Géopolitique des territoires

Publié le par Fred

Dans la série « Philosophie socio politique » (voir mon post « postmodernité » ), quelques autres éléments théoriques appréhendés lors d’une nouvelle séance de formation au CNFPT sur la recomposition des territoires.(intervenants Alain FAURE et Daniel BEHAR)

 Ont été ainsi abordés :

 
-         l’éligibilité territoriale, c'est-à-dire les élements qui font qu’un Maire ou un conseiller général se présente à des élections locales, en espérant être élu ; faut-il être originaire  du pays ou parachuté, fils de …., qu’est ce qu’un notable : le gros agriculteur, le médecin, le fonctionnaire, l’enseignant…. Ce concept est notamment développé par Marc ABELES dans « Jours tranquille en 89 «  (le département, pas l’année »

-         les sentiers de dépendance, c'est-à-dire l’héritage culturel de l’action publique : on ne fait pas de la politique à Rennes comme à Limoges, à Grenoble comme à Marseille ; les relations avec l’Etat ne sont pas les mêmes, le fait intercommunal ne se développe pas de la même manière. L’exemple type étant les régions de Montagne où les regroupements de commune sont plus rares, ou circonscrits à une vallée, l’identité étant très différenciée d’une vallée à l’autre .

-         la démocratie de l’émotion : une décision a beau être bonne, si elle est ressentie comme néfaste, elle aura peu de chances d’être approuvée. Là aussi, les exemples ne manquent pas et le fameux syndrome Nimby (not in my backyard : pas dans mon jardin) relève de cette démocratie du fantasme. (voir la crise du CPE, mais aussi la vision du monde territorial par les agents de l’état et les craintes exprimées lors du transfert des TOS aux Régions et départements)

-         la géographie de l’intercommunalité : les communes se regroupent au sein d’une aire urbaine avec d’autres communes qui leur ressemblent.  3 communautés d’agglomérations ou 3 communautés de communes peuvent ainsi coexister au sein d’une même aire urbaine

 
exemple : la région de Marseille, avec 4 CA : Aix en Provence (les bobos), Marseille, Etang de Berre (Industrie, le Productif) et Gardanne (la Provence de Pagnol et les communistes)

          
Cette dernière notion a d’ailleurs trouvé des illustrations dés le lendemain, au cours de la réunion de travail du SCOT (Schéma de cohérence Territoriale Nord-Isère), où à 15 ou 20 km d’intervalle, des différences peuvent être constatées entre deux Communauté de Communes rurales : une tournée vers la « ville « (le siège de la Communauté de Communes étant fixée au début de la vallée) l’autre plus « France profonde «  où le siège de la communauté est enclavée tout au bout de la vallée…..

De même sur les velléités d’une commune rurale presque périurbaine de rejoindre une Communauté de Communes « urbaine « (autour d’une ville centre de 7000 habitants ) plutôt que la Communauté de Communes rurale ….

 
Toutes ces réflexions, de même que les études d’ethnologie de Pascal DIBIE sur son village bourguignon (le Village métamorphosé et le village retrouvé ) me passionnent et me font voir la géographie d’un autre œil ……

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Publié dans Politique

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P
effectivement c\\\'est un sujet tres interessant ...a condition de ne pas le voir que du coté d\\\'un agent territorial mais aussi (si,si ) du coté de l\\\'etat centralisateur ).<br /> la decentralisation oui , la regionalisation poussé a un quasi federalisme non:sinon toutes ces etudes sur les methodes de  se reunir dans les intercommunalité ou l\\\'amenagement du territoire  ne seront plus que de la theorie pour laisser la place a une seule distinction: les collectivités riches et les plus pauvres .<br /> la democratie de proximité n\\\'est la solution a un "mieux gerer" que si la tutelle de l\\\'etat est elle aussi mieux effectué , sans orientation politique ou vision reductrice  des prefectures , mais sans condescendances des collectivités  
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