Sera toujours Paris (poésie urbaine)
Grâce à la bienveillance de (grands)parents heureux de garder leurs petites-filles, nous avons pu , ma valentine et moi, nous offrir une séance "Ciné", ce qui ne nous arrive plus guère (avant peut-être un visionnage de '"Bienvenue chez les chti" dans le lieu même de tournage, car prévu lors d'un prochain week-end à Lille).
Nous sommes ainsi aller voir "Paris" , qui me paraît être un des très bon films français de cette année 2008. Nous apprécions, il est vrai, le cinéma de Cédric Klapisch, à la fois accessible mais non dépourvu d'ingéniosité et de trouvailles de mise en scène.
Ce dernier opus est une réussite, il est vrai que la seule bande annonce m'avait enthousiasmé, dés sa première diffusion sur le net (voir lien infra).
"Paris " est d'abord un film choral, où la caméra suit l'histoire de plusieurs personnages, et ces vies parallèles se croisent, parfois un moment, parfois de manière définitive. Pour ma part, j'aime beaucoup ce type de film, un peu comme les "Lelouch" de la grande époque, celle où il avait du talent et de l'ingéniosité, ou bien sûr ceux d'un de mes réalisateurs favoris, Krzysztof Kieślowski, qui, dans " Trois couleurs : rouge " fait se retrouver tous les personnages de sa trilogie dans le même bateau....
"Paris " , c'est aussi un grand numéro d'acteurs, depuis Romain Duris (l'injustement eternel oublié des "Césars ") à la toujours parfaite Juliette Binoche , qui incarne une assistante sociale mélancolique qui se métamorphosera avec l'amour, depuis Karin Viard, excellente en boulangère commerçante raciste et obséquieuse, à la très belle Melanie Laurent et à un Fabrice Luchini faisant du "Luchini".
Ce sont également de belles scènes , intimistes ou surréalistes, comme la réunion des assistantes sociales (où les égoïsmes et les rancoeurs de ces dames explosent) ou la visite des mannequins dans les Halles de Rungis; le strip-tease à la fois comique et tendre de Juliette Binoche, ou cette soirée où les personnages en quête d'amour que sont justement Juliette et son roméo Dupontel, manquent de succomber à d'autres sirènes avant de se (re)trouver le lendemain.
"Paris", c'est surtout un véritable hymne à la capitale : du Marché de Belleville à la Bibliothèque François Mitterrand, de la Sorbonne au Marché de Rungis, du cimetière du Père Lachaise aux bars, brasseries et bistrots parisiens, sans oublier l'inoubliable visite de fin, depuis un taxi parisien où l'inévitable taxi râleur ne cesse de ratiociner ....
L'envie nous vient alors, le désir me taraude ensuite, de renouer avec ces promenades urbaines qui ont si souvent marqué mes jeunes années, mes excursions à la Butte aux Cailles ou à Montreuil, deuxième ville malienne, dans l'entrelacs des rues de Josefstadt ou dans les prairies de Simmering, à la recherche de vestiges de l'art nouveau dans le quartier du Sergent Blandan, en quête d'exotisme dans les magasins de la Guillotière ou en remontant la rue Saint-Nicolas ...
www.lefilm-paris.com/
Nous sommes ainsi aller voir "Paris" , qui me paraît être un des très bon films français de cette année 2008. Nous apprécions, il est vrai, le cinéma de Cédric Klapisch, à la fois accessible mais non dépourvu d'ingéniosité et de trouvailles de mise en scène.
Ce dernier opus est une réussite, il est vrai que la seule bande annonce m'avait enthousiasmé, dés sa première diffusion sur le net (voir lien infra).
"Paris " est d'abord un film choral, où la caméra suit l'histoire de plusieurs personnages, et ces vies parallèles se croisent, parfois un moment, parfois de manière définitive. Pour ma part, j'aime beaucoup ce type de film, un peu comme les "Lelouch" de la grande époque, celle où il avait du talent et de l'ingéniosité, ou bien sûr ceux d'un de mes réalisateurs favoris, Krzysztof Kieślowski, qui, dans " Trois couleurs : rouge " fait se retrouver tous les personnages de sa trilogie dans le même bateau....
"Paris " , c'est aussi un grand numéro d'acteurs, depuis Romain Duris (l'injustement eternel oublié des "Césars ") à la toujours parfaite Juliette Binoche , qui incarne une assistante sociale mélancolique qui se métamorphosera avec l'amour, depuis Karin Viard, excellente en boulangère commerçante raciste et obséquieuse, à la très belle Melanie Laurent et à un Fabrice Luchini faisant du "Luchini".
Ce sont également de belles scènes , intimistes ou surréalistes, comme la réunion des assistantes sociales (où les égoïsmes et les rancoeurs de ces dames explosent) ou la visite des mannequins dans les Halles de Rungis; le strip-tease à la fois comique et tendre de Juliette Binoche, ou cette soirée où les personnages en quête d'amour que sont justement Juliette et son roméo Dupontel, manquent de succomber à d'autres sirènes avant de se (re)trouver le lendemain.
"Paris", c'est surtout un véritable hymne à la capitale : du Marché de Belleville à la Bibliothèque François Mitterrand, de la Sorbonne au Marché de Rungis, du cimetière du Père Lachaise aux bars, brasseries et bistrots parisiens, sans oublier l'inoubliable visite de fin, depuis un taxi parisien où l'inévitable taxi râleur ne cesse de ratiociner ....
L'envie nous vient alors, le désir me taraude ensuite, de renouer avec ces promenades urbaines qui ont si souvent marqué mes jeunes années, mes excursions à la Butte aux Cailles ou à Montreuil, deuxième ville malienne, dans l'entrelacs des rues de Josefstadt ou dans les prairies de Simmering, à la recherche de vestiges de l'art nouveau dans le quartier du Sergent Blandan, en quête d'exotisme dans les magasins de la Guillotière ou en remontant la rue Saint-Nicolas ...
www.lefilm-paris.com/
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