Au forceps
Le Nord Isère retient son souffle, le feuilleton va peut-être enfin arriver à son terme : une quatrième communauté d'agglomération regroupant la cité de l'ennoblissement textile et du traiteur intraitable, son agglémoration et la Ville Nouvelle voisine, est suspendue à la signature de l'arrêté préfectoral.
Un dernier épisode vient de prolonger l'insoutenable suspense : la dernière commune à se prononcer a conclu sa délibération par un vote égalitaire : 16 voix pour et 16 voix contre, et comme le scrutin était secret, pas question de tenir compte du vote du maire (qui compte double)....
Au delà de l'imbroglio juridique, et de l'anecdote, l'occasion est pour moi d'évoquer l'intercommunalité ( c'est à dire la création de communautés de communes et communautés d'agglomérations pour assurer des compétences en lieu et place des communes).
Hier, solution vantée par tous pour permettre la réduction, sinon in jure, du moins dans les faits, le nombre exorbitant de communes (autant en France que dans toute l'Union européenne, même à 27), l'interco est désormais vouée aux gémonies.
Si les contradicteurs ne sont pas tous dénués d'interêt politicien (voir l' ineffable sénateur sarkozyste Philippe Dallier et le non moins libéral Hervé Mariton, dont la commune drômoise gére seule les ordures ménagères plutôt que de s'encanailler en interco ), un certain nombre de critiques s'entendent et se concoivent aisément : déconnection de ces structures d'avec le citoyen, inflation technocratique, augmentation des coûts au lieu de provoquer des économies d'échelles, territoire peu pertinent, flou dans l'exercice des compétences ....
Cela ne vous rappelle rien ? Et oui, les mêmes critiques qu'envers l'Union européenne,autre grand projet collectif dans le sens de l'Histoire et qui s'oppose aux particularismes locaux et au repli sur soi.
C'est que, dans les deux cas, l'Etat (ou les Etats européens) a manqué de courage politique pour imposer des périmètres et un contenu, que le manque d'information et la technocratie donnent une image déformée du concept, provoquant inquiétude et rejet, que c'est cet état intermédiaire, pas franchement fédéral, plus vraiment unitaire qui gêle la construction européenne (comme c'est la non remise en cause de l'existence des échelons locaux et de la place du canton, du département, voire de la commune, qui pénalise l'intercommunalité); enfin le comportement de certains, europhiles à Bruxelles et europhobes au gouvernement ou leur circonsription (comme certains vice présidents de communautés de communes, critiquent dans leurs conseils municipaux, les décisions prises par l'éxécutif auquel ils appartiennent) qui font le jeu des conservateurs.
Puissent les élections nationales, puis locales, remettre ces territoires au coeur du débat.....
Un dernier épisode vient de prolonger l'insoutenable suspense : la dernière commune à se prononcer a conclu sa délibération par un vote égalitaire : 16 voix pour et 16 voix contre, et comme le scrutin était secret, pas question de tenir compte du vote du maire (qui compte double)....
Au delà de l'imbroglio juridique, et de l'anecdote, l'occasion est pour moi d'évoquer l'intercommunalité ( c'est à dire la création de communautés de communes et communautés d'agglomérations pour assurer des compétences en lieu et place des communes).
Hier, solution vantée par tous pour permettre la réduction, sinon in jure, du moins dans les faits, le nombre exorbitant de communes (autant en France que dans toute l'Union européenne, même à 27), l'interco est désormais vouée aux gémonies.
Si les contradicteurs ne sont pas tous dénués d'interêt politicien (voir l' ineffable sénateur sarkozyste Philippe Dallier et le non moins libéral Hervé Mariton, dont la commune drômoise gére seule les ordures ménagères plutôt que de s'encanailler en interco ), un certain nombre de critiques s'entendent et se concoivent aisément : déconnection de ces structures d'avec le citoyen, inflation technocratique, augmentation des coûts au lieu de provoquer des économies d'échelles, territoire peu pertinent, flou dans l'exercice des compétences ....
Cela ne vous rappelle rien ? Et oui, les mêmes critiques qu'envers l'Union européenne,autre grand projet collectif dans le sens de l'Histoire et qui s'oppose aux particularismes locaux et au repli sur soi.
C'est que, dans les deux cas, l'Etat (ou les Etats européens) a manqué de courage politique pour imposer des périmètres et un contenu, que le manque d'information et la technocratie donnent une image déformée du concept, provoquant inquiétude et rejet, que c'est cet état intermédiaire, pas franchement fédéral, plus vraiment unitaire qui gêle la construction européenne (comme c'est la non remise en cause de l'existence des échelons locaux et de la place du canton, du département, voire de la commune, qui pénalise l'intercommunalité); enfin le comportement de certains, europhiles à Bruxelles et europhobes au gouvernement ou leur circonsription (comme certains vice présidents de communautés de communes, critiquent dans leurs conseils municipaux, les décisions prises par l'éxécutif auquel ils appartiennent) qui font le jeu des conservateurs.
Puissent les élections nationales, puis locales, remettre ces territoires au coeur du débat.....
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