer que Largentière et Saint-Jean d’Angély le soient, mais pas Aubenas (ou Annonay) ou Royan, pourquoi des départements très peuplés n’en disposent que d’une seule (Alpes Maritimes ) alors que les Alpes de Haute-provence attribuent un tel statut à 3 grandes capitales de moins de 3500  habitants (dont ne fait d’ailleurs pas partie Sisteron)

 

Si le département a été taillé pour permettre à un cavalier de le traverser en une journée, le temps a changé et la carte des sous-préf’ n’a pas changé (à une ou deux créations près, Torcy et Istres, je crois) depuis les années 20…

 

Là aussi, les lobbies doivent être puissants, entre les édiles qui souhaitent conserver leur statut, par ailleurs souvent synonymes d’emplois et de développement économique, ceux qui souhaitent en supprimer pour des raisons budgétaires pas toujours impertinentes et ceux qui voudraient profiter de la manne..

 

Mes soirées d’endormissement ont encore quelques beaux jours devant eux ….

 

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Publié dans Du ressort de l'intime

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P
<br /> L'un n'empêche pas l'autre à mon avis, sachant qu'en rase campagne au milieu de nulle part, ou quand tu es seul(e) dans la voiture, le positionnement satellite t'es plus utile pour te repérer, et<br /> ne t'envoie pas dans le décor :) Mais quand tu reprends une route au hasard sans trop savoir où tu vas et que le GPS est perdu, si tu passes par une commune, la carte routière te seras plus<br /> utile. Comme quoi, les deux sont, à mon avis, complémentaires, comme le micro-ondes ou le téléphone portable le sont au four ou aux casseroles, ou au pigeon voyageur ;)<br />
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F
<br /> <br /> De toute façon, j'ai un GPS dans mon Smartphone....<br /> <br /> <br /> <br />