L'ecureuil n'est pas sympa !!!
Il a l'air sympa, ce petit écureuil dans les pubs en 3 D qui passent quotidiennement à la télé: il aide ses amis Oursons, chiens, et autres cochons qui à s'implanter dans la vie, qui à assurer son logement, et il fait même du bien à la planète, en favorisant la plantation d'arbres..
Mais c'est plutôt parmi les requins, les chacals et autres prédateurs que le petit animal à queue rousse devrait apparaître .
La Caisse d'Epargne, car c'est elle dont il s'agit à travers son imagerie traditionnelle, c'était en effet autrefois un établissement de crédit avec une fibre sociale, un minibus qui passait dans les campagnes et croisait ainsi celui du boucher ou le bibliobus, des livrets A, produits d'épargne populaire par excellence qui constituaient le gros des troupes des produits de la banque, c'était des files d'attentes longues comme un jour sans pain les lendemains de versement des prestations familiales, c'était enfin un mailliage territorial très développé, que seule La Poste parvenait à dépasser, pour des raisons évidentes liées à la double activité de cette dernière. C'était, et bien que régi par un mode coopératif, presque un service public, dans la droite ligne de l'esprit qui a présidé à leur création, en plein XIXème siècle afin de favoriser l'épargne, notamment dans les classes populaires. Les Caisses étaient alors hébergées dans de magnifiques immeubles d'obédience haussmanienne, et participaient à des manifestations comme la Journée mondiale de l'Epargne (d'ailleurs encore célébrée de nos jours en Allemagne par exemple, dixit "Karambolage" ) laquelle nous valait surtout de somptueuses cartes du monde ou d'Europe qui ornaient nos chambres...
Le mode de gestion du personnel, j'ose à peine dire "management" était un mélange de bureaucratie pour l'organisation de la structure hiérarchique et de "paternalisme" pour les prestations sociales dont bénéficiaient alors les salariés, avec quand même un embryon de culture d'entreprise.
Depuis une bonne quinzaine d'années, désormais , pour faire face à la mondialisation et au triomphe du capitalisme , la Caisse d'épargne est devenue une Banque comme les autres : politique commerciale agressive, fusion de caisses et suppression d'agences de proximité, managements par objectifs et pression commerciale sur les agents, désormais condamnés à vendre des SICAV, des PLA et des assurances (car, désormais la Banque fait de l'assurance et l'assurance fait de la banque) comme d'autres vendent des aspirateurs ou des encyclopédies; opacité des frais de tenue de compte .....
En moins de 20 ans, la Caisse d'Epargne est passée de Balzac ou Flaubert à Beigbeder et Breat Easton Ellis; etc'est aujourd'hui une des premières banques françaises. A quel prix ???
Une petite incidence pour conclure cette note : j'ai déjà exprimé, dans une note précédente, que l'émission "Capital" avait été une des seules à apporter un éclairage différent sur l'économie des sans-papiers. Et bien, elle a remis cela dans son émission sur le pouvoir d'achat. Entre des reportages sur le prix du pain et la tarification bancaire, les journalistes ont quasiment réduit à néant la crédibilité de la loi TEPA sur la défiscalisation des heures supplémentaires : complexité du dispositif, augmentation dérisoire des fiches de paie, modification des relations sociales dans l'entreprise qu'elle induit, pour une portée vraiment ridicule puisque les personnels à en bénéficier seront minoritaires.... Et si M 6 était la seule chaîne de gauche ? ( Canal + exceptée, la station favorite des parisiens bien-pensants étant cryptée une bonne partie de la journée !)
Mais c'est plutôt parmi les requins, les chacals et autres prédateurs que le petit animal à queue rousse devrait apparaître .
La Caisse d'Epargne, car c'est elle dont il s'agit à travers son imagerie traditionnelle, c'était en effet autrefois un établissement de crédit avec une fibre sociale, un minibus qui passait dans les campagnes et croisait ainsi celui du boucher ou le bibliobus, des livrets A, produits d'épargne populaire par excellence qui constituaient le gros des troupes des produits de la banque, c'était des files d'attentes longues comme un jour sans pain les lendemains de versement des prestations familiales, c'était enfin un mailliage territorial très développé, que seule La Poste parvenait à dépasser, pour des raisons évidentes liées à la double activité de cette dernière. C'était, et bien que régi par un mode coopératif, presque un service public, dans la droite ligne de l'esprit qui a présidé à leur création, en plein XIXème siècle afin de favoriser l'épargne, notamment dans les classes populaires. Les Caisses étaient alors hébergées dans de magnifiques immeubles d'obédience haussmanienne, et participaient à des manifestations comme la Journée mondiale de l'Epargne (d'ailleurs encore célébrée de nos jours en Allemagne par exemple, dixit "Karambolage" ) laquelle nous valait surtout de somptueuses cartes du monde ou d'Europe qui ornaient nos chambres...
Le mode de gestion du personnel, j'ose à peine dire "management" était un mélange de bureaucratie pour l'organisation de la structure hiérarchique et de "paternalisme" pour les prestations sociales dont bénéficiaient alors les salariés, avec quand même un embryon de culture d'entreprise.
Depuis une bonne quinzaine d'années, désormais , pour faire face à la mondialisation et au triomphe du capitalisme , la Caisse d'épargne est devenue une Banque comme les autres : politique commerciale agressive, fusion de caisses et suppression d'agences de proximité, managements par objectifs et pression commerciale sur les agents, désormais condamnés à vendre des SICAV, des PLA et des assurances (car, désormais la Banque fait de l'assurance et l'assurance fait de la banque) comme d'autres vendent des aspirateurs ou des encyclopédies; opacité des frais de tenue de compte .....
En moins de 20 ans, la Caisse d'Epargne est passée de Balzac ou Flaubert à Beigbeder et Breat Easton Ellis; etc'est aujourd'hui une des premières banques françaises. A quel prix ???
Une petite incidence pour conclure cette note : j'ai déjà exprimé, dans une note précédente, que l'émission "Capital" avait été une des seules à apporter un éclairage différent sur l'économie des sans-papiers. Et bien, elle a remis cela dans son émission sur le pouvoir d'achat. Entre des reportages sur le prix du pain et la tarification bancaire, les journalistes ont quasiment réduit à néant la crédibilité de la loi TEPA sur la défiscalisation des heures supplémentaires : complexité du dispositif, augmentation dérisoire des fiches de paie, modification des relations sociales dans l'entreprise qu'elle induit, pour une portée vraiment ridicule puisque les personnels à en bénéficier seront minoritaires.... Et si M 6 était la seule chaîne de gauche ? ( Canal + exceptée, la station favorite des parisiens bien-pensants étant cryptée une bonne partie de la journée !)
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