Train de sénateur
Je ne voulais pas finir la semaine sans célébrer la superbe veste (avec une doublure en Gore-Tex, comme dirait Bénabar) de Polichinelle, alias le footballeur de plaques de pétrole, alias l'ennemi intime de Ségolène (laquelle a démontré qu'à défaut de compétence ou de crédibilité, a prouvé son courage et son charisme), alias Polichinelle de Jacques Vabre; vous l'avez tous reconnu, M Jean-Pierre Raffarin .
La route était droite mais la pente était trop rude, et c'est le très peu connu Gérard Larcher, Gégé pour les intimes et l'Equipe de France d'équitation, qui a remporté la primaire pour l'élection au Sénat.
Après Poncelet, icone romarimontaine, c'est de nouveau la quintessence du notable de la IIIème république qui s'est imposé : franc-maçon, protestant, rondouillard d'importance mais pointu dans ses dossiers (il tenait le ministre du Travail quand son ministre de tutelle, Borloo paradait dans les médias), bon vivant et maire de la coquette cité de Rambouillet depuis des lustres.
Car le Sénat n'aime guère les personnalités trop marquées, les visages trop médiatiques, et a toujours privilégié les seconds couteaux aux connétables .
Le brave Larcher risque d'ailleurs de faire un bref intérim à la présidence du Sénat car, sauf triomphe de la droite aux régionales et cantonales de 2010, la gauche peut être majoritaire en 2011 au Sénat.
Un petit mot pour finir sur la crise économique et financière qui consacre la fin des folles années libérales, du triomphe de la finance sur l'économie réelle. C'est aussi le retour de l'intervionnisme d'état, même aux Etats Unis, et la redécouverte de la régulation.
Reagan n'est plus, Maggie Thatcher a la maladie d'Alzheimer (heureusement, l'ensemble des films de Ken loach, auquel on peut ajouter Billy Eliott, les Virtuoses et Fool Monty sont là pour nous rappeller les dégats de sa politique), le petit von Hayek et ses disciples de l'école de Chicago pourrissent sous terre, et Keynes fait un doigt à la main invisible de Ricardo
La route était droite mais la pente était trop rude, et c'est le très peu connu Gérard Larcher, Gégé pour les intimes et l'Equipe de France d'équitation, qui a remporté la primaire pour l'élection au Sénat.
Après Poncelet, icone romarimontaine, c'est de nouveau la quintessence du notable de la IIIème république qui s'est imposé : franc-maçon, protestant, rondouillard d'importance mais pointu dans ses dossiers (il tenait le ministre du Travail quand son ministre de tutelle, Borloo paradait dans les médias), bon vivant et maire de la coquette cité de Rambouillet depuis des lustres.
Car le Sénat n'aime guère les personnalités trop marquées, les visages trop médiatiques, et a toujours privilégié les seconds couteaux aux connétables .
Le brave Larcher risque d'ailleurs de faire un bref intérim à la présidence du Sénat car, sauf triomphe de la droite aux régionales et cantonales de 2010, la gauche peut être majoritaire en 2011 au Sénat.
Un petit mot pour finir sur la crise économique et financière qui consacre la fin des folles années libérales, du triomphe de la finance sur l'économie réelle. C'est aussi le retour de l'intervionnisme d'état, même aux Etats Unis, et la redécouverte de la régulation.
Reagan n'est plus, Maggie Thatcher a la maladie d'Alzheimer (heureusement, l'ensemble des films de Ken loach, auquel on peut ajouter Billy Eliott, les Virtuoses et Fool Monty sont là pour nous rappeller les dégats de sa politique), le petit von Hayek et ses disciples de l'école de Chicago pourrissent sous terre, et Keynes fait un doigt à la main invisible de Ricardo
Publicité