Nouveau gouvernement
Ce qu'il y a de bien avec sa majesté Nicolas 01er, c'est que, alors que sous les monarques précédents, un gouvernement promis pour le mercredi était, au mieux, annoncé le vendredi soir suivant pour la grande messe du 20 h ; un remaniement sarkozyste, envisagé pour le mercredi, est déjà bouclé, annoncé, et les valises et les cartons des partants faites, et ce dès le mardi soir précédent l'échéance.
Les éxégéses de tout genre, dont beaucoup se sont encore une fois trompés dans les grandes largeurs, n'auront donc pas trop de temps pour analyser leurs pronostics hasardeux.
A vrai dire, depuis les années Mitterrand, qui ont quelque part vu naître ma passion pour la politique, l'annonce d'un nouveau gouvernement a toujours symbolisé à mes yeux la quintessence de la chose politique.
Je me souviens ainsi des moments de suspense qui précédaient la composition du nouveau gouvernement, l'écoute attentive de la radio en attente du précieux moment, puis l'excitation qui commencait à poindre lorsque les si sexy secrétaires généraux de l'Elysée (j'avais un faible pour Jean-Louis Bianco, et la profession d'homme de l'ombre a peut-être en partie conditionné ma vocation pour le métier de Directeur général des services, étant certes au service d'une collectivité et du bien public plutôt qu'à celui d'une coterie .....) apparaissaient sur le perron du Château.
Le micro est-il bien réglé, la feuille est dépliée, puis c'est l'Annonce, la litanie des noms dont l'immense majorité d'ailleurs, rejoindra André Henry, Tokia Saïfi ou François Loncle au Panthéon des oubliés ...
Le lendemain, je m'empressais d'acheter soit "Libération", soit "Le MOnde " et de dévorer les pages spéciales consacrées à l'événement
Désormais, le temps aidant, les gouvernements se succédant, mon temps étant également plus compté, et l'immédiateté de l'information, grâce au médium internet faisant, ces annonces n'ont plus le charme d'antan, et l'excitation s'est finalement transformée en atonie...
Il n'empêche, c'est toujours avec intérêt que je suis les premières heures d'un nouveau magistère des ministères, les premiers états de grâce, les premières bourdes, les chouchous et les recalés, les bien en cour et les ostracisés ....
Les éxégéses de tout genre, dont beaucoup se sont encore une fois trompés dans les grandes largeurs, n'auront donc pas trop de temps pour analyser leurs pronostics hasardeux.
A vrai dire, depuis les années Mitterrand, qui ont quelque part vu naître ma passion pour la politique, l'annonce d'un nouveau gouvernement a toujours symbolisé à mes yeux la quintessence de la chose politique.
Je me souviens ainsi des moments de suspense qui précédaient la composition du nouveau gouvernement, l'écoute attentive de la radio en attente du précieux moment, puis l'excitation qui commencait à poindre lorsque les si sexy secrétaires généraux de l'Elysée (j'avais un faible pour Jean-Louis Bianco, et la profession d'homme de l'ombre a peut-être en partie conditionné ma vocation pour le métier de Directeur général des services, étant certes au service d'une collectivité et du bien public plutôt qu'à celui d'une coterie .....) apparaissaient sur le perron du Château.
Le micro est-il bien réglé, la feuille est dépliée, puis c'est l'Annonce, la litanie des noms dont l'immense majorité d'ailleurs, rejoindra André Henry, Tokia Saïfi ou François Loncle au Panthéon des oubliés ...
Le lendemain, je m'empressais d'acheter soit "Libération", soit "Le MOnde " et de dévorer les pages spéciales consacrées à l'événement
Désormais, le temps aidant, les gouvernements se succédant, mon temps étant également plus compté, et l'immédiateté de l'information, grâce au médium internet faisant, ces annonces n'ont plus le charme d'antan, et l'excitation s'est finalement transformée en atonie...
Il n'empêche, c'est toujours avec intérêt que je suis les premières heures d'un nouveau magistère des ministères, les premiers états de grâce, les premières bourdes, les chouchous et les recalés, les bien en cour et les ostracisés ....
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