anniversaires et commémorations
Cette courte semaine est riche en commémorations : anniversaires de la victoire de 1945 et commémoration de l'abolition de l'esclavage (sur lequel je reviendrais plus loin ), Journées de l'Europe et 70 ans du Front Populaire (ce fondateur d'espoirs, ce mythe fondateur de la Gauche française et européenne), souvenirs des arrivées de François Mitterrand (dont j'ai écrit un jour sur ce post tout le "bien que j'en pensais") et Jacques Chirac (que dire, sinon qu'on ne tire pas sur une ambulance !!!) à l'Elysée, sans oublier la semaine de la Presse à l'école, la journée contre l'énurésie .
La France semble se complaire dans les commémorations, les anniversaires, les journées nationales de machin chose ( pour ne pas voir le présent en façe)....
Revenons à la commémoration de l'abolition de l'esclavage, journée qui, à première vue, devrait faire l'unanimité de tous (qui peut se proclamer pour l'esclavage, à part quelques diplomates saoudiens ....). Il n'empêche que, pour de multiples raisons, il y a quelque chose qui me gêne dans cette inflation de repentance...
Tout d'abord, la date du 10 mai ne correspond à rien de préçis, et surtout pas à la date de vote de la loi qui abolit dénitivement l'esclavage (en 1848, sous Schoelcher, qui s'en souvient ?), mais au vote de la loi qui consacre cette nécessaire commémoration, la loi dite "Taubira" du 10 mai 2001.
De même, cette commémoration a un relent de communautarisme, et me paraît marquer la naissance d'un parti "Noir " comme il y aura peut-être un jour un parti "juif", un parti "breton", un parti "gay". Surtout, je constate un désintérêt flagrant de la population pour cette journée, d'ailleurs très peu relayée par les médias, sans peu de débats, de documentaires, d'informations historiques sur ce thème.
Mes collègues enseignants qui fréquentent ce blog ont-ils d'ailleurs évoqué cette journée et ce qu'elle représente malgré tout, en classe et l'Inspection académique a-t-elle donné des instructions en ce sens plutôt que de s'intéresser à la journée de solidarité, dont tout le monde se fout....
A travers ce post, empreint comme toujours de provocation et de poil à gratter, c'est toute la doctrine du centrisme révolutionnaire qui transpire : refus des dogmatismes, foi quasi mystique en la République et ses valeurs (liberté, égalité, fraternité, respect de la loi, laîcité), rejet viscéral du communautarisme, négation de toute déclinologie, aversion envers la pensée unique, espérance en une société politique apurée de toute idéologie (mais non pas d'idées), et pourquoi pas en une alliance entre hommes de bonne volonté, qu'ils soient de droite et de gauche, mais toujours modérés. Utopie. Oui, peut-être, mais on m'a si souvent reproché mon pragmatisme excessif, presque cynique .....
J'attends vos remarqus, madame et messieurs.
La France semble se complaire dans les commémorations, les anniversaires, les journées nationales de machin chose ( pour ne pas voir le présent en façe)....
Revenons à la commémoration de l'abolition de l'esclavage, journée qui, à première vue, devrait faire l'unanimité de tous (qui peut se proclamer pour l'esclavage, à part quelques diplomates saoudiens ....). Il n'empêche que, pour de multiples raisons, il y a quelque chose qui me gêne dans cette inflation de repentance...
Tout d'abord, la date du 10 mai ne correspond à rien de préçis, et surtout pas à la date de vote de la loi qui abolit dénitivement l'esclavage (en 1848, sous Schoelcher, qui s'en souvient ?), mais au vote de la loi qui consacre cette nécessaire commémoration, la loi dite "Taubira" du 10 mai 2001.
De même, cette commémoration a un relent de communautarisme, et me paraît marquer la naissance d'un parti "Noir " comme il y aura peut-être un jour un parti "juif", un parti "breton", un parti "gay". Surtout, je constate un désintérêt flagrant de la population pour cette journée, d'ailleurs très peu relayée par les médias, sans peu de débats, de documentaires, d'informations historiques sur ce thème.
Mes collègues enseignants qui fréquentent ce blog ont-ils d'ailleurs évoqué cette journée et ce qu'elle représente malgré tout, en classe et l'Inspection académique a-t-elle donné des instructions en ce sens plutôt que de s'intéresser à la journée de solidarité, dont tout le monde se fout....
A travers ce post, empreint comme toujours de provocation et de poil à gratter, c'est toute la doctrine du centrisme révolutionnaire qui transpire : refus des dogmatismes, foi quasi mystique en la République et ses valeurs (liberté, égalité, fraternité, respect de la loi, laîcité), rejet viscéral du communautarisme, négation de toute déclinologie, aversion envers la pensée unique, espérance en une société politique apurée de toute idéologie (mais non pas d'idées), et pourquoi pas en une alliance entre hommes de bonne volonté, qu'ils soient de droite et de gauche, mais toujours modérés. Utopie. Oui, peut-être, mais on m'a si souvent reproché mon pragmatisme excessif, presque cynique .....
J'attends vos remarqus, madame et messieurs.
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