Majesté impériale
La capitale magyare a toujours représenté pour moi un Orient, une destination à la fois lointaine et exotique, et suffisament proche toutefois pour ne pas être entièrement dépaysé.
Et malgré mes précédentes visites, la dernière datant de 1997, et des découvertes d'autres villes et contrées, je n'ai eu d'autre envie de que faire découvrir Budapest à ma chérie, ce rite de passage devenant presque ainsi une tradition familiale dans la fratrie ....
Il est indéniable qu'en plus de onze ans, la ville a beaucoup changé, j'oserais dire en mieux : les services publics se sont modernisés, à l'image de ces tramways flambant neufs qui coexistent avec les coucous d'hier, les centres commerciaux se sont multipliés, en périphérie comme en plein centre, et le tourisme professionnalisé, avec beaucoup de commerçants, chauffeurs de taxis, réceptionnistes qui parlent anglais, et l'€uro de plus en plus accepté.
Malgré tout, Budapest garde encore un peu de sa magie d'Hier et n'est pas encore devenue la succursale des clubs de vacances allemands, comme Prague par exemple. Dans les rues adjacentes de l'avenue Andrassy, dans les ruelles du quartier d'Erzsebet, dans les quartiers résidentiels de la Colline aux roses, ou au milieu des hongrois de tout âge et de toute classe sociale qui pratiquent le farniente sur l'île Marguerite (qui, en dégustant une sör, un demi bien frais, qui en faisant de la rosalie en famille, qui en regardant les matches de water-polo sur grand écran, qui en se nourrissant de langos ), l'authenticité de la ville, ce mélange d'occident et d'orient, qui s'exprime notamment à travers cette langue si particulière, tout en consonnes et en suffixes, inimitable et incompréhensible (bien que j'aieu la fierté de reconnaître quelques mots, voire les structures de la phrase) perdure .
Bien sûr, au cours de ce court séjour, nous avons fait les fondamentaux : les bains Szechenyi et les patisseries, la grande rue commercante et les immeubles hausmanniens de Pest, le mont Gellert et le Bois de la ville, les avenues désertes du quartier des ambassades, l'Opéra (jumeau de son voisin viennois) et l'Oktogon, le rond-point Kodaly et le quartier du château (lequel est devenu d'ailleurs proche de ce tourisme de masse que je déplore parfois); nous avons également découvert de nouvelles attractions comme le "Train des enfants" où de jeunes garçons et filles effectuent les taches de contrôle des billets ou de vendeur de souvenirs dans un train des années 50, vestige des Jeunesses communistes .ou la place Batthyany, toute proche de l'Institut français à l'architecture audacieuse...
Et puis, il y a le Danube, écrin de la ville, qui transforme, métamorphose, magnifie la cité, la litanie des ponts, depuis l'aristocratique Pont des Chaînes jusqu'au ruban de béton blanc du pont Elisabeth, sans oublier les bâtiments qui se reflétent dans l'eau malheureusement brunâtre: le Parlement ou la Redoute, l'hôtel Gellert ou l'université d'économie.

Pour ce dernier, mais non ultime voyage, nous nous sommes cantonnés à Budapest mais j'en fait le serment, à l'occasion d'un prochain séjour (à l'heure de l'Euro, soit dans cinq ou six ans), nous (re)découvrirons le Balaton et les sources chaudes d'Héviz, la presqu'île de Tihany et Szentendre, Visegrad et la grande plaine ....
Et malgré mes précédentes visites, la dernière datant de 1997, et des découvertes d'autres villes et contrées, je n'ai eu d'autre envie de que faire découvrir Budapest à ma chérie, ce rite de passage devenant presque ainsi une tradition familiale dans la fratrie ....
Il est indéniable qu'en plus de onze ans, la ville a beaucoup changé, j'oserais dire en mieux : les services publics se sont modernisés, à l'image de ces tramways flambant neufs qui coexistent avec les coucous d'hier, les centres commerciaux se sont multipliés, en périphérie comme en plein centre, et le tourisme professionnalisé, avec beaucoup de commerçants, chauffeurs de taxis, réceptionnistes qui parlent anglais, et l'€uro de plus en plus accepté.
Malgré tout, Budapest garde encore un peu de sa magie d'Hier et n'est pas encore devenue la succursale des clubs de vacances allemands, comme Prague par exemple. Dans les rues adjacentes de l'avenue Andrassy, dans les ruelles du quartier d'Erzsebet, dans les quartiers résidentiels de la Colline aux roses, ou au milieu des hongrois de tout âge et de toute classe sociale qui pratiquent le farniente sur l'île Marguerite (qui, en dégustant une sör, un demi bien frais, qui en faisant de la rosalie en famille, qui en regardant les matches de water-polo sur grand écran, qui en se nourrissant de langos ), l'authenticité de la ville, ce mélange d'occident et d'orient, qui s'exprime notamment à travers cette langue si particulière, tout en consonnes et en suffixes, inimitable et incompréhensible (bien que j'aieu la fierté de reconnaître quelques mots, voire les structures de la phrase) perdure .
Bien sûr, au cours de ce court séjour, nous avons fait les fondamentaux : les bains Szechenyi et les patisseries, la grande rue commercante et les immeubles hausmanniens de Pest, le mont Gellert et le Bois de la ville, les avenues désertes du quartier des ambassades, l'Opéra (jumeau de son voisin viennois) et l'Oktogon, le rond-point Kodaly et le quartier du château (lequel est devenu d'ailleurs proche de ce tourisme de masse que je déplore parfois); nous avons également découvert de nouvelles attractions comme le "Train des enfants" où de jeunes garçons et filles effectuent les taches de contrôle des billets ou de vendeur de souvenirs dans un train des années 50, vestige des Jeunesses communistes .ou la place Batthyany, toute proche de l'Institut français à l'architecture audacieuse...
Et puis, il y a le Danube, écrin de la ville, qui transforme, métamorphose, magnifie la cité, la litanie des ponts, depuis l'aristocratique Pont des Chaînes jusqu'au ruban de béton blanc du pont Elisabeth, sans oublier les bâtiments qui se reflétent dans l'eau malheureusement brunâtre: le Parlement ou la Redoute, l'hôtel Gellert ou l'université d'économie.

Pour ce dernier, mais non ultime voyage, nous nous sommes cantonnés à Budapest mais j'en fait le serment, à l'occasion d'un prochain séjour (à l'heure de l'Euro, soit dans cinq ou six ans), nous (re)découvrirons le Balaton et les sources chaudes d'Héviz, la presqu'île de Tihany et Szentendre, Visegrad et la grande plaine ....
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